Quand l’Homme décime l’habitat des animaux d’Afrique

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
Membre du personnel

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Depuis 15 ans, le photographe britannique Nick Brandt documente la disparition de la vie sauvage en Afrique. Anciennement réalisateur de vidéoclips pour Michael Jackson, Moby ou encore Jewel, Nick Brandt décide de tourner le dos à l’industrie du divertissement en 2001. Il s’envole alors pour l’Afrique avec l’ambition de créer une trilogie d’œuvres illustrant la lente destruction de la faune. Son dernier projet, intitulé «Inherit the Dust», l’emmène aux endroits où il avait photographié des animaux quelques années plus tôt et révèle une bien triste vérité.

Afin d’illustrer la gravité de la situation, Nick Brandt a décidé de placer ses photos grand format aux endroits exacts où il les avait prises. Pour ce faire, lui et son équipe de 20 personnes se sont retrouvés au beau milieu de paysages couverts d’usines ou de décharges où ils ont installé d’immenses portraits d’éléphants, de girafes et autres animaux.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

«C’était une façon efficace de montrer au monde la dystopie que nous sommes en train de créer.» Le photographe a fait imprimer ses photos en Californie sur des panneaux de bois et d’aluminium de 9 mètres de haut avant de les faire transporter jusqu’en Afrique. Il a ensuite organisé le montage de ces panneaux aux endroits voulus, travaillant avec son équipe sous une chaleur étouffante.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Si l’installation n’était pas une mince affaire, le plus difficile restait d’attendre l’arrivée des nuages parfaits afin d’avoir la bonne lumière et la bonne atmosphère pour la photo. Tous les détails étaient si précis que le projet s’est étalé sur plus de quatre mois.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Le résultat a fini par déconcerter Nick Brandt lui-même. «C’était pire que ce que j’avais imaginé. Je craignais d’exagérer la situation, mais au final, ces photos ne représentent même pas le niveau de dystopie atteint»


© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Ces images affligeantes d’animaux installées au beau milieu de décharges, d’usines et de carrières, sont parvenues à provoquer une prise de conscience à travers tout le continent sur la gravité du problème de destruction de l’habitat.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Certaines images, comme celle-ci du chimpanzé assis devant un ruisseau d’eaux usées fétides, souligne le calvaire des animaux qui vivaient librement sur ces terres il y a peu. Cette juxtaposition dramatique est à la fois une célébration de la vie sauvage africaine et une représentation de la regrettable responsabilité des humains dans sa décimation.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

D’autres images, comme celle-ci, montrent que les hommes souffrent également de cette rapide urbanisation. «Les animaux n’en sont pas les seules victimes», explique Nick Brandt. «J’espère que nous avons démontré que les êtres humains souffrent également de la dégradation de l’environnement.»

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Cette série de photos ne fait pas que documenter l’état de l’habitat des animaux, elle sert aussi à sensibiliser le monde pour inspirer des changements de pratiques et sauver ces animaux d’une probable extinction.

© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

L’exposition «Inherit the Dust» de Nick Brandt se tient actuellement à New York et voyagera entre autres à Londres, Berlin et Paris dans les semaines à venir. Pour connaître le calendrier des expositions dans le monde, rendez-vous sur la page officielle de Nick Brandt.


© Nick Brandt, Courtesy Atlas Gallery

Le livre Inherit the Dust a été publié par la maison Edwynn Houk Editions (2016) et distribué par D.A.P. en Amérique du Nord et par Thames & Hudson dans le reste du monde.





 
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