"Zéro Mika" : ramassage des sacs en plastique

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
Membre du personnel
à Hay El Fath de Rabat


Une campagne de propreté et de ramassage des sachets en plastique a été organisée, samedi à Hay El Fath à Rabat, par l'association El Fath pour l'environnement et le développement.

Initiée en partenariat avec le Conseil de la ville de Rabat et le Conseil de l'arrondissement de Yaacoub El Mansour, avec le soutien des sociétés délégataires du secteur de la propreté Averda et Derichbourg, cette campagne s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de l'association "Hay El Fath Hay Eco", qui coïncide avec la campagne nationale "Zéro Mika" menée par la Coalition marocaine pour la justice climatique, a indiqué le président de l'association, Mohamed El Ghattas.

Cette initiative a deux objectifs principaux, à savoir contribuer à la propreté du quartier à travers l’élimination des sachets en plastique, et sensibiliser les habitants aux dangers que représente cette matière pour la santé humaine ainsi que pour l’environnement, la faune et la flore, a expliqué M. El Ghattas dans une déclaration à la MAP à cette occasion.

Dans une déclaration similaire, Moulay Hafid Mousstaine, premier vice-président du conseil de l’arrondissement de Yaacoub El Mansour, a indiqué qu’en organisant avec les autres partenaires cette campagne de ramassage des sachets en plastique, le conseil donne la mesure de son "engagement dans la lutte contre ce fléau qui menace la sécurité environnementale de nos villes et de notre pays".

Le conseil soutient toutes les initiatives visant à protéger l’environnement et à assurer la propreté des quartiers, a-t-il souligné, ajoutant que des campagnes de ce genre sont menées à longueur d’année en collaboration avec les associations de la société civile.

Le projet "Hay El Fath Hay Eco", porté par l’association El Fath pour l'environnement et le développement, vise à transformer Hay Al Fath en un quartier urbain écologique moyennant des campagnes de propreté, de jardinage et de reboisement, de rationalisation de l'eau et de l'énergie, de tri des déchets domestiques et de compostage des déchets verts, outre des conférences, des ateliers de formation et diverses activités culturelles et sportives.

Il s’agit, à travers ce projet qui cible les habitants, les commerçants et professionnels et les établissements scolaires publics et privés, de réhabiliter les infrastructures et les espaces verts du quartier, promouvoir le concept de jardins communautaires, aménager des espaces pour le sport, l'art et la culture, préserver et développer la ceinture verte et promouvoir le concept du tri domestique.

L’organisation de cette campagne intervient au lendemain du lancement du week-end national de ramassage des sachets plastiques avec le soutien des autorités locales et la participation de nombreux bénévoles et acteurs associatifs.

Cette large action ouverte au public s’inscrit dans le cadre de l’opération "Zéro Mika", une initiative de la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC) visant la sensibilisation à l’impact des déchets plastiques sur la santé et l’environnement et la mobilisation pour leur ramassage.





Crédit photo : Campagne de propreté et de ramassage des sachets en plastique, le 25 juin 2016 à Hay El Fath (Rabat)
Menara avec map / . 25.06.2016
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/06/25/1957007-zéro-mika-ramassage-des-sacs-en-plastique-à-hay-el-fath-de-rabat.html
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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France : Ce qu’il faut savoir
sur la fin programmée des sacs en plastique


© FRED DUFOUR/AFP Sacs de caisse dans un supermarché, à Paris, en 2014.

Les sacs en plastique à usage unique et non biodégradables n’auront plus droit de cité à partir du 1er juillet. Etape essentielle en matière de protection de l’environnement, le combat pour leur disparition, mené par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, et prévu par la loi de transition énergétique pour une croissance verte votée le 19 août 2015, aura lieu en deux temps. Le 1er juillet, les sacs en plastique d’une épaisseur inférieure à 50 microns ne seront plus distribués aux caisses d’aucun commerce, ni sur les marchés. Les sacs à usage unique destinés à la pesée des fruits et légumes et à l’emballage des denrées alimentaires (viande, charcuterie, poisson, fromage, etc..) bénéficient d’un sursis jusqu’au 1er janvier 2017.

Après cette date, seuls les sacs bio-sourcés et compostables en compostage domestique pourront être utilisés. Parfois présentés à tort comme biodégradables, les sacs oxofragmentables – qui se fragmentent par oxydation – seront également interdits. Ils ne font en effet que se décomposer en minuscules granules de plastique sous l’action de la chaleur et de la lumière mais demeurent très polluants.

Pourquoi interdire les sacs à usage unique ?

Dix-sept milliards de sacs en plastique à usage unique sont encore consommés chaque année en France. Fabriqué en une seconde, un sac en plastique sert en moyenne durant seulement vingt minutes entre sa distribution chez le commerçant et son atterrissage dans la poubelle du consommateur. Et il met un à quatre siècles à se désagréger…

Selon le ministère de l’environnement, 75% des déchets en mer sont en plastique, 86% des espèces de tortues marines confondent les sacs en plastique avec des méduses et, en mer du Nord, les estomacs de 94% des oiseaux contiennent des fragments de plastique que ceux-ci ont pris pour du plancton. Au total, plus de 260 espèces animales sont touchées par la pollution au sac en plastique. Présent dans toute la chaîne alimentaire, le plastique termine donc dans nos assiettes.

Quelles alternatives ?

En dehors des traditionnels cabas en tissu ou poussettes de marché, seuls les sacs réutilisables – c’est-à-dire d’une épaisseur supérieure ou égale à 50 microns – donnés gracieusement ou facturés par les commerçants seront désormais autorisés. Ils sont constitués – pour tout ou partie – de matières bio-sourcées, c’est-à-dire composés à la fois de matières d’origine biologique comme l’amidon de maïs ou de pomme de terre) et de plastique, mais totalement dégradables.

Une teneur minimale en matières bio-sourcées sera obligatoire dès l’année prochaine et les années suivantes: 30% en-2017, 40% en-2018, 50% en-2020 et 60% en-2025.
A compter du 1er-juillet, ces emballages devront porter un marquage clair pour le consommateur. Il devra être indiqué sur les sacs compostables que ceux-ci peuvent être utilisés pour le compostage domestique, qu’ils peuvent faire l’objet d’un tri au sein d’une collecte séparée de bio-déchets, et qu’ils ne doivent pas être abandonnés dans la nature. La teneur en matières bio-sourcées devra également être précisée.

Pourquoi privilégier les sacs bio-sourcés ?

Les sacs fins en plastique, généralement produits en Asie, coûtent environ 0,5 centime pièce tandis que les sacs bio-sourcés reviennent à une poignée de centimes, mais ces derniers sont déjà fabriqués par des entreprises françaises et européennes. Le ministère de l’environnement souligne que le développement des plastiques bio-sourcés a déjà permis la création de 3000 emplois en France en matière de recherche et développement, dans le domaine de la culture des végétaux qui serviront de base aux matières premières, dans celui de la production de nouvelles résines composées de matière végétale et dans les usines fabriquant les produits bio-sourcés.

Quel destin pour les sacs bio-sourcés jetés à la poubelle?

Si votre commune dispose d’une collecte séparée des bio-déchets (matière organique), ces sacs pourront être placés dans le conteneur dédié. Si vous êtes adepte du compostage individuel, vous les intégrerez à votre compost. En l’absence de collecte séparée, le sac sera jeté dans le bac à ordures ménagères classique pour être enfoui ou incinéré.

Quelles sanctions en cas de non-respect de l’interdiction ?

Tout contrevenant peut être mis en demeure de respecter la réglementation. S’il n’obtempère pas, il est passible des sanctions administratives et/ou pénales prévues par l’article L. 171-8 du code de l’environnement.

Comment procèdent nos voisins ?

Les habitudes sont très variables d’un pays à l’autre. La Finlande, le Danemark ou l’Irlande ont par exemple déjà réduit leur consommation de sacs de caisse à usage unique à moins d’une trentaine de sacs par habitant et par an, tandis que les Français en consomment 80, et les Portugais et les Polonais plus de 400. Ces chiffres devraient toutefois diminuer, l’Union européenne ayant imposé aux Etats membres de rendre payants les sacs fins non biodégradables au plus tard au 31 décembre 2018, ou de prendre des mesures pour réduire leur consommation annuelle à 90 sacs par habitant et par an d’ici la fin 2019.

Le Maroc, pays organisateur de la COP22 du 7 au 18 novembre et dont chaque citoyen consomme en moyenne deux sacs en plastique par jour vient pour sa part de lancer une campagne intitulée «Zéro Mika» (plastique zéro).
En juillet, la production, l’importation, l’exportation, la vente et l’utilisation de sacs en plastique sera interdite sur son territoire sauf dans les secteurs agricoles et industriels, et à l’exception des sacs destinés à la collecte des ordures ménagères.





Le Monde - Patricia Jolly
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/science-et-techno/ce-qu’il-faut-savoir-sur-la-fin-programmée-des-sacs-en-plastique/ar-AAhOvAT

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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L'Koffa, un retour glorieux aux sources


"L'Koffa", ce panier traditionnel fait en osier ou en roseau tressés, semble avoir le vent en poupe, après l'interdiction des sacs en plastiques au Maroc.

Depuis l’adoption de la loi 77-15 portant interdiction de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation de sacs en plastiques qui vise à mettre un terme à un usage effréné des sacs en plastiques, nombre de citoyens optent pour L'Koffa, symbole d’authenticité et d’identité marocaine et une illustration de la créativité de nos artisans.

Pour nombre de femmes et d’hommes abordés par la MAP, le panier permettra de renouer avec les habitudes ancestrales et donner un coup de pouce à l’artisanat, particulièrement la vannerie.

Fatima-Zohra, responsable dans une société, vante les vertus de L'Koffa , une alternative qui respecte la nature et encourage le produit local.

"Personnellement, je préfère utiliser L'Koffa pour faire mes courses. Elle peut être utilisée à maintes reprises sans porter atteinte à la nature, contrairement aux sacs en plastiques jetables et nuisibles à l’environnement", dit Fatima-Zohra qui ne cache pas son admiration pour les nouveaux designs de ce produit artisanal.

"Je suis fascinée par le savoir-faire des artisans marocains, qui fabriquent ces magnifiques couffins colorés et bien décorés", dit cette jeune passionnée de l’écologie dans une déclaration à la MAP, évoquant avec enthousiasme sa contribution à plusieurs actions citoyennes dans le domaine, y compris la collecte des sacs en plastique.

Pour Samira, fonctionnaire, le marché et L'Koffa sont inséparables, juste comme "la Djellaba et les babouches", a-t-elle noté avant de confier qu’elle attendait avec impatience le jour de l’adoption d’une telle loi et sa mise en œuvre.

"J’ai toujours respecté les personnes qui utilisent L'Koffa au lieu des sacs en plastiques. C’est un acte civilisé qui reflète la conscience et le respect de l’environnement", enchaîne cette dame qui rêve de voir ce produit marocain envahir les marchés étrangers.

Quant à Hajja Fadila, femme au foyer, elle évoque L'Koffa avec nostalgie, affirmant que le sac en plastique est un intrus dans la société marocaine.

"Les sacs en plastiques ont fait leur apparition au Maroc à partir des années 70. Avant, on n’utilisait que les couffins pour les légumes et fruits, le papier pour viandes et poissons, et les «khabias» (cuves en argile) pour la conservation de certains aliments, dont le «smen» (beurre rance) ou «Lakhliî» (viande séchée)", dit-elle avec fierté.

Hajja Fadila va jusqu’à accuser ces sacs en plastique de tous les maux, qu’il s’agisse de maladies digestives, respiratoires ou de cancers.

De son côté, Kamal, étudiant de droit estime que le couffin traditionnel constitue une bonne alternative, sans toutefois cacher son inquiétude vis-à-vis de son prix qui connaitra sûrement une augmentation sensible.

Des sociétés ont déjà profité de ce contexte pour commercialiser des paniers dont la finesse, les couleurs et les formes ne peuvent laisser indifférent.

Des photos de paniers en paille, brodés de paillettes et tressés avec des feuilles de palmier et d'osier, envahissent les réseaux sociaux et courtisent les internautes les plus réticents aux achats en ligne avec leurs légendes parfaitement écrites et leurs propositions de livraison à domicile.

L'interdiction des sacs en matières plastiques, qui a pris effet vendredi 1er juillet, a laissé nombre de personnes perplexes sur la question des alternatives, mais une chose est sûre c'est que cette décision permettra certainement un retour au couffin, un retour glorieux aux origines et aux sources.





Menara.ma / 02.07.2016
http://www.menara.ma/fr/menara-mag/culture/2016/07/02/1960906-lkoffa-un-retour-glorieux-aux-sources.html

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Sacs plastiques : les Marocains
peinent à relever le défi


Des sacs en plastique | Ph: Archives

Les Marocains peinent toujours à relever le défi de l’éradication totale de ces sacs qui "survivent" encore sur le marché.

Trois mois après l'entrée en vigueur de la loi 77-15 portant interdiction de la fabrication, de l'importation, de l'exportation, de la commercialisation et de l'utilisation des sacs en matières plastiques et à la veille de la COP22 de Marrakech, les Marocains peinent toujours à relever le défi de l’éradication totale de ces sacs qui "survivent" encore sur le marché et de "l’acclimatation" avec une transition vers d’autres alternatives.

Malgré l’ampleur et l’efficience de la campagne d’information et de sensibilisation ayant accompagné la mise en œuvre de la nouvelle loi, les Marocains semblent toujours attachés à l’usage des sacs plastiques, dont les composantes sont à haut-risque et pour l’Homme et pour l’environnement.

Les sacs plastiques, qui ont envahi tous les foyers à travers une utilisation "hors-norme", ont placé le Maroc en tête des pays les plus consommateurs de ce couffin "nocif" à l’échelle planétaire avec des quantités incroyables. "Plus de 800 sachets par citoyen par an", selon la Coalition marocaine de la justice climatique (CMJC).

Hormis les grandes-surfaces et les franchises qui ont proposé des alternatives pour tous types de produits: barquettes pour fruits secs, épices et olives, papier cartonné pour pattes, fruits et légumes, papier aluminium pour poissons, papier pour viande et barquettes alimentaires en polystyrène pour poulet, dont le prix oscille entre 1 et 5 dirhams, les marchés non-structurés pâtissent encore d’une situation anarchique.

Il aura fallu une simple promenade dans un marché populaire pour se rendre à l’évidence de l’usage encore par certains vendeurs de sacs plastiques, tandis que d’autres, moins nombreux, ont opté pour des alternatives.

La circulation des sacs plastiques se justifie, selon des vendeurs, notamment par la rareté et le coût cher des alternatives qui dépasse parfois le pouvoir d’achat de certains consommateurs d’une part, et par le non-épuisement du stock et l’informel, d’autre part.

Malgré la forte mobilisation, l’éradication n’a pas atteint les objectifs escomptés, faute de suivi et d’accompagnement, a déclaré à la MAP Abderrahim Ksiri, membre du secrétariat de la CMJC, précisant que certains industriels ont daigné "reprendre la production des sacs plastiques en violation des dispositions de la loi 77-15", outre la contrebande qu’il a qualifiée de "massive" en provenance des deux présides marocains occupés de Sebta et Melillia. Ce phénomène a également contribué au maintien en vie des sacs plastiques, ce qui a permis à certains fraudeurs d’être en mesure de déjouer cette campagne de sensibilisation, d’inonder le marché marocain et de ressusciter les sacs plastiques, a confié M. Ksiri.
Si le Marocain commence d’ores et déjà à s’adapter à la nouvelle réglementation, il n’en demeure pas pour autant que "certaines parties ne souhaitent pas que notre pays adopte un mode de consommation et de production propre", a-t-il révélé, soulignant l’importance de développer et de généraliser les alternatives pour juguler ce fléau qui menace l’écologie autant que l’économie du pays.

Les Marocains sont appelés à privilégier et à encourager les alternatives, en raison de leurs vertus écologiques et sanitaires, a-t-il martelé, estimant que les prix des sacs plastiques sont en dégringolade. Certains acheteurs croient que les sacs plastiques qui leur sont remis sont "gratuits", alors que leur prix est initialement indexé dans le produit vendu, a-t-il averti.

Cette campagne simultanée, intégrée et évolutive contribuera, sans nul doute, à changer le comportement et un certain mode de vie des citoyens, à promouvoir un système de production et de consommation propres préservant les secteurs économiques, notamment le tourisme, l’agriculture et la pêche et à favoriser l’émergence et la consécration des alternatives réutilisables et recyclables.

L’opération "Zéro Mika", fruit d’un long processus ayant débuté en 1997 et renforcé en 2009-2010 avec l’interdiction des sacs plastiques noirs, avant qu’il ne soit couronné par l’adoption de la loi 77-15, est l’illustration de la volonté commune de tous les acteurs étatiques, privés et de la société civile d’œuvrer de concert pour relever le défi de l’éradication des sacs plastiques.

Approchée par la MAP, Laila, fonctionnaire et mère de deux enfants, a indiqué qu’au départ, elle avait du mal à s’adapter. "Faire des courses au début était difficile. J’oubliais souvent d’apporter un sac, ce qui m'obligeait à acheter un nouveau sac. Par la suite, j'ai appris à mettre toujours des sacs biodégradables de secours dans ma voiture ou dans mon sac à main", a-t-elle avoué.

Quant à Youssef, un Marocain résidant à l’étranger, il a salué cette initiative et s’est dit "fier" de voir son pays avancer à grands pas dans le domaine écologique. "En rentrant au Maroc pour y passer mon congé, j’ai appris avec satisfaction l’adoption de cette loi qui va mettre un terme à des décennies d’étouffement par les sacs plastiques", a-t-il dit.

Ces sacs "nous empêchaient de profiter de la beauté luxuriante de notre nature" et causaient une "pollution visuelle", a-t-il déploré, affirmant que la réussite de cette initiative demeure désormais tributaire de l’implication et de l’engagement sans faille de tout-un-chacun.

Les Marocains devront-ils privilégier les sacs plastiques, source principale de pollution durable et de destruction massive de l’environnement ou des alternatives réutilisables, biodégradables et recyclables ? La réponse ne mérite même pas quelques bribes de réflexion…



Menara.ma / MAP 11.10.2016
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/10/11/2025195-sacs-plastiques-les-marocains-peinent-à-relever-le-défi.html

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Le sac en plastique toujours en vie,
la lutte se poursuit


Sacs en plastique | Ph: Archives

Éradication, contrôle, accompagnement, sensibilisation... malgré tout ce qui a pu être entrepris au titre du fameux "Zéro Mika", beaucoup reste encore à faire.

N'est-il pas grand temps, un an après l’entrée en vigueur de la loi n° 77-15 instaurant l’opération "Zéro Mika", de maîtriser ce monstre qu’est le plastique ? D’ambitieuses campagnes gouvernementales ou associatives ont tenté, tant bien que mal, de venir à bout de cette matière.

Néanmoins, elle reste en vie. Un effort considérable a été déployé dans le cadre d’une approche globale: éradication, contrôle, accompagnement des entreprises lésées, mise en place d’alternatives et sensibilisation des consommateurs.

Et le bilan d’après une année, en chiffres, parle de lui-même. 6.800 tonnes de sacs ont été incinérées. 57 entreprises produisent déjà la solution alternative avec une capacité de production de près de 11 milliards de sacs (tissés, non tissés et en papier) par an. Près de 2.500 opérations de contrôle ont donné lieu à quelques 11.142 infractions et plus de 430.000 opérations de sensibilisation.

S’inspirant d’une vision écologique avant-gardiste, la "justice climatique" a dit son mot. Mais la sentence semble être en difficulté d’exécution. Les sacs continuent de circuler parmi nous. Le "Mika" trouve toujours preneur. Le consommateur marocain, trop habitué à cet outil bien nocif, qu’est le sac en plastique, a beaucoup de mal à s’en défaire même s’il a pris conscience du danger que cet outil représente pour l’environnement, donc pour sa santé, à plus ou moins brève échéance.

Force est de constater, dès lors, que malgré tout ce qui a pu être entrepris au titre du fameux "Zéro Mika", beaucoup reste encore à faire.

Il semblerait qu’il y ait besoin d’une prise de conscience plus grandissante chez un client "fidélisé" par une matière fatale.

Si nous y parvenons, alors le "Zéro Mika" pourra constituer l’acte de naissance d’une conscience environnementale nationale apte à barrer la route aux menaces, qui telles des épées de Damoclès, pèsent sur le devenir d’une Planète, et sur laquelle elles peuvent s’abattre à tout moment !

En étant conscients du danger qu’exercent ces sacs en plastiques sur l’environnement, et par conséquent sur notre existence même sur cette Terre nourricière, nous sommes contraints d’avoir le courage nécessaire pour déterminer les responsabilités de chacun d’entre nous dans le cadre d’une prise de conscience environnementale collective.

Il est question d’opérer un saut qualitatif dans la sphère de la responsabilité vis-à-vis des générations futures quant au legs environnemental que nous leur laisserions et que nous voudrions tous ou souhaiterions qu’il soit des plus sains et avantageux.

L’interdiction des sacs en plastique n’est pas chose aisée tant les intervenants sont nombreux et proviennent de toutes les franges de la société: industriels, petits fabricants informels, petits et grands commerçants, consommateurs…

Ces sacs en plastique, non biodégradables, sont devenus les symboles insupportables d’une société de consommation dite du "Jetable" qui, pour un acte si simple mais ô combien conséquent, met en danger toute la chaîne de la vie durant des siècles.

Les conséquences sur notre environnement d’un sachet en plastique, dont la durée de vie va de 100 à 400 ans, sont énormes puisqu’en touchant aussi bien la faune que la flore, elles mettent en péril la survie de tous les êtres vivants humains, animaux ou végétaux.

Au fond des océans, les sacs en plastique modifient les écosystèmes en empêchant le passage de la lumière indispensable à la photosynthèse des organismes végétaux et fortement nuisible au développement des plantes aquatiques.

Toutes ces parcelles de terre, toutes ces nappes phréatiques, de même que l’atmosphère, ainsi que toutes ces mers et ces océans, dont nous tirons la substance même de notre existence, se trouvent sous la menace du "monstre", qu’est le sac en plastique. En somme, si le "Mika" reste en vie, c’est notre vie à nous qui est menacée.




Menara.ma / MAP / 31.10.2017
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2017/10/31/2293028-zéro-mika-le-sac-en-plastique-toujours-en-vie-la-lutte-se-poursuit.html

 
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