La maladie de Lyme

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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l'épidémie qui vient ?


Etre mordu par une tique, c'est banal pour qui cueille ses champignons en forêt. Perchée sur une herbe haute, elle plante ses crocs et déverse ses bactéries sous la peau. Or quelques uns de ces acariens, ceux porteurs de la bactérie
Borrelia, transmettent une pathologie grave, la maladie de Lyme. Une infection affectant le cerveau, le cœur, le système immunitaire... et qui est pourtant encore très mal connue.

Voilà qui a le don d'hérisser le poil du Prix Nobel de médecine Luc Montagnier, qui pointe une "totale ignorance sur le sujet". "Il est lamentable que les pouvoirs publics et les autorités de santé n'aient pas une politique cohérente sur la maladie de Lyme", martèle le codé-couvreur du sida lors d'un colloque organisé ce dimanche à Strasbourg.

Une polémique vive

Mêlant plus de 70 symptômes, le diagnostic de la maladie de Lyme est très difficile à poser. Quant aux tests sanguins employés, ils sont extrêmement controversés. Détectée trop tard, cette affection peut entraîner des troubles neurologiques graves, irréversibles et handicapants. Résultat, les polémiques sont vives entre les malades qui s'estiment lésés et les autorités médicales qui assurent se plier aux règles.

Chaque année, selon le décompte officiel, plus de 27 000 personnes sont touchées sur le sol français. Cette estimation est avalisée par le Centre national de référence (CNR) des Borrelia, situé à Strasbourg, mais contestée par l'association Lyme sans frontières, qui regroupe les malades en colère. Cette dernière estime que le nombre de personnes atteintes est "dix fois plus" important.

Le "déni" des autorités

C'est une véritable guerre des chiffres. Les associations sont suspectées de gonfler les leurs. Mais, rien qu'en Allemagne, l'estimation basse est de 500 000 nouveaux cas par an... soit 19 fois plus qu'en France! Ce hiatus, moins prégnant en Alsace, l'une des régions les plus touchées, dévoile le gouffre entre les méthodes de diagnostic des deux côtés du Rhin. Qu'à cela ne tienne: les responsables sanitaires sont accusés de "déni" et d'"omerta".


© INVS
La répartition de la maladie de Lyme en France selon l'Institut de veille sanitaire en 2013. INVS

"En France, les autorités restent discrètes et des responsables sanitaires continuent de classer cette pathologie comme une 'maladie rare'", arguent le journaliste Robert Lenglet et la réalisatrice Chantal Perrin dans L'affaire de la maladie de Lyme (Actes Sud, 2016), une enquête fouillée sur la pathologie.

Y est reproché aux autorités médicales de sous-estimer l'ampleur de la maladie. "Pareille attitude abandonne de nombreux malades aux erreurs de diagnostic et à l'errance médicale", écrivent les auteurs. Ils jettent une lumière crue sur les enjeux qui enveloppent la borréliose: "Tests déficients, formation médicale insuffisante, attribution des crédits à des secteurs plus lucratifs, déni des autorités et intimidations contre les médecins et les chercheurs..."

Des dépistages controversés

Pour les autorités, une prise d'antibiotiques guérit le plus souvent de la pathologie. Encore faut-il la détecter convenablement alors qu'elle est aussi l'objet de tests défectueux. Les faux négatifs et les tests biaisés pullulent. Seul diagnostic biologique couramment employé en France, le test Elisa détecte les anticorps lors d'un prélèvement sanguin. Or certains patients infectés ne développent pas ces anticorps.

"La sérologie des patients n'est pas fiable", explique à L'Express le professeur Christian Perronne, vice-président de la Fédération française contre les maladies vectorielles à Tiques. En pointe dans le combat contre Lyme, il dirige le service de maladies infectieuses à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine). "Les Borrelia, on ne s'en débarrasse pas avec quatre mois d'antibiotiques. Sous des formes persistantes, elles se réveillent par cycles."

Des souches de la bactérie difficiles à détecter

Ces dépistages sont l'un des terrains-clé sur lesquels s'écharpent les spécialistes. De plus en plus de souches de la borrélie de Lyme sont découvertes. Toutes pourtant n'entrent pas dans le radar d'Elisa, qui ne teste le patient qu'avec trois espèces de bactérie.

"Il y a des antigènes dominants qui croisent entre les espèces" de bactéries, affirme toutefois à Rue89 Strasbourg le professeur Benoît Jaulhac, ardent défenseur des tests sanguins de type Elisa. A la tête du Centre national de référence (CNR) des Borrelia dans la ville alsacienne, il a réalisé des travaux d'expertise pour les laboratoires bioMérieux (groupe Sanofi), l'un des leader français sur le marché des tests Elisa. A L'Express, il précise que "les tests Elisa sont utilisés de façon inadaptée".

"En réalité, il y a très peu de réactions croisées entre les espèces de Borrelia", le contredit Christian Perronne, qui fustige les "sornettes" du CNR. Pour l'heure, plusieurs études, dont celle du docteur Liesbeth Borgermans, indiquent que le test Elisa ne détecte que 30 à 50% des malades. Est souvent cité en contrepoint le test allemand Elispot, plus sensible, car il interroge la mémoire des lymphocytes.

Des test "mal calibrés"

Les recommandations européennes (de l'EUCALB) reposent sur l'idée que Lyme est une maladie rare. De fait, "les populations ayant servi à calibrer les tests n'ont jamais été définies correctement", assure le professeur Perronne, comme l'a relevé la revue Médecine et maladies infectieuses. "Il faut abandonner les sérologies [de type Elisa] dans le domaine des borrélioses et des co-infections, puisqu'on est incapable de les calibrer. Il faut revenir à des méthodes de diagnostic direct."

Des diagnostics directs... comme la méthode clinique. Quelques jours après la morsure, il apparaît souvent une éruption cutanée rouge, qui se déplace en grandissant, ce qu'on appelle un érythème migrant. Entre 44 et 70% des patients le développent et beaucoup de médecins pourraient la détecter... Mais beaucoup la confondent avec une piqûre de moustique.

Une maladie chronique

Du côté de ceux qui contredisent l'approche officielle, le plus urgent est de reconnaître que la borréliose de Lyme peut dégénérer et devenir chronique. "Les scientifiques et les médecins n'ont pas beaucoup l'habitude de maladies chroniques de longue durée qui soient induites par des bactéries", explique à L'Express le professeur Luc Montagnier. Ce qui bloque aussi les détections. Les tests en vigueur "sont moins efficaces quand la réponse immunitaire a décliné, en particulier dans la phase chronique".

Colossal, le nombre de symptômes provoqués par la maladie n'aide pas à sa reconnaissance. "Il y a une sous-estimation du diagnostic de la maladie qui tient en partie au fait qu'il y a peu de symptômes spécifiques", abonde encore le scientifique. Arthrose, fièvre, sautes d'humeur, palpitations cardiaques... Tous ne se sont pas concomitants, certains ne se déclencheront jamais.

Symptômes multiples ou maladie "fourre-tout" ?

"Ce qu'on appelle 'forme chronique' de la maladie de Lyme, c'est devenu un fourre-tout, on met beaucoup de choses à l'intérieur, sans savoir si c'est réellement dû à Borrelia", soupire le professeur Benoît Jaulhac du centre de référence sur Lyme. Pour le docteur Pierre Kieffer, du CHU de Mulhouse, certaines douleurs ont même une "composante psychologique". Dans un rapport paru en 2014, le Haut conseil de la Santé publique évoque des symptômes "post-Lyme" ou "Lyme-like", "d'autant plus difficiles à comprendre qu'ils seraient parfois améliorés par les antibiotiques".

Reste qu'avec la multiplication des symptômes sans cause apparente, de nombreux patients, parfois cloués dans un fauteuil roulant, sont "baladés" de médecin en médecin, et parfois traités d'hypocondriaques, selon les membres de "Lyme sans frontières". Les condamnant à l'errance médicale durant des années.





Crédit photo : © Lennart Tange/Flickr
La tique est la principale responsable de la transmission de la maladie de Lyme.
L'Express - Paul Conge - Il y a 45 minutes
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-maladie-de-lyme-lépidémie-qui-vient/ar-AAho4Da#image=2

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Maladie de Lyme

La maladie de Lyme, ou « borréliose de Lyme », est une maladie bactérienne qui touche l'être humain et de nombreux animaux (zoonose). La bactérie responsable de l'infection est une borrélie, et plus précisément Borrelia burgdorferi. La maladie est caractérisée par une grande diversité (génétique, épidémiologique, clinique et diagnostique) car multiviscérale (pouvant affecter divers organes) et multisystémique, pouvant toucher divers systèmes.

Elle évolue sur plusieurs années ou décennies, en passant, d'un point de vue très théorique, par trois stades. En réalité ceux-ci sont plus ou moins différenciés, parfois entrecoupés de périodes de latence. Ils peuvent se chevaucher pour certains symptômes. Non soignée et sans guérison spontanée au premier stade, après une éventuelle phase dormante, cette maladie peut à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains, de manière aiguë et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients et finalement conduire à des handicaps physiques et mentaux. Des séquelles et rechutes sont possibles.

Elle est classée parmi les borrélioses parce qu'induite par des bactéries du genre Borrelia et parmi les «maladies à tique» car transmise par des morsures de tiques (exclusivement ou presque, semble-t-il, car cette maladie peut aussi être transmise par morsure d'aoûtat). C'est l'une des deux grandes formes de borréliose (maladies infectieuses bactériennes véhiculées et transmises à l’homme par les tiques ou des poux de corps) ; les autres étant les borrélioses tropicales.

Pour des raisons encore mal comprises, elle est en plein développement, notamment en Europe, dans l'est et l'ouest des États-Unis et semble-t-il de façon moindre en Alaska et au Canada. Présente dans 65 pays, elle est devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l'Homme dans l'hémisphère nord1. Selon les CDC (l'agence officielle américaine), elle a en 2009 dépassé le VIH en incidence et elle est la 7e maladie la plus déclarée aux États-Unis où, autrefois cantonnée au nord-est, elle continue à gagner du terrain partout. En 2010, neuf États du Nord ont déclaré 66 % des cas, les 34 % restants étant déclarés dans le reste du pays où l'augmentation du nombre de cas a été de 10 % en deux ans (2008-2010).

En dépit d'une étude de janvier 2014 qui suggère fortement une transmission par voie sexuelle2, les CDC en restent au constat qu'aucune preuve scientifique crédible n'en a jamais été donnée3.

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, a aussi été antérieurement nommée «érythème chronique migrant de Lipschutz» ou «méningo-radiculite de Garin et Bujadoux».



 

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Maladie de Lyme :
toute une famille contaminée



© (Iannis Giakoumopoulos - Pour L'Obs - Véronique et Frédéric Quemerais
sont tous deux atteints de la maladie de Lyme.

Frédéric, infecté depuis seize ans mais diagnostiqué tardivement, est persuadé d'avoir transmis la pathologie à sa femme et ses deux filles. Il est l'un des 250 plaignants contre le laboratoire BioMérieux, fabricant des tests de dépistage.

Mère, père, filles : chez les Quemerais, tout le monde lutte contre Lyme. Frédéric, 42 ans, en est convaincu, même si ce n'est pas prouvé officiellement : il a infecté sa femme par xxxx, puis leurs deux filles de 12 et 14 ans ont été exposées à la bactérie in utero.

Ce contrôleur aérien au centre de navigation de Reims est l'un des quelque 250 plaignants contre le laboratoire BioMérieux, fabricant des tests de diagnostic Elisa. Tout commence il y a seize ans, lors d'un pique-nique. Frédéric se fait mordre par une tique sur l'omoplate.

"Je l'ai arrachée sans précaution, puis je n'y ai plus prêté attention, d'autant que la piqûre n'a pas provoqué d'érythème."

Très vite, les premiers symptômes apparaissent.

"Ça me brûlait dans le dos, puis j'ai eu des douleurs articulaires intenses, des bourdonnements, j'étais rouillé, comme lors d'une grippe."

Frédéric consulte son généraliste, mais omet de lui parler de la piqûre. Des mois plus tard, un neurologue le met sur la piste de Lyme. Frédéric passe alors le test Elisa, qui revient négatif.

"En six ans, j'ai vu quatre-vingts médecins : rhumatologues, neurologues, urologues, dermatologues… J'avais des problèmes de mémoire, je ne pouvais plus conduire, j'étais épuisé après avoir marché dix minutes."

Déclaré inapte à son travail, Frédéric est relégué dans les bureaux, plus question de guider les avions. Son généraliste l'envoie en dernier recours à l'hôpital de Garches consulter le professeur Perronne.

Enfin, le diagnostic est posé. Frédéric doit suivre pendant deux ans un traitement de choc : antibiotiques, antiparasitaires, antifongiques et compléments alimentaires. "Tous mes symptômes ont régressé, j'ai été tranquille pendant neuf ans."

L'an passé, après un marathon, il rechute. Désormais, il se rend tous les trois mois à Garches avec sa femme. Car, à peine un an après la piqûre de Frédéric, Véronique, professeur des écoles, s'est elle aussi sentie mal.

"J'avais des douleurs uro-génitales, des vertiges, des tendinites."

Véronique passe à son tour le test Elisa, qui revient… positif. "Alors que je ne me souviens pas avoir été piquée par une tique !" Malgré son immense fatigue, elle se voit refuser un congé maladie longue durée.

Chez leurs filles, les troubles se sont déclarés juste après la naissance. "Tremblements, infections ORL, puis acouphènes, somnambulisme." Epuisée, la famille n'est pas partie en vacances depuis deux ans et passe ses soirées à la maison. Dans sa tête, Véronique se refait le film :

"Si Frédéric avait été correctement diagnostiqué dès le début, on n'en serait pas là."


Bérénice Rocfort Giovanni





L’Obs - Rocfort-Giovanni Bérénice - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/maladie-de-lyme-toute-une-famille-contaminée/ar-BBujN7r?li=BBoJIji
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Hausse des cas de maladie de Lyme au Québec


© Associated Press

Les récents chiffres révélés par le ministère de la Santé sur la hausse des cas de maladie de Lyme au Québec montrent l’urgence de réviser les protocoles pour détecter la maladie, estiment des Québécois dont le diagnostic a soit tardé, soit été négatif ou jamais reconnu.

Longtemps considérée comme une maladie rare, la maladie de Lyme est bel et bien installée au Québec. Depuis le début l’année 2017, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a recensé 65 cas, soit 22 de plus qu’à pareille date l’an dernier.


Parmi les 65 personnes atteintes de la maladie en date du 24 juillet, 55 l’ont contractée au Québec. Encore cette année, les régions de l’Estrie et de la Montérégie sont les plus touchées.


«On est devant une progression qui ne risque pas de s’arrêter, souligne Linda Pinsonneault, directrice de santé publique (DSP) de l’Estrie par intérim. La tique porteuse de la maladie de Lyme gagne du terrain dans plusieurs régions du Québec.»

La maladie de Lyme, qui tire son nom de la ville où elle a été découverte, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis, est causée par une bactérie transmise par la piqûre d’une tique infectée. Elle touche non seulement les humains, mais également les animaux.

L’augmentation du nombre de cas diagnostiqués au Québec serait due notamment aux changements climatiques. La hausse des températures combinée à de longues périodes de chaleur favorise l’expansion des tiques porteuses de la maladie.


© Fournis par Le Devoir

Si tous s’entendent sur la progression de la maladie, les procédures pour la diagnostiquer suscitent la grogne chez des gens présentant plusieurs symptômes, mais dont le diagnostic a été négatif.

L’Association québécoise de la maladie de Lyme, qui regroupe plus de 180 personnes malades, mais pas nécessairement reconnues, estime que l’augmentation des cas reconnus est «rassurante», mais déplore tous les cas «invisibles».

«La proportion de tiques infectées est grandissante, alors on s’attendait à ce que le nombre de cas augmente. Par contre, nous n’avons pas l’impression que cette hausse de cas déclarés est due à une amélioration des procédures pour détecter la maladie», souligne Marguerite Glazer, présidente de l’association.

Cas «invisibles»

Les symptômes courants rapportés sur les sites gouvernementaux consistent en une rougeur à la peau qui s’apparente à des anneaux ou à une cible et à de la fièvre. Toutefois, il arrive que les symptômes se manifestent jusqu’à un mois après la piqûre, entraînant maux de tête, fatigue, raideur à la nuque et douleurs musculaires et articulaires.

Pour la plupart des membres de l’association, les symptômes se sont manifestés lentement, sur des périodes allant jusqu’à dix ans.

Consciente des critiques envers les protocoles de détection de la maladie de Lyme, la Direction de la santé publique réitère leur efficacité. «Les outils pour le diagnostic utilisés au Québec et au Canada sont les mêmes qu’aux États-Unis et dans la majorité des laboratoires scientifiques américains», soutient Mme Pinsonneault.

Quant aux cas qualifiés d’«invisibles», elle indique qu’«aucune donnée scientifique n’appuie actuellement l’existence de ces situations».

Passer pour des fous

Les explications des autorités sanitaires sont dures à entendre pour des gens qui souffrent quotidiennement des symptômes de la maladie de Lyme, mais sans diagnostic officiel.

«C’est difficile parce que chaque fois que des gens expliquent souffrir de la maladie de Lyme, mais sans avoir de diagnostic, on sait qu’il y a une chance que la personne devant roule les yeux», déplore Mme Glazer.

«On passe pour des fous, alors que notre seul but, c’est d’aller mieux.»

Jonathan Bouchard fait partie des «cas typiques» de gens atteints de la maladie qui ont dû consulter à l’extérieur du pays pour mettre des mots sur leurs maux. Les tests pour détecter la présence de l’infection au Québec se sont révélés négatifs, si bien qu’il a dû entamer le «parcours du combattant».


«Je ne rentre pas dans les critères de détection. Je n’ai pas vu la tique. Il n’y a pas eu de rougeurs en forme de cible et ça fait 10 ans que les symptômes ont commencé à se manifester», explique le musicien de 40 ans, qui a dû mettre en veilleuse sa carrière de contrebassiste en raison de la détérioration de son état de santé.

Après avoir consulté une trentaine de médecins, c’est finalement en juin 2016, aux États-Unis, qu’il a eu son diagnostic.


«J’ai dû organiser une campagne de financement parce que l’État ne me prend pas en charge. Au Québec, je ne suis pas considéré comme malade», dénonce-t-il.

Mme Pinsonneault assure que la DSP sensibilise régulièrement les médecins à la maladie, qui a longtemps été méconnue.

«Dans les premiers temps de l’apparition de la maladie, il se peut que des médecins se soient heurtés à des symptômes moins typiques, mais chaque année nous faisons de la sensibilisation et mettons à leur disposition des modules d’informations sur la maladie de Lyme, et nous nous assurons qu’ils ont toute l’information sur le sujet», assure-t-elle.

La directrice de la DSP Estrie assure que la situation est surveillée de très près au Québec comme ailleurs au pays.

«Malgré tout ce qu’on dit sur la maladie de Lyme, il ne faut pas s’empêcher d’aller jouer dehors par peur. Il y a plusieurs mesures de prévention efficaces qui préviennent les piqûres et qui permettent de profiter de l’été sans avoir de craintes», assure-t-elle.



Le Devoir - Améli Pineda
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/hausse-des-cas-de-maladie-de-lyme-au-québec/ar-AAoT7yr#image=2


 
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