Réforme des retraites :

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Benkirane se réunit avec les syndicats



Le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a tenu, mardi, une rencontre avec les représentants de quatre centrales syndicales.

La Commission nationale chargée de la réforme des régimes de retraite s'est réunie, mardi à Rabat, sous la présidence de Abdelilah Benkirane, et en présence de plusieurs ministres, acteurs économiques et centrales syndicales. Il s'agit de la deuxième réunion de ladite commission au cours de cette année après celle du 18 juin dernier.

S'exprimant à cette occasion, Benkirane a indiqué que cette réunion s'inscrit dans le cadre de la poursuite du dialogue et de la concertation avec les acteurs sociaux et économiques qui traite de l'un des plus grands chantiers sociaux portant sur l'avenir des générations présentes et futures.

Le Chef de gouvernement a, de même, tenu à rappeler que les travaux de cette commission, depuis sa création en 2004, ainsi que celle de la commission technique qui en relève, a parcouru plusieurs étapes qui, en fin de compte, ont permis de relever l'importance de prendre bon nombre de mesures urgentes à même de sauver la situation financière des régimes de pensions civiles, en sus de l'adoption d'une approche de réforme globale visant la création d'un système de retraite équitable à travers un rapprochement progressif des paramètres des régimes de retraite au Maroc.

"Une urgence impérieuse"

Les études actuarielles ainsi que le rapport de la Cour des Comptes, a poursuivi Benkirane, ont souligné que la révision de ce régime est d'une urgence impérieuse et suscite des préoccupations, ce qui nécessite de prendre des mesures urgentes, rigoureuses et audacieuses, l'objectif étant de sauver la situation financière et d'assurer la continuité des prestations.

Partant du souci du gouvernement qui veille à élargir la concertation, et conformément aux dispositions de l'article 152 de la Constitution, deux projets de loi relatifs aux régimes des pensions civiles, ont été soumis au Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui a exprimé son avis à leur sujet.

Dans ce sens, a-t-il ajouté, le Conseil a émis 15 recommandations reparties sur des recommandations portant sur le cadre général de la réforme, sur les mesures urgentes relatives au régime des pensions civiles, sur les mesures parallèles relatives aux autres régimes de retraite, ainsi que des recommandations concernant les mesures d'accompagnement.

Concernant les mesures d'urgence spécifiques au régime des pensions civiles, Benkirane a fait savoir que malgré l'adoption par le CESE des mêmes mesures proposées dans le cadre des deux projets de lois qui lui ont été soumis, à savoir l'augmentation de l'âge de la retraite, l'augmentation des cotisations et la révision de la procédure de calcul des pensions, les recommandations présentées par le Conseil dans ce cadre pourraient retarder de 5 ans et demi le déficit de ce système, tandis que les propositions du gouvernement tablent sur un retard de 8 à 9 ans.

Il a jugé insuffisante la période recommandée dans le rapport du Conseil pour la mise en place de deux pôles, public et privé, dans un cadre consensuel avec les acteurs économiques et sociaux, ainsi que pour la réalisation de la réforme globale escomptée.

Le Chef du gouvernement a également relevé l'impératif de créer un mécanisme susceptible d'élaborer le cadre général du système de retraite selon une feuille de route constituant une base pour un accord tripartite en vue de transiter du système actuel vers le nouveau système, dans le cadre d'une approche bipolaire public-privé.

Appel à poursuivre le dialogue social

Il a, dans ce cadre, appelé les commissions des deux secteurs à poursuivre le dialogue social, à reprendre leurs travaux dans le plus bref délai et à soumettre leurs rapports au comité national du dialogue social (CNDS).

Dans une déclaration à la presse avant le début de la réunion, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Meriem Bensaleh Chaqroun a souligné que cette rencontre discutera des positions des parties prenantes, mettant l'accent sur la nécessité d'accompagner la réforme qui concerne une part prépondérante de la population active, qui exerce dans le secteur public, et de trouver une "plateforme commune" pour la réforme de la retraite et non une "gestion commune".

S'agissant de la prolongation de l'âge de départ à la retraite, notamment pour certaines professions pénibles dans le secteur privé, où les travailleurs doivent bénéficier du départ à la retraite avant même d'atteindre l'âge de 60 ans, Bensalah Chaqroun a indiqué que cette catégorie d'employés doit faire l'objet d'un traitement spécial, comme il est de coutume dans plusieurs pays.

De son côté, le Secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, a relevé, dans une déclaration similaire, le caractère indissociable du dossier revendicatif élaboré par l'UMT, lequel ne peut faire l'objet de "sélectivité ou de traitement partiel" et comprend, notamment, l'adoption d'une approche participative en ce qui concerne la réforme des retraite, l'augmentation des pensions, l'amélioration des revenus, des salaires et des indemnités et la mise en oeuvre des termes de l'accord du 26 avril 2011, la protection des libertés syndicales, l'amélioration de la protection sociale et l'ouverture de négociations sectorielles, notant que la question des retraites n'est qu'un des points figurant au dossier revendicatif de la centrale syndicale.

Des propositions "sévères" mais non "sacrées"

Pour sa part, le Secrétaire général de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), Mohamed Yatim, a fait savoir que les propositions formulées par le gouvernement en vue de la réforme du régime des pensions civiles sont, certes, "sévères", mais non "sacrées" et peuvent faire l'objet de révision, estimant que l'avis du CESE a été "positif" et peut constituer une plate-forme pour parvenir à une formule consensuelle sur le régime des pensions civiles.

La réunion de la commission nationale chargée de la réforme du régime des retraites a débuté en présence du ministre de l'Economie et des finances, le ministre de l'Emploi et des affaires sociales, le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration et des représentants de quatre centrales syndicales, à savoir l'UMT, la Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT) et l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM).

Ont pris part également à cette réunion, les représentants de la Caisse marocaine des retraites (CMR), la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR) et du pôle Prévoyance à la Caisse de Dépôt et de gestion (CDG)-Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), ainsi que de la CGEM.







Crédit photo : Ph: Mahdi | Archives
Menara avec map / 02.12.2014 : 17h00
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2014/12/02/1483359-réforme-des-retraites-benkirane-se-réunit-avec-les-syndicats.html
 
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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Réforme des retraites:
2015, une année mi-figue mi-raisin


Épineuse, impérieuse et pressante, la réforme des caisses des retraites aura porté l’antagonisme social à son paroxysme entre le gouvernement d’une part et l’opposition et les syndicats de l’autre.

Épineuse, impérieuse et pressante, la réforme des caisses des retraites aura porté l’antagonisme social à son paroxysme entre le gouvernement d’une part et l’opposition et les syndicats de l’autre. Année de "vache maigre" ou de "grandes réalisations", 2015 reste sans nul doute une année de tous les tiraillements, celle d’un débat houleux et d’un dialogue "sans issue" ayant opposé un Exécutif convaincu à une opposition frustrée.

C’est dire si là où le gouvernement voit de véritables progrès dans le processus inéluctable de réforme des retraites, l’opposition et les syndicats trouvent improvisation et unilatéralisme. Une situation de polarisation qui se voit accentuée par la volonté irréversible du gouvernement d’aller jusqu’au bout dans la réforme des retraites et la détermination des principales centrales syndicales à faire feu de tout bois pour contrecarrer ces mesures, telles que conçues par le gouvernement.

Dans un entretien à la MAP, le ministre de l'Emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki, a affirmé que le gouvernement a adopté une approche participative, tout au long du processus de réforme des systèmes de retraite, basée sur la concertation et la consultation. Le projet de réforme, a-t-il précisé, a été élaboré et examiné au sein des commissions technique et nationale dans lesquelles sont représentées les principales centrales syndicales, ajoutant que la réforme des retraites a été inscrite aux rounds du dialogue social tenus entre le gouvernement et les partenaires sociaux et soumise au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour formuler son avis sur le projet proposé, et ce dans un cadre tripartite.

Par ailleurs, le ministre a rappelé que la déclaration gouvernementale vise à concevoir une réforme intégrée du système de retraite de façon à assurer son équilibre financier et sa pérennité et à élargir la base des bénéficiaires des régimes de retraite. Cette extension, qui concernera les professions libérales, le secteur informel, l’artisanat, l’agriculture, la pêche artisanale côtière et les coopératives..., vise également l’amélioration de la gouvernance de la gestion des caisses de retraite, de façon à en assurer l’efficacité, la rentabilité, la durabilité et la qualité de service, a expliqué M. Seddiki.

Dans ce sillage, le gouvernement, a-t-il souligné, devrait poursuivre la mise en œuvre de la réforme paramétrique du régime des pensions civiles malgré les contraintes, vu le caractère d’urgence et l’importance de la mise en place des dispositions nécessaires pour réduire le déficit et atténuer la crise qui va s’aggraver si aucune solution n’est adoptée. Le déficit technique enregistré en 2014 est de près d’un milliard de dirhams et l'épuisement des réserves est prévu à l’horizon de 2022, selon l'étude actuarielle du régime des pensions civiles, a relevé M. Seddiki.

Selon lui, la Commission nationale chargée de la réforme des régimes de retraite, qui s’est engagée dans une réforme progressive et intégrée du système de retraite, envisage, à court terme, de procéder à une réforme paramétrique, d’où la nécessité de prendre des mesures urgentes pour faire face au problème du déséquilibre financier du régime des pensions civiles géré par la Caisse marocaine des retraites (CMR).

Il s’agit par la suite, a-t-il poursuivi, de mettre en place un système de retraite bipolaire : Un pôle public regroupant la CMR et le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR), et un pôle privé regroupant la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR).

Le projet de réforme paramétrique proposé touchera notamment à l’âge de départ à la retraite, au taux de cotisation, au salaire de base pour le calcul de la pensionn ainsi qu'au ratio d’annuité, a fait savoir M. Seddiki, pour qui le CESE a exprimé un avis très intéressant en ce sens sur ladite réforme qu’il convient de prendre en considération.

Paradoxalemnt, alors que le gouvernement se prévaut de progrès notables, les principales centrales syndicales fustigent des "approches unilatérales" qui sapent les acquis de la classe ouvrière.

Interrogé par la MAP au sujet du bilan 2015 de la réforme des retraites, le secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, a évoqué "une année blanche" sur le plan social en général.

L’UMT ne s’oppose pas à la réforme, mais elle est plutôt soucieuse de contrecarrer toute tentative d’appliquer des mesures réformistes au détriment des acquis et des intérêts des salariés, a-t-il expliqué, faisant état de la détermination de ces derniers à se dresser contre "l’amenuisement des prestations des retraites, l’exclusion de la perception des syndicats et les tentatives d’affaiblir le mouvement syndical qui joue un rôle important dans la cohésion sociale et la stabilité du pays".

L’UMT, qui a observé le 10 décembre une grève aux côtés de la Confédération démocratique du travail (CDT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Fédération démocratique du travail (FDT), recommande essentiellement de prendre en compte la pénibilité du travail, de faire en sorte que le prolongement de la durée du travail soit facultatif et que cette réforme englobe toutes les caisses, notamment dans le secteur public, a-t-il fait valoir.

Pour M. Moukharik, l’année 2015 ne peut être qualifiée autrement que de "négative" pour la classe laborieuse, citant gel des salaires, atteinte aux acquis de la classe ouvrière et affaiblissement du pouvoir d’achat, entre autres.

"Le gouvernement n’en finit pas de violer les conventions et principes liés aux libertés syndicales, qui sont un droit constitutionnel", a ajouté M. Moukharik, précisant, à titre d’exemple, que le gouvernement n’a encore rien fait pour réduire l’impôt sur le revenu, "très élevé", et pour parer aux violations du code du travail au sein des entreprises.

Ceci dit, force est de constater que le gouvernement semble déterminé à poursuivre sa réforme sociale dans sa globalité, au grand dam des syndicats qui avaient annoncé une série de sit-in et de protestations contre les approches du gouvernement. L’année 2016 s’annonce donc rude pour toutes parties sur le plan social, qui constituera certainement le cheval de bataille des prochaines échéances, notamment législatives.




MAP / Khalid Attoubata . 17.12.2015 : 11h06

http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2015/12/17/1777496-réforme-des-retraites-2015-une-année-mi-figue-mi-raisin.html
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Le gouvernement veut relever l’âge de la retraite
à 63 ans en 2019


Des personnes âgées au Maroc | Ph: Archives

Le projet de réforme des régimes de retraite présenté par le gouvernement propose de relever progressivement l’âge de départ à la retraite à 63 ans à l’horizon 2019


C'est ce qu'a indiqué mardi le Chef du Gouvernement, Abdelilah Benkirane.

La réforme globale des régimes de retraite s’articule autour de deux étapes complémentaires et le gouvernement propose dans le cadre de la première étape de relever l’âge de départ à la retraite à 61 ans à partir du 1er janvier 2017, puis à 62 ans à partir du 1er janvier 2018 et à 63 ans à partir du 1er janvier 2019, a précisé M. Benkirane.

Benkirane répondait, devant la Chambre des Représentants, à deux questions sur ''la réforme des régimes de retraite'' présentées par les groupes de la Majorité et le groupe Istiqlalien de l’unité et l’égalitarisme, lors de la séance mensuelle relative à la politique générale du gouvernement.




MAP / 23.12.2015 : 09h24

http://www.menara.ma/fr/2015/12/22/1781706-réforme-des-régimes-de-retraite-le-gouvernement-propose-de-relever-progressivement-l’âge-de-départ-à-la-retraite-à-63-ans-en-2019.html
 

Maximum

Citoyen
On nous raconte que la réserve des caisses de retraite serait épuisée à court terme .. Ok
Le simple citoyen lambda que je suis se poserait normalement une question simple et même simpliste : Ou sont partis les milliards versés par les contribuables/ Fonctionnaires/ salariés / et autres adhérents à ces caisses durant des années ? Mchaw ? mab9a walou ?
La solution facile serait de pénaliser ces pauvres gens en fermant les yeux sur les Grands Moufsidines qui avaient "épuisés" ces caisses
On parle de combattre ri3 et le fassad ..mais aux dépend de ce peuple soumis et amorphe ! Pourquoi ne pas renflouer ces caisses par l'argent volé par les Grands Moufsidines et laisser le pauvre peuple tranquille ? Baraka mn zyadate li 9ahrouh meskine ...
Khal3ou sba3..dar f dba3
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Retraites:
les syndicats dénoncent une décision "irréfléchie"


Quatre centrales syndicales ont dénoncé la tentative du gouvernement d'imposer le fait accompli dans la réforme des retraites, lui imputant la responsabilité des "incidences graves" qui s'ensuivront.

L'Union marocaine du travail, la Confédération démocratique du travail, l'Union générale des travailleurs au Maroc et la Fédération démocratique du travail ont rendu public un communiqué conjoint pour prévenir le gouvernement contre l'inconséquence d'imposer ce qu'il considère comme "réforme", et de n'en faire qu'à sa tête par rapport à une décision qui aura un impact négatif sur le destin de l'ensemble des fonctionnaires et salariés, suite à l'inscription du dossier de la retraite à l'ordre du jour du conseil de gouvernement de ce jeudi.

Ces mêmes syndicats se sont indignés devant l'indifférence du gouvernement face aux propositions et recommandations du corps syndical, tenant l'Exécutif pour responsable de la détérioration de la paix sociale à cause de son "entêtement et son insistance pour éliminer le mouvement syndical et à compromettre le dialogue social".

Selon le communiqué conjoint, l'inscription du dossier de la retraite à l'ordre du jour du conseil du gouvernement de ce jeudi constitue "un acte provocateur et une méthode rejetée dans le traitement d'une question intéressant une large frange de la société, en l'occurrence les fonctionnaires de la fonction publique".

"Ce procédé est également de nature à aggraver la situation sociale et à exposer la paix sociale à de sérieuses menaces", ajoute-on.

Les quatre syndicats ont, de même, réitéré leur rejet "catégorique et de principe" de toute réforme des régimes de retraite, opérée aux dépens des salariés et adhérents et visant à relever l'âge du départ à la retraite, à augmenter les prélèvements ou encore à réduire les pensions.

Le communiqué dénonce ainsi une décision "irréfléchie" qui acculera le mouvement syndical à l'escalade et à l'application intégrale de son programme d'action, à travers de nouvelles formes de protestation pour faire face aux décisions impopulaires du gouvernement qui privilégie l'insouciance et la fuite en avant".

Les centrales syndicales ont appelé ainsi à continuer à user de tous les moyens pour réaliser les revendications légitimes et justes de la classe ouvrière.

Ils ont aussi invité toutes les forces vives du pays, partis politiques, société civile et organisations des droits de l'Homme, à "se tenir aux côtés de la classe ouvrière marocaine et à appuyer ses positions légitimes et justes", appelant cette dernière à se mobiliser davantage et à se préparer à toutes les formes de militantisme pour défendre ses droits et prémunir ses acquis".





Menara.ma / MAP : 08.01.2016
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/01/08/1793057-retraites-les-syndicats-denoncent-une-décision-irréfléchie.html
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Réforme des retraites: le gouvernement
"ouvert à toute modification"


Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi | Mahdi

Un nouveau round du dialogue social avec les syndicats sera annoncé prochainement, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

"Le gouvernement demeure ouvert à toutes les modifications à même de réaliser les objectifs de la réforme escomptée des régimes de retraite, dans le cadre du Parlement", a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

En réponse à une question lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, M. El Khalfi a souligné que "le gouvernement demeure ouvert à toute modification positive permettant de réaliser les objectifs de la réforme et en même temps améliorer son cadre légal dans le cadre du Parlement".

Le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, reste attaché au dialogue social, a souligné le ministre indiquant que la date d’un nouveau round du dialogue social avec les syndicats sera annoncée prochainement.

Cette réforme permettrait de garantir les pensions d’environ 400.000 retraités à l’horizon 2022, tout en accompagnant la réforme par des mesures sociales au profit des familles.





MAP / 01.04.2016 09h44
http://www.menara.ma/fr/2016/03/31/1875236-réforme-des-régimes-de-retraite-le-gouvernement-demeure-ouvert-à-toute-modification-dans-le-cadre-du-parlement-el-khalfi.html
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Dialogue social :
Les syndicats menacent de reprendre la protestation


Noubir Amaoui (SG de la CDT), Miloudi Moukharik (SG de l'UMT)
et Abderrahmane Azzouzi (SG de la FDT) | Ph: Mahdi

Les syndicats ont réitéré leur attachement au cahier revendicatif de la classe ouvrière et décidé de poursuivre leur action militante, en "faisant endosser l’entière responsabilité" au gouvernement.

Dans un communiqué conjoint, l'Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Fédération démocratique du travail (FDT) et le Syndicat national de l'enseignement supérieur ont exprimé leur étonnement face à la démarche du gouvernement qui tente de soumettre les projets de loi relatifs à la réforme du régime de retraite à la Commission des finances à la Chambre des conseillers, en "violation flagrante" de l'accord conjoint entre le gouvernement et le mouvement syndical qui stipule des négociations sur une réforme globale des caisses de retraite dans le cadre des rounds du dialogue social.

"Face à l'absence de réactivité de la part du chef du gouvernement" vis-à-vis du dernier mémorandum revendicatif qui lui a été adressé, la coordination syndicale a fait part de son attachement à une négociation tripartie de nature à déboucher sur un accord équitable pour la classe ouvrière marocaine, "dénonçant les manœuvres gouvernementales" tendant à faire passer la "prétendue réforme" des régimes de retraite sans toutefois respecter son engagement sur la négociation autour de la réforme globale dans le cadre du dialogue social.

Les centrales syndicales ont, en outre, exprimé leur rejet de l’offre du gouvernement qu'elles ont qualifiée de "piètre", malgré toutes les propositions pratiques présentées par le mouvement syndical lors des réunions de la Commission tripartite de négociation, déplorant le traitement "négatif" réservé aux dialogues sectoriels et la "volonté intentionnelle du chef du gouvernement de bloquer le dialogue" avec le syndicat national de l'enseignement supérieur, ajoute le communiqué.

Les syndicats, indique la même source, "font endosser au gouvernement l’entière responsabilité de toute éventuelle détérioration de la situation sociale, en raison de son indifférence face aux revendications justes et légitimes de la classe ouvrière", annonçant leur décision de poursuivre leur action militante sous toutes ses formes.

Les centrales syndicales ont appelé, dans ce sens, la classe ouvrière à davantage de mobilisation afin de faire face à "l'entêtement du gouvernement" et pour défendre leurs droits et préserver les acquis.

Les centrales syndicales ont tenu, jeudi, une réunion au siège central de la CDT, consacrée à l'examen des derniers développements du dialogue social et du dossier revendicatif de la classe ouvrière.




Menara.ma / 20.05.2016
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/05/20/1922289-dialogue-social-les-syndicats-menacent-de-reprendre-la-protestation.html
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Je sais que ça ne va pas plaire à certains, mais je voudrai bien savoir à quand la réforme à la tête de ces syndicats ?
Il faudrait qu'ils impliquent un peu la génération montante et qu'on nous la présente !
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Deuxième chambre :
La réforme des retraites adoptée en commission


La Commission des finances, de la planification et du développement économique à la Chambre des conseillers a adopté, lors d'une réunion lundi, des projets de lois relatifs à la réforme des retraites.

Il s’agit notamment du projet de loi 71-14 modifiant et complétant la loi 011-71 instituant le régime de pensions civiles et du projet de loi 72-14 fixant la limite d’âge de retraite des fonctionnaires et agents d’État, des municipalités et des établissements publics affiliés au régime des pensions civiles.

Il est également question du projet de loi 95.15 modifiant et complétant la loi 013.71 du 30 décembre 1971 instituant le régime des pensions militaires, ainsi que le projet de loi 96.15 modifiant et complétant le dahir chérifien portant loi 1.77.216 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) portant création d'un Régime collectif d'allocation de retraite.

L’ensemble de ces projets de loi a été présenté par le ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des finances, chargé du Budget, Driss El Azami El Idrissi, et le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l'administration, Mohamed Moubdi.

Un amendement proposé par plusieurs groupes concernant le régime des pensions civiles et portant sur l’âge de retraite fixée à 63 ans a été acceptée, que le gouvernement avait proposé d’atteindre sur trois ans (61, 62, 63), a indiqué M. El Azami dans une déclaration à la MAP à l'issue de la réunion, expliquant que cet amendement exige l'adoption d'une approche progressive dans la détermination de l'âge de départ à la retraite, désormais établi sur six ans au lieu de trois.

M. El Azami a souligné que les textes approuvés poursuivront la voie législative à travers leur présentation en séance plénière à la Chambre des conseillers avant de les soumettre à la Chambre des représentants.

Pour sa part, M. Moubdi a relevé que la discussion au sein de la Commission "a été caractérisée par la responsabilité et le sérieux", louant "la contribution des membres de la Commission dans l’amélioration des textes soumis".

L’acceptation du gouvernement des amendements apportés par les membres de la Commission "reflète son ouverture et son interaction positive avec le dialogue", a-t-il estimé, soulignant que "le but ultime est de réformer le statut des caisses de retraite au profit des salariés et des retraités".

Cette réunion a été marquée par le retrait des représentants de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de l’Union marocaine du travail (UMT).





Menara.ma / 27.06.2016 22h34
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2016/06/27/1958362-deuxième-chambre-la-réforme-des-retraites-adoptée-en-commission.html
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
Membre du personnel
"""Cette réunion a été marquée par le retrait des représentants de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de l’Union marocaine du travail (UMT)."""

Encore une manif ou grève en perspective ??? :p
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Retraites: la Cour des comptes
recommande une "réforme profonde"


Des personnes attendent de pouvoir retirer leur pension de retraite aux guichets | Ph: Archives

La Cour des comptes a recommandé à la Caisse marocaine des retraites (CMR) d'engager une réforme profonde pour pouvoir assurer la viabilité du régime des pensions civiles.

Dans son rapport sur la CMR publié mardi, la Cour des comptes invite la Caisse marocaine des retraites à s'orienter vers la création d’un pôle public, de manière à asseoir une convergence vers un régime public viable et pérenne et à unifier les règles de liquidation des pensions dans l’ensemble du secteur public.

Elle recommande également à la CMR de s’orienter vers une tarification des prestations qui tienne compte de l’évolution démographique, sociale et économique que connait le pays et à opter pour un taux de remplacement "raisonnable" avec un traitement approprié au profit des populations à faible revenu.

La CMR a été aussi priée d'opter pour le service des pensions à l’âge légal de départ à la retraite, à s’acheminer vers un système de retraite plafonné avec l’introduction, autant que possible, d’une part de capitalisation afin que le poids de la retraite ne soit pas entièrement porté par les générations futures.

Instituer des mécanismes de pilotage adaptés en vue de remédier aux sources du déséquilibre de manière appropriée et en temps opportun, figure également parmi les recommandations faites par la Cour à la CMR.

Pour réunir les chances de succès de la réforme, la Cour des comptes souligne que celle-ci doit être engagée dans le cadre d’un dialogue élargi auquel prendraient part toutes les parties prenantes.

La réforme devrait également s’inscrire dans une logique de progressivité visant à implémenter la réforme par étapes, selon une feuille de route qui pourrait faire l’objet d’une loi-cadre, ajoute la même source, qui souligne la nécessité de préserver les droits acquis avant la mise en œuvre de la réforme, de préserver le pouvoir d’achat des couches sociales les plus vulnérables et de tenir compte de la pénibilité de certaines activités.

La Cour des comptes a mené une mission d'évaluation du régime des pensions civiles de la CMR suite à la demande du président de la Chambre des conseillers dans le cadre de l’article 148 de la Constitution.

Cette mission dont le travail a duré près d'une année, a notamment examiné le diagnostic et les réformes du régime des pensions civiles, l’investissement et la gestion des réserves et la gouvernance de la Caisse et les frais de gestion.



Menara.ma / 08.11.2017
http://www.menara.ma/fr/actualités/maroc/2017/11/08/2299390-retraites-la-cour-des-comptes-recommande-une-réforme-profonde.html

 
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