Catalogne 1930-2017: le long chemin

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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La Catalogne a déclaré son indépendance vendredi, mais ce n'est pas une première. C'est en fait la troisième fois depuis moins d'une centaine d'années qu'est proclamée la République de la Catalogne. Le gouvernement espagnol ne l'a cependant jamais entendu ainsi. Résumé en une trentaine de dates de la quête parsemée d'embûches des nationalistes catalans.

28 janvier 1930 : démission du dictateur espagnol Primo de Rivera

Le général Miguel Primo de Rivera qui avait pris le pouvoir à l'occasion d'un coup d'État à Barcelone, le 13 septembre 1923, constate son isolement et sent son éviction proche. Il préfère démissionner. Une nouvelle ère s'amorce en Espagne.

14 avril 1931 : la Catalogne se proclame République

Sans attendre l'adoption de la Constitution espagnole en décembre 1931, la Catalogne, autoproclamée République, tente de se doter d'un statut d'autonomie qui n'est compatible qu'avec un modèle d'État fédéral, et qui ne correspond donc pas à la réalité espagnole. Madrid parvient, au terme de négociations ardues, à ramener ses compétences à des proportions « acceptables » pour le nouvel État central.

9 septembre 1932 : la Catalogne devient une région autonome

Le Parlement espagnol approuve un statut qui accorde pour la première fois l'autonomie politique à la Catalogne. Il fixe les compétences du gouvernement régional.

6 octobre 1934 : proclamation d'indépendance de la Catalogne

Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Lluis Companys, proclame un « État catalan dans le cadre d'une République fédérale d'Espagne » inexistante. Dix heures et des dizaines de morts plus tard (entre 46 et 80, selon les historiens), il se rend. Il est arrêté avec son gouvernement et plusieurs députés. Après un exil en Bretagne, il sera fusillé le 15 octobre 1940, sous le régime du dictateur Francisco Franco.

2 janvier 1935 : l'autonomie de la Catalogne suspendue

Les parlementaires espagnols votent pour suspendre indéfiniment le statut d'autonomie de la région. Ses compétences retournent entre les mains de l'État central.

17 juillet 1936 au 29 mars 1939 : la guerre civile déchire l'Espagne

Les républicains, orientés à gauche et à l'extrême gauche, s'opposent aux rebelles putschistes de droite et d'extrême droite menés par le général Francisco Franco. Un coup d'État considéré comme un échec technique permet tout de même au général Franco de prendre éventuellement le pouvoir et d'instaurer une nouvelle dictature.

20 novembre 1975 : Franco meurt

Atteint de la maladie de Parkinson depuis 1969, le dictateur s'éteint. Juan Carlos de Bourbon devient roi d’Espagne peu de temps après. Il écarte les franquistes conservateurs et repositionne le pays sur la voie de la démocratie.

1979 : la Catalogne redevient autonome

La Catalogne et le Pays basque recouvrent leur statut d’autonomie. Le Catalan devient la langue officielle dans les mairies et les écoles.

2006 : la Catalogne obtient des pouvoirs accrus

Un statut d'autonomie renouvelé dote la province du nord-est de l'Espagne de pouvoirs accrus sur les questions fiscales et judiciaires, notamment la nomination des juges.

28 juin 2010 : des pouvoirs retirés à la Catalogne

La Cour constitutionnelle espagnole annule 14 des 223 articles du statut de juin 2010. Plusieurs des articles invalidés sont reliés au système judiciaire. Les magistrats de la Cour estiment en outre que 27 articles devraient être réinterprétés.

10 juillet 2010 : première grande manifestation pour l'indépendance

Plus d'un million de personnes sortent dans la rue, en scandant : « Nous sommes une Nation, nous décidons! » Les Catalans répondent ainsi à la décision de la Cour constitutionnelle.

11 septembre 2012 : manifestation géante pour l'indépendance

Des centaines de milliers de manifestants défilent dans la rue à Barcelone. Presque toutes les organisations indépendantistes et souverainistes sont rassemblées pour cette manifestation, qui réunit entre 600 000 et 1,5 million de personnes, selon les estimations.

12 décembre 2013 : les indépendantistes catalans s'entendent

Les partis séparatistes de Catalogne s'entendent sur la formulation de deux questions en vue d'un référendum d'autodétermination : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État? » et si oui, « Voulez-vous qu'il soit indépendant? ». Le gouvernement espagnol prévient immédiatement que le scrutin ne pourrait se tenir en raison de son caractère anticonstitutionnel.

21 janvier 2014 : Madrid assure qu'il ne tolérera pas de référendum

En entrevue à la télévision, Mariano Rajoy affirme que tant qu'il sera président du gouvernement d'Espagne, il ne tolérera pas la tenue d'un référendum sur la souveraineté de la Catalogne et que l'indépendance n'aura pas lieu.

25 mars 2014 : le droit à la souveraineté de la Catalogne est invalidé

La Cour constitutionnelle d'Espagne invalide partiellement la proclamation du droit à l'autodétermination de la Catalogne adoptée à l'unanimité par le Parlement régional en janvier 2013. La Cour juge « nul et anticonstitutionnel » le premier point de cette déclaration, selon lequel les habitants de la Catalogne ont le droit d'enfreindre la Constitution espagnole.

11 septembre 2014 : autre manifestation monstre à Barcelone

Près de deux millions de personnes, selon la mairie de Barcelone, descendent dans les rues de la ville pour réclamer un référendum sur l'indépendance de la Catalogne. Les manifestants soulignent la Diada, la journée nationale de la Catalogne, pour une troisième année de suite. Mais cette année-là, la fête a lieu quelques jours avant un référendum sur l'indépendance de l'Écosse qui galvanise la ferveur des nationalistes catalans.

27 septembre 2014 : la Catalogne annonce la tenue d'un référendum

Le président du gouvernement catalan, Artur Mas, signe un décret prévoyant la tenue d'un référendum sur l'indépendance le 9 novembre 2014. Le gouvernement espagnol fait savoir qu'il va s'opposer à cette initiative.

29 septembre 2014 : le référendum est suspendu par les tribunaux espagnols

La Cour constitutionnelle espagnole suspend l'organisation du référendum, le temps d'examiner s'il ne viole pas la Constitution du pays. Le gouvernement espagnol avait demandé à la Cour de déclarer illégal le référendum. Or, si la Cour pourrait avoir besoin de plusieurs mois, voire plusieurs années, avant de se prononcer sur le fond, le fait qu'elle accepte de se saisir de la question entraîne automatiquement la suspension du vote.

13 octobre 2014 : la Catalogne renonce à tenir un référendum

Le président du gouvernement catalan, Artur Mas, admet que la consultation ne pourrait pas être tenue en l'absence de garanties légales, lors d'une réunion houleuse réunissant les partis indépendantistes.

9 novembre 2014 : 80 % des Catalans disent oui lors d'un vote symbolique

Un référendum consultatif a tout de même lieu. « Voulez-vous que la Catalogne soit un État? » et, si oui, « Voulez-vous qu'il soit indépendant? » 1,6 million de Catalans disent oui aux deux questions. En tout, plus de deux millions de Catalans participent au scrutin sur 5,4 millions d'électeurs potentiels. Le 13 mars 2017, Artur Mas sera condamné à une amende de 36 500 euros pour avoir organisé ce référendum pourtant sans effet, et il lui sera interdit d’exercer toute fonction publique élective pour deux ans.

9 janvier 2016 : les indépendantistes reprennent le pouvoir

Les indépendantistes obtiennent la majorité parlementaire, à Barcelone, ce qui leur permettra de lancer une nouvelle feuille de route avec l'objectif de déclarer l’indépendance dans les 18 mois. Ils ne se soumettront qu’à la loi catalane, disent-ils.

9 juin 2017 : le référendum prend forme

Le président du gouvernement régional, Carles Puigdemont, annonce qu’un référendum d’autodétermination se tiendra le 1er octobre, malgré l’opposition du gouvernement de Mariano Rajoy. La question : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une république? »

6 septembre 2017 : le référendum a l'aval du Parlement catalan

La majorité au Parlement catalan approuve le projet de loi sur le référendum. Celui-ci prévoit que la consultation sera contraignante, peu importe le taux de participation.

7 septembre 2017 : Madrid annonce des poursuites contre le gouvernement indépendantiste

Le procureur général espagnol, Jose Manuel Maza, explique que des poursuites pénales seront déposées contre les dirigeants catalans qui ont permis l'adoption de la loi sur la tenue d'un référendum sur l'indépendance ainsi que contre les membres du gouvernement qui ont convoqué cette consultation populaire en dépit d’une interdiction de la Cour constitutionnelle du pays.

20 septembre 2017 : Madrid fait arrêter des responsables catalans

Quatorze responsables du gouvernement indépendantiste de la Catalogne sont arrêtés, à 11 jours du référendum sur l'autodétermination de la région. Pas moins de 42 sites, dont six bureaux de l'exécutif catalan, font l'objet de perquisitions, et 9,8 millions de bulletins de vote sont saisis.

1er octobre 2017 : le oui l’emporte

Les Catalans disent oui à 90 % à l'indépendance, selon les chiffres du gouvernement régional, lors d'une journée référendaire tenue dans le chaos, où près de 900 personnes sont blessées lors d'affrontements entre des électeurs et des policiers ayant reçu l'ordre d'empêcher la tenue de la consultation. Quelque 2,26 millions de personnes y prennent part et plus de deux millions votent en faveur de la séparation, dit le gouvernement catalan. Madrid rejette ce résultat. « Il n'y a pas eu de référendum d'autodétermination en Catalogne », prétend même Mariano Rajoy.

21 octobre 2017 : des sanctions sévères

Mariano Rajoy annonce qu’il va demander au Sénat la destitution du gouvernement catalan. Il invoque l’article 155 de la Constitution espagnole, qui lui permet de mettre sous tutelle une région du pays. Carles Puigdemont dénonce les décisions du gouvernement espagnol visant à prendre le contrôle de l'exécutif catalan. Il y voit une attaque contre les institutions catalanes sans précédent depuis la dictature de Francisco Franco.

27 octobre 2017 : la Catalogne déclare son indépendance

Les députés indépendantistes catalans ont approuvé une résolution proclamant l'indépendance de la Catalogne. La résolution, présentée par la coalition des partis indépendantistes en matinée au Parlement catalan, a été adoptée à 72 votes pour le oui contre 10 pour le non, alors qu’il y a eu deux votes en blanc et 51 absences. Le Sénat espagnol passe au vote et autorise Mariano Rajoy à mettre la Catalogne en tutelle.


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ici.radio-canada.ca avec Agence France-Presse, Reuters, Associated Press et Le Monde

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titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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L'UE oppose une fin de non-recevoir
aux indépendantistes catalans


© AFP
Plusieurs femmes brandissent des drapeaux européen, catalan et espagnol devant le Parlement européen à Strasbourg, pour protester contre l'indépendance de la Catalogne, le 24 octobre 2017

L'Union européenne s'est refusée vendredi à reconnaître l'indépendance unilatéralement proclamée par le Parlement de Catalogne, réitérant sans surprise son soutien ferme à Madrid.


"Pour l'UE, rien ne change. L'Espagne reste notre seule interlocutrice", a assuré Donald Tusk, le président du Conseil de l'UE, qui représente les 28 Etats membres.

M. Tusk a néanmoins exhorté le gouvernement espagnol à "privilégier la force de l'argument à l'argument de la force", dans un message de réaction sur son compte Twitter.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, - un libéral francophone à la tête d'une coalition comprenant des nationalistes flamands - a lui aussi appelé au "dialogue" et à "une "solution pacifique dans le respect de l'ordre national et international".

En adoptant vendredi une résolution déclarant que la Catalogne devient un "Etat indépendant prenant la forme d'une République", le Parlement catalan a pressé l'UE d'"intervenir pour arrêter la violation des droits civiques et politiques" par Madrid.

Mais depuis le début de la crise catalane, Bruxelles n'a pas varié dans son appui aux autorités de Madrid au nom du "respect" de la Constitution espagnole.

"Ce qui arrive actuellement est très difficile pour toutes les parties mais nous, en tant qu'Union européenne, nous devons défendre l'ordre constitutionnel en Espagne", a répété vendredi le commissaire européen Carlos Moedas.

Jusqu'à présent, Madrid a voulu éviter que la question catalane soit traitée dans le cadre européen et les institutions de Bruxelles ont toujours considéré qu'il s'agissait d'une "affaire intérieure" espagnole.

De toute façon, une Catalogne indépendante - même si sa séparation d'avec l'Espagne était reconnue, ce qui est loin d'être le cas - serait automatiquement exclue de l'UE, qu'elle ne pourrait rejoindre qu'après un nouveau processus d'adhésion.

En effet, aux termes de la position juridique dite "doctrine Prodi", du nom de Romano Prodi, l'ancien président de l'exécutif européen, un Etat né d'une sécession au sein de l'UE n'est pas automatiquement considéré comme faisant partie de l'Union.

Il lui faudrait donc "se porter candidat pour devenir un membre de l'Union", puis des négociations seraient engagées pour l'intégrer à l'UE après un feu vert à l'unanimité des Etats membres.

Débat 'hispano-espagnol'

"Personne dans l'UE ne reconnaîtra la déclaration d'indépendance" de la Catalogne, a tranché le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

D'ailleurs, pour Jean-Claude Piris, consultant en droit international à Bruxelles, cette déclaration restera "vide".

"Ils (les Catalans) ne seront pas représentés dans les organisations internationales et continueront à faire partie juridiquement de l'Espagne", explique M. Piris à l'AFP.

"Le droit de l'UE continuera donc de s'appliquer à eux. Ils continueront d'utiliser l'euro et d'être liés par tous les accords internationaux ratifiés par l'Espagne", rappelle cet ex-directeur des services juridiques du Conseil de l'UE.

Reste que le bras de fer entre Barcelone et Madrid s'ajoute aux crises "existentielles" qui ont ébranlé l'unité de l'UE ces dernières années: euro, Grèce, migrations, terrorisme, Brexit...

L'Union europénne "n'a pas besoin d'autres fissures, d'autres fractures", a lancé vendredi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

"Nous n'avons pas à nous insérer dans ce débat hispano-espagnol, mais je ne voudrais pas que demain l'Union européenne se compose de 95 Etats membres", a commenté M. Juncker, en déplacement en Guyane au côté du président français Emmanuel Macron.

A Barcelone, à l'extérieur du parlement catalan, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont salué par des clameurs la déclaration d'indépendance.

Pourtant, cette dernière va à l'encontre des souhaits d'une grande partie des Catalans. Lors des dernières régionales, en 2015, les indépendantistes n'avaient obtenu que 47,8% des suffrages.

"Il faut éviter toute escalade supplémentaire car c'est mauvais pour les Catalans, pour l'Espagne et pour toute l'Europe", résume une source européenne.






Par Philippe AGRET

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/lue-oppose-une-fin-de-non-recevoir-aux-indépendantistes-catalans/ar-AAu8q2b#image=1
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Catalogne : «un risque d'affrontements important
dans les prochaines semaines»


© QUIQUE GARCIA/AFP Un manifestant exhibe le drapeau catalan, ce vendredi.

Le parlement catalan a prononcé, ce vendredi, l'indépendance de la Catalogne, à laquelle le gouvernement a riposté en mettant la région sous tutelle. Selon la chercheuse Barbara Loyer, «si Madrid et la Catalogne campent sur leurs positions, personne ne sait sur quoi cela peut déboucher».

Après plusieurs années de tensions avec Madrid, la Catalogne a franchi le Rubicon. Le parlement catalan a déclaré, ce vendredi, l'indépendance avant que le Sénat espagnol n'autorise le gouvernement de Mariano Rajoy à prendre des mesures de mise sous tutelle de la Catalogne. En quelques minutes, le destin d'une région historiquement tiraillée entre ses volontés d'indépendance et ses racines espagnoles a basculé. Pourtant, la déclaration du parlement catalan revêt des enjeux politiques et géopolitiques complexes, et augure d'un bras de fer avec Madrid duquel il n'y aura qu'un seul vainqueur.

● La déclaration d'indépendance de la Catalogne est-elle symbolique?

La résolution adoptée par le parlement catalan constitue «la République catalane, comme État indépendant et souverain, de droit, démocratique et social». En principe, la situation est claire: la Catalogne se proclame comme un État à part entière au même titre que l'Espagne ou la France. Seulement, aucun État européen ne semble prêt à reconnaître la Catalogne comme entité indépendante. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a indiqué que cette déclaration ne «change rien» pour l'Union européenne, et Washington a affiché son soutien à Madrid.

Toutefois, comme le souligne Barbara Loyer, directrice de l'Institut français de géopolitique à Paris 8, cette résolution «n'a rien de symbolique». «La feuille de route des autorités catalanes est assez claire. Ils se sont inspirés du modèle slovène - la Slovénie est devenue indépendante en 1991. Madrid n'a pas pris la mesure de l'ampleur de la grogne en Catalogne et ils ont été pris au piège», analyse la chercheuse. Selon elle, les dirigeants favorables à l'indépendance n'ont pas agi à l'aveugle et ont étudié depuis «plusieurs années les modalités que devrait prendre la République autonome de Catalogne. En cela, ce n'est absolument pas symbolique mais réel».

● Comment sortir de l'impasse?

Quelques minutes après la déclaration d'indépendance du parlement catalan, le Sénat espagnol a voté en faveur de la mise en œuvre de l'article 155 de la Constitution, qui permet de mettre sous tutelle la région, un événement également sans précédent en Espagne depuis que la démocratie a été rétablie en 1977. Pour Barbara Loyer, «Madrid et Barcelone ont opté, depuis le début de la crise, pour l'option la plus radicale». «Jusqu'en 2010, une négociation avec la Catalogne était possible pour lui accorder plus d'autonomie, mais le gouvernement espagnol n'a pas répondu aux attentes des Catalans et leurs velléités d'indépendance se sont accrues. Aujourd'hui, le risque est de ne pas pouvoir revenir en arrière», analyse-t-elle.

Dans les rues de Barcelone, des centaines de personnes se sont rassemblées pour célébrer cette déclaration d'indépendance. «Une partie des Catalans pensent que c'est acté. Le risque est là car Madrid ne va pas laisser faire», poursuit la chercheuse. Selon elle, «le risque d'affrontements est important dans les prochaines semaines car la société civile est fragmentée». «Je ne vois pas comment il est possible de sortir de cette impasse», indique-t-elle.

● Comment Madrid peut-elle reprendre la main?

Après avoir destitué le président de la région, Carles Puigdemont, et ses conseillers, le gouvernement espagnol va tenter par tous les moyens de reprendre la main dans ce dossier. Seulement, la tâche sera difficile tant une frange de la population catalane se satisfait de cette déclaration d'indépendance. «Une marge de négociation entre Madrid et Barcelone est possible, mais la marge de manœuvre est mince», tempère Barbara Loyer, spécialiste des relations Espagne-Europe.

Selon elle, «l'enjeu est que le parlement espagnol entérine une réforme de la Constitution afin de permettre aux autorités catalanes d'organiser un véritable référendum d'autodétermination. Cela permettra de connaître le nombre de personnes favorables à l'indépendance». Le 1er octobre dernier, un vote organisé par le gouvernement régional de Catalogne avait recueilli 90% de scrutins favorables à l'indépendance sur plus de deux millions de votants - soit seulement 42% des inscrits sur les listes électorales. «Je n'ai pas de boule de cristal, mais si Madrid et la Catalogne campent sur leurs positions, sans véritable référendum, il y a un risque d'affrontements importants. Et personne ne sait sur quoi cela peut déboucher», conclut Barbara Loyer.





Le Figaro - Yohan Blavignat
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/catalogne-«un-risque-daffrontements-important-dans-les-prochaines-semaines»/ar-AAu8g5E#image=1

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Puigdemont est-il en Belgique
pour demander l'asile politique ?


© Catalan Goverment/Jordi Bedmar Pascual/Handout via REUTERS
Carles Puigdemont entouré des membres de son gouvernement
le 1er octobre 2017 au palais de la Généralitat.

Le président destitué de la Catalogne Carles Puigdemont et cinq de ses ministres sont à Bruxelles ce lundi. Les médias espagnols s'interrogent sur le motif de ce voyage.

C'est un déplacement qui suscite bien des interrogations. Carles Puigdemont et cinq des membres du gouvernement autonome catalan destitué ont fait un voyage surprise dans la capitale belge ce lundi, selon les médias espagnols.

Une coïncidence après que le secrétaire d'État belge à l'Asile et à la Migration, le Flamand Theo Francken a laissé entendre que l'asile pourrait être offert au dirigeant catalan ? Le ministre du parti indépendantiste de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), se demandait, dimanche, si Carles Puigdemont pouvait être assuré d'un procès équitable.

Carles Puigdemont est accompagné de Joaquim For, "conseiller" (ministre du gouvernement autonome) de l'Intérieur, Meritxell Borràs (Logement), Dolors Bassa (Travail), Toni Comín (Santé) y Meritxell Serret (Agriculture).

En voiture jusqu'à Marseille

Carles Puigdemont a été destitué vendredi par Madrid de son poste de président de la région de Catalogne après la déclaration unilatérale d'indépendance votée vendredi par le Parlement catalan. Ce déplacement intervient le jour où le parquet de Madrid a enclenché une procédure pour "désobéissance" et "malversation de fonds" contre Puigdemont pour avoir convoqué le référendum interdit du 1er octobre sur l'indépendance. Si la justice étendait les poursuites au chef d'accusation de "rébellion", l'ex-dirigeant encourrait jusqu'à 30 ans de prison.

Ceci expliquerait-il cela ? Les cinq dirigeants se sont d'abord rendus à Marseille en voiture d'où ils ont pris un avion pour Bruxelles. Le tweet d'un député de la coalition indépendantiste Ensemble pour le oui, le chanteur Lluis Llach, est à l'origine des spéculations sur le fait que les six dirigeants politiques pourraient être tentés de demander l'asile à la Belgique: "Le très honorable président de la République en exil, c'est une dénonciation contre l'Espagne devant les institutions européennes et internationales et maintient la dignité du 1er octobre" a-t-il indiqué.

Un départ discret

Aucune explication officielle pour ce déplacement n'a été livrée par les autorités du Govern (le gouvernement autonome destitué), souligne El Periodico de Catalunya. Le voyage semble avoir été préparé dans la plus grande discrétion, puisqu'au début d'une réunion du bureau exécutif du PdeCat, la formation de Carles Puigdemont, ce lundi matin, la coordinatrice du parti annonçait que l'ex-président arriverait avec un peu de retard, ajoute El Periodico. Les six dirigeants devraient s'exprimer ce mardi, croit savoir le quotidien.
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Dans la capitale de l'UE, Carlos Puigdemont aurait fait appel aux services de l'avocat belge de l'ETA, Paul Bekaert, précise pour sa part El Confidencial. Ce dernier a confirmé au journal en ligne avoir été engagé par le dirigeant catalan ainsi que sa présence en Belgique, sans donner de précision sur le lieu où ils se trouvent.



L'Express - Catherine Gouëset - Il y a 1 heure
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/puigdemont-est-il-en-belgique-pour-demander-lasile-politique/ar-AAufoLn?li=BBoJIji#image=1

 

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Carles Puigdemont, menacé de poursuites,
est à Bruxelles, selon son avocat


© Jordi Bedmar, Gouvernement de Catalogne via AFP
Carles Puigdemont lors d'un discours à Gérone le 28 octobre 2017.

Silencieux depuis dimanche, le président destitué de la Catalogne, Carles Puigdemont, se trouve à Bruxelles, selon son avocat belge qui assure qu'il ne souhaite pas demander l'asile. Il pourrait prendre la parole ce mardi.

La réponse du président catalan destitué Carles Puigdemont, qui se trouve à Bruxelles selon son avocat belge Paul Bekaert, est attendue mardi 31 octobre, au lendemain du lancement d'une procédure le visant pour la déclaration d'indépendance de la région, désormais sous tutelle de Madrid.

Selon la presse espagnole, le dirigeant séparatiste serait parti dans la capitale belge avec cinq de ses conseillers (ministres), eux aussi destitués par Madrid, comme tout le gouvernement catalan. Il pourrait s'exprimer publiquement à Bruxelles, selon des médias espagnols.

Mais "M. Puigdemont n'est pas en Belgique pour demander l'asile", a plaidé Me Paul Bekaert, interrogé par la télévision flamande VRT, assurant que "sur ce plan rien n'a encore été décidé". "Je lui ai parlé personnellement en Belgique (...) et il m'a formellement désigné comme son avocat", a précisé Me Bekaert. L'avocat, expert des questions d'asile et ancien défenseur de Basques espagnols membres présumés d'ETA, a cependant reconnu que ce "premier contact" visait à se préparer juridiquement à ce que sera l'attitude de Madrid à l'égard de son client.

"Rébellion et sédition"

Le parquet espagnol a déposé plainte lundi contre Carles Puigdemont et son gouvernement destitué par Madrid. Le procureur général espagnol accuse les dirigeants indépendantistes d'avoir causé "une crise institutionnelle qui a débouché sur la déclaration unilatérale d'indépendance", et demande leur comparution urgente devant une juge d'instruction en vue de leur inculpation pour "rébellion, sédition et malversation". Il requiert aussi leur arrestation dans le cas où ils ne comparaîtraient pas. La rébellion peut entraîner une condamnation allant jusqu'à 30 ans de prison.

Mais il paraît très improbable que Carles Puigdemont puisse obtenir un quelconque statut de réfugié politique en Belgique : "C'est très exceptionnel d'obtenir l'asile pour un ressortissant d'un pays de l'Union européenne", a déclaré à la chaîne francophone RTBF Dirk Van Den Bulck, commissaire général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) en Belgique. Il lui faudrait démontrer "un risque de persécution" en Espagne, et l'impossibilité d'y être protégé, a souligné Dirk Van Den Bulck.

La déclaration d'indépendance de la Catalogne de vendredi n'a pour l'heure été reconnue par aucun État à l'étranger, et les institutions européennes, solidaires de Madrid, ont assuré à l'AFP qu'aucune entrevue avec Carles Puigdemont n'était prévue à Bruxelles.
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En dépit des appels de Carles Puigdemont à la résistance "démocratique", les quelque 200 000 fonctionnaires catalans sont passés sans heurts sous la tutelle de l'État espagnol, et la région est désormais officiellement administrée par la vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria.




FRANCE 24 - Il y a 1 heure

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/carles-puigdemont-menacé-de-poursuites-est-à-bruxelles-selon-son-avocat/ar-AAufLXv
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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La Catalogne plonge dans l’incertitude


© 24 heures La Catalogne plonge dans l’incertitude

Les indépendantistes espéraient remonter sur le devant de la scène ce lundi. En vain : leur leader, Carles Puigdemont, s’est réfugié à Bruxelles.

Le choc tant redouté n’a pas eu lieu. La Catalogne a vécu sa première journée sous la tutelle de Madrid dans un calme apparent. Alors que la région sécessionniste entre dans une nouvelle semaine d’incertitude, le désormais ex-président catalan Carles Puigdemont s’est envolé pour Bruxelles, au grand dam des indépendantistes, qui attendaient que leur gouvernement résiste face aux autorités espagnoles. Discrets depuis vendredi, les séparatistes espéraient remonter sur le devant de la scène ce lundi. En vain. Aucune rébellion ne semblait pointer son nez dans la cité méditerranéenne. Retour sur cette journée riche en rebondissements. Après la démonstration de force des anti-indépendantistes, qui ont défilé par centaines de milliers dimanche à Barcelone, la vie a repris son cours. Devant le Palais de la Généralité, situé au cœur du quartier gothique, la sérénité est de mise. Signe du statu quo, le drapeau espagnol flotte toujours sur le toit du bâtiment aux côtés de la senyera catalane.

Au beau milieu de la place San Jaume, Juan Correa agite son drapeau indépendantiste. Il est étonnamment un des rares habitants à avoir fait le déplacement dans l’espoir d’apercevoir Carles Puigdemont, son président. «Je me suis renseigné pour savoir où il y avait une manifestation, mais il n’y a rien de prévu aujourd’hui, alors je suis venu ici.» Le jeune homme ajoute que bien qu’il soit un peu seul ce matin, les indépendantistes n’ont pas abandonné le combat. «C’est juste que pour l’instant nous n’avons pas de raison de manifester. Lorsque l’heure sera venue, nous sortirons tous dans les rues.» Même son de cloche du côté de Rosa, qui affirme être venue pour soutenir son président et que s’il le faut, elle campera ici jusqu’à ce que la légitimité de ce gouvernement soit reconnue.

Autorités politiques absentes

Autour de ces rares manifestants, les groupes de touristes côtoient les nombreux journalistes venus des quatre coins du monde pour assister à la confrontation annoncée. «Il ne se passe rien», déplore un reporter de la télévision irlandaise RTE, dépité. Ici, tout le monde se pose les mêmes questions: les membres du gouvernement destitué se rendront-ils dans leurs bureaux et, le cas échéant, quelle sera la réaction des forces de police?


La matinée n’apportera que très peu de réponses à ces interrogations. Si le conseiller de la Généralité en charge du territoire et de la durabilité, Josep Rull i Andreu, s’affiche fièrement à son bureau sur Twitter (voir l'image ci-dessus), les autres membres du gouvernement ne donnent aucun signe de vie, tout comme les émissaires de Madrid, censés venir prendre le contrôle des différents départements. Même l’éventuelle présence de Carles Puigdemont au Palais de la Généralité est rapidement démentie par différents médias.

Seule certitude à ce stade: la présidente du parlement catalan, Carme Forcadell (qui n’a pour l’instant pas été destituée), se trouve au siège du parlement catalan. Sur place, le calme est également de rigueur. Les badauds se promènent devant le bâtiment situé au sud du parc de la Ciutadella et les visites du siège du pouvoir législatif se déroulent comme n’importe quel autre lundi. Une cinquantaine d’enfants s’apprêtent à découvrir les rouages de la politique régionale. Venus depuis la ville de Maresme, au nord de Barcelone, ils n’ont pas hésité à maintenir cette sortie prévue de longue date. «Nous avons reçu hier une confirmation du parlement nous indiquant que tout suivait son cours normal», glisse leur institutrice, Anna, avant d’ajouter que de toute façon «ce n’est pas aujourd’hui qu’il y aura beaucoup de mouvement». Un avis partagé par ses trois accompagnants, qui ajoutent: «Les conseillers et le président n’ont pas encore été condamnés. C’est à ce moment-là que la Catalogne indépendantiste sortira pour montrer son soutien à la République.»

Poursuites judiciaires

En fin de matinée, la nouvelle tombe: le procureur général de l’État espagnol accuse les membres du gouvernement catalan destitués d’avoir provoqué la crise institutionnelle ayant mené à une déclaration d’indépendance et requiert des poursuites pour rébellion. La plainte, présentée devant le tribunal de l’Audience nationale à Madrid, vise également des faits de «sédition, malversation et prévarication». L’annonce est suivie par une publication du Periodico qui annonce que Carles Puigdemont se trouve à Bruxelles en compagnie de cinq de ses désormais ex-conseillers et qu’ils envisagent de solliciter l’asile. Toujours selon le quotidien, cette nouvelle n’inquiète pas le Ministère de l’intérieur espagnol, qui estime que «l’essentiel est que le désormais ex-président ne se trouve pas au Palais de la Généralité aujourd’hui».

Coup de tonnerre

Devant ledit palais, la nouvelle prend tout le monde de court. «Je suis un peu étonnée, balbutie Alicia, mais j’imagine que c’est une tactique habile pour ne pas aller en prison et continuer à gouverner depuis là-bas. Je suis sûre qu’il ne va pas nous abandonner. Nous attendons désormais ses consignes.» Dans les rues adjacentes, les passants interrogés ne sont pas encore au courant de la nouvelle. Seule Rosa hurle sa joie. La joie de savoir son président hors de danger des griffes du gouvernement espagnol. «Il pourra continuer à travailler pour notre République!» glisse-t-elle alors que le reste des indépendantistes catalans continue de se murer dans un étrange silence.




24 heures Caroline Zumbach - Barcelone
https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/la-catalogne-plonge-dans-l’incertitude/ar-AAufkxI

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Le président catalan destitué
prêt à jouer le jeu des élections anticipées


© Yves Herman Le président catalan destitué prêt à jouer le jeu des élections anticipées

Le leader indépendantiste catalan accepte de relever le défi des élections anticipées convoquées par Madrid en Catalogne pour le 21 décembre prochain. Carles Puigdemont, qui se dit prêt à en accepter les résultats, demande en retour à Madrid de s'engager à les respecter s'ils donnent une majorité aux forces indépendantistes.

Je veux un engagement clair de la part de l'État [espagnol]. L'État respectera-t-il des résultats qui pourraient donner une majorité aux forces indépendantistes ?
- Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne

Carles Puigdemont, qui se considère toujours comme le «président légitime» de la Catalogne, a par ailleurs déclaré que les accusations de sédition, de rébellion et de malversation que Madrid entend porter contre lui et les membres de son cabinet sont infondées et animées par des motifs politiques.

Le président destitué de la Catalogne se défend d'être venu en Belgique pour demander l'asile, disant y être davantage pour des questions de sécurité et de liberté. Il se dit d'ailleurs prêt à retourner en Catalogne s'il obtient des garanties sur ces aspects.

Il a expliqué qu'il comptait entre temps rester à Bruxelles avec une partie de son gouvernement pour «expliquer au monde les défaillances démocratiques de l'État espagnol».

Nous nous sommes déplacés à Bruxelles pour [mettre en évidence] les problèmes catalans au cœur institutionnel de l’Europe et dénoncer la politisation de la justice espagnole, l’absence d’impartialité et la volonté de poursuivre [en justice] des idées, pas les délits, pas les crimes, les idées.
- Carles Puigdemont, président destitué de la Catalogne

Selon Carles Puigdemont, son gouvernement se partagerait désormais entre la Belgique et la Catalogne. Les ministres qui demeureront à Barcelone, dont le vice-président Oriol Junqueras, «poursuivront leurs activités politiques en tant que ministres légitimes», a-t-il assuré.

Carles Puigdemont, qui a été destitué avec tout son gouvernement le week-end dernier par Madrid, s’est rendu en Belgique lundi avec son exécutif, alors qu’en Espagne la justice évalue la possibilité de le poursuivre, lui et l’ensemble de ses ministres, pour sédition, rébellion et malversation.

Ces accusations pourraient leur valoir des années d’emprisonnement.

Le procureur général espagnol, Jose Manuel Maza, considère que «leurs décisions et actions prises au cours des deux dernières années ont produit une crise institutionnelle qui a abouti à la Déclaration unilatérale d'indépendance [de la Catalogne] au mépris total de notre Constitution».

La déclaration d'indépendance catalane annulée par la justice espagnole

Pendant que le président catalan s’adressait aux médias en Belgique, en Espagne, un porte-parole de la Cour constitutionnelle annonçait l’annulation par le tribunal de la déclaration unilatérale d'indépendance adoptée vendredi par le Parlement de Catalogne.

La justice espagnole a également convoqué la présidente destituée du Parlement catalan, Carme Forcadell, devant la Cour suprême espagnole pour être inculpée après la déclaration d'indépendance de vendredi dernier.

Cinq autres membres du bureau des présidents du Parlement catalan ont aussi été convoqués par la justice. Ils seront entendus les 2 et 3 novembre, en présence de leurs avocats.

La Garde civile espagnole perquisitionne dans les bureaux de la police catalane

Pendant ce temps, en Catalogne, la Garde civile espagnole a perquisitionné le siège de la police catalane dans le cadre d'une enquête sur le référendum d'autodétermination du 1er octobre.

Le plébiscite, qui avait été interdit par la justice espagnole, a eu lieu malgré tout et a donné lieu à des violences policières envers des électeurs qui désiraient exprimer leur droit de vote.

«Nous menons une inspection relative aux communications des Mossos d'Esquadra pendant la journée du référendum illégal du 1er octobre», a déclaré à l'Agence France-Presse un porte-parole de la Garde civile, précisant que des perquisitions étaient simultanément menées au siège de la police catalane à Sabadell, en Catalogne, et ailleurs.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a décrété vendredi dernier la destitution du gouvernement indépendantiste catalan, la dissolution du Parlement catalan et la mise sous tutelle de la Catalogne à la suite d’une déclaration d’indépendance unilatérale du gouvernement catalan dirigé par Carles Puigdemont.

En Catalogne, le passage sous l'autorité espagnole de 200 000 fonctionnaires catalans s'est déroulé jusqu'ici sans heurts dans la région sous tutelle qui est désormais administrée par la vice-présidente du gouvernement de Madrid, Soraya Saenz de Santamaria.






ici.radio-canada.ca avec Agence France-Presse et Reuter

https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/le-président-catalan-destitué-prêt-à-jouer-le-jeu-des-élections-anticipées/ar-AAuh1Z9

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Catalogne : Carles Puigdemont
"a perdu tous les moyens d’agir"


© Fournis par Francetv info

Selon l’historien Benoît Pellistrandi, le président catalan destitué Carles Puigdemont se trouve "en position d’extrême faiblesse".

Le président catalan destitué Carles Puigdemont s’est exprimé mardi 31 octobre depuis Bruxelles. Visé par une procédure judiciaire en Espagne, le président destitué de la Catalogne a assuré ne pas être en Belgique "pour demander l'asile politique".

Selon l’historien Benoît Pellistrandi, il se trouve "en position d’extrême faiblesse". "Il essaye de faire croire qu’il est encore à la manœuvre alors qu’en réalité il a perdu tous les moyens d’agir. Alors que tout le monde a accepté l’article 155 [de la Constitution espagnole], la présidente du Parlement de Catalogne a reconnu que le Parlement était dissout. Les nationalistes doivent être extrêmement déçus car on leur avait vendu le rêve d’une République catalane et elle n’est toujours pas là", a ajouté l'historien.
En réalité, Puigdemont est allé se mettre à l’abri

- Benoît Pellistrandi, historien, à franceinfo

Benoît Pellistrandi a pointé du doigt "l’immense hypocrisie de Carles Puigdemont". "Il dit 'nous avions prévus d’aller à Bruxelles pour alerter la communauté internationale'. Mais il faut bien comprendre que la communauté internationale a déjà réagi. Elle sait parfaitement ce qui se passe en Catalogne, elle sait très bien que ce n’est pas du tout la version qu’est en train d’essayer de vendre Carles Puigdemont", a conclu l’historien.

"Le 21 décembre sera une date historique pour la Catalogne"

Néanmoins, lors de la conférence de presse, le président catalan destitué a tenu à affirmer que les "élections du 21 décembre" sont comme "un défi démocratique que nous allons accepter". "Le 21 décembre sera une date historique pour la Catalogne avec une confrontation démocratique cruciale", a déclaré l’historien Benoît Pellistrandi sur franceinfo après la conférence de presse.

"Il y a une information très importante, c’est que ces élections auront lieu et qu’elles ne vont pas être boycottées par les indépendantistes. Et cela, je pense que du côté de Madrid, il y a un grand soulagement", a-t-il précisé.




Franceinfo
https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/catalogne-carles-puigdemont-a-perdu-tous-les-moyens-d’agir/ar-AAuhkOD

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Selon son avocat, Carles Puigdemont
ne retournera pas en Espagne


© Nicolas Maeterlinck - Belga - AFP
Le président catalan destitué Carles Puigdemont, le 31 octobre 2017 à Bruxelles.

Le président indépendantiste catalan destitué par Madrid et ses conseillers sont appelés à comparaître devant la justice espagnole jeudi et vendredi.

Carles Puigdemont, le président indépendantiste catalan destitué par Madrid, ne se présentera pas jeudi devant la justice espagnole, étant donné que "le risque est grand qu'il soit arrêté", a déclaré son avocat.

"Dans la mesure de ce qu'il m'a dit, cela n'aura pas lieu", a affirmé l'avocat belge des droits humains Paul Bekaert.

"Parce que nous souhaitons attendre les réactions à venir du gouvernement espagnol pour voir ce qu'il se passera ensuite", a-t-il ajouté, interrogé mardi soir par le programme d'actualité Nieuwsuur de la chaîne publique néerlandaise NOS.

Il a également affirmé à la radio-télévision flamande VTM Nieuws mardi soir qu'"il ne pensait pas que son client avait l'intention dans les semaines à venir de rentrer en Espagne". Il estime que "le risque est grand que Puigdemont soit arrêté" s'il retourne en Espagne.

La justice espagnole a convoqué mardi Carles Puigdemont et treize de ses "ministres" (conseillers), qui sont appelés à comparaître jeudi et vendredi en vue de leur inculpation.

Une juge d'instruction de l'Audience nationale, juridiction siégeant à Madrid et chargée des affaires complexes, a été saisie lundi par le parquet, qui a requis des poursuites notamment pour rébellion et sédition, chefs passibles respectivement d'un maximum de 30 et 15 ans de prison.

Démis de ses fonctions par Madrid le 27 octobre, quelques heures après la proclamation unilatérale de la "république" catalane, Carles Puigdemont s'est rendu en Belgique lundi alors qu'étaient concrètement enclenchées les mesures de mise sous tutelle par Madrid des institutions catalanes.

Carles Puigdemont installé à Bruxelles

Selon son avocat, il n'est pas "nécessaire" que l'Espagne introduise une demande d'extradition aux autorités belges: "J'ai déjà traité un grand nombre d'affaires avec des Basques espagnols et un interrogatoire a simplement eu lieu ici (en Belgique menée) par la police locale".

Paul Bekaert juge qu'il est "prématuré" de dire si Carles Puigdemont aura un procès équitable en Espagne, "mais c'est certainement un argument que nous allons utiliser dans le cas d'une éventuelle demande d'extradition".

Installé à Bruxelles avec une partie de son gouvernement destitué, le président régional destitué a expliqué lors d'une conférence de presse mardi qu'il comptait rester en Belgique avec quelques-uns de ses "ministres" pour "expliquer au monde les défaillances démocratiques de l’État espagnol".

Il a par ailleurs affirmé qu'il ne demanderait pas l'asile politique en Belgique, mais a prévenu qu'il ne reviendrait pas en Espagne sans l'assurance de bénéficier d'un procès impartial, accusant le parquet de nourrir un "désir de vengeance" à son endroit.




BFMTV L.A., avec AFP
https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/selon-son-avocat-carles-puigdemont-ne-retournera-pas-en-espagne/ar-AAuj7c1

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Les vaines attentes des indépendantistes
vis-à-vis de l'UE


© Reuters/Yves Herman
La conférence de presse de l'ex-président catalan Carles Puigdemont
au Press Club Europe, à Bruxelles, le 31 octobre 2017.

Le président catalan déchu en appelle à l'Europe depuis Bruxelles. Voici pourquoi les 27 se montrent si peu à l'écoute des indépendantistes.

"Je demande à l'Europe de réagir (...) parce que le cas de la Catalogne interpelle les valeurs sur lesquelles l'Europe est bâtie, et nous avons face à nous un État qui n'entend que la raison de la force", a déclaré Carles Puigdemont, l'ex-président catalan, ce mardi depuis Bruxelles.

Le chef de file des indépendantistes destitué par Madrid après la déclaration d'indépendance de la Catalogne, vendredi, comme ses partenaires, comptait sur l'Union européenne quand ils ont enclenché le processus censé ouvrir la voie à l'indépendance de leur région.

L'ambiguïté vite corrigée de Juncker

Ils ont pu compter sur une certaine neutralité, mais pas sur la bienveillance des institutions de Bruxelles: interrogé mi-septembre sur le référendum du 1er octobre, Jean-Claude Junker déclarait qu'il "respecterait un vote en faveur du oui". Mais en ce cas, ajoutait le président de la Commission européenne, "la Catalogne ne deviendrait pas un membre de l'UE du jour au lendemain. Elle devrait passer par les mêmes procédures d'accession que les membres qui ont rejoint l'UE en 2004."

La Commission avait aussitôt clarifié sa position en expliquant que cette déclaration valait en cas de référendum négocié et légal, or, celui du 1er octobre avait été qualifié d'illégal par la Cour constitutionnelle de Madrid.

"Le discours de Puigdemont s'inscrit dans la tradition de son parti, le PdeCat (centre droit) selon lequel l'indépendance ne se fera pas dans le vide mais dans le cadre de l'UE", rappelle Christian Lequesne, spécialiste de l'UE au Ceri-Sciences-Po.

Les indépendantistes s'attendaient visiblement à plus de soutien de la part des 28. Leurs espoirs ont été vite douchés puisque tous les chefs d’État et de gouvernement, à commencer par Emmanuel Macron, ont apporté leur appui au chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Les seules déclarations un peu plus nuancées ont eu lieu après les violences policières du 1er octobre. "La violence ne peut jamais constituer une réponse ! Nous condamnons toutes les formes de violence et réaffirmons notre appel au dialogue politique", écrivait le Premier ministre belge sur Twitter.

L'UE ne veut pas d'une crise de plus

Pourquoi Bruxelles est-elle si peu disposée à entendre les revendications d'indépendance d'une partie des Catalans ? "L'UE se comporte comme un acteur diplomatique qui préfère la stabilité. Elle a traversé des crises multiples depuis 2009", explique Christian Lequesne. La dernière, celle du Brexit qui a abouti à la sortie d'un État, s'avère d'une énorme complexité. Bruxelles n'a pas envie d'ajouter des crises supplémentaires.

Parmi les 28, certains États sont en outre inquiets d'un possible effet d'entraînement en raison de présence de minorités sur leur sol. C'est la raison pour laquelle plusieurs pays, dont l'Espagne mais aussi la Roumanie ou la Slovaquie, s'étaient montrés réticents à reconnaître l'indépendance du Kosovo. "De manière plus générale, ajoute le politologue, la question de l'élargissement est aujourd'hui taboue en Europe. De surcroît, les traités prévoient qu'un nouvel État ne peut être accepté qu'avec l'accord de tous les membres. Bruxelles n'a aucune envie de s'empêtrer dans une nouvelle crise impossible à régler, sachant que l'Espagne mettrait des bâtons dans les roues."

A ce stade, les chances de succès de Puigdemont pour obtenir une aide de Bruxelles sont très faibles. "Peut-être aura-t-il plus de succès, conclut Christian Lequesne, si son objectif est de faire dire aux 28 que même s'ils ne soutiennent pas l'indépendance de la Catalogne, ils ne peuvent accepter que les organisateurs d'un référendum risquent 30 ans de prison pour avoir concrétisé l'expression politique d'une partie de leurs concitoyens."




L'Express - Catherine Gouëset
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/catalogne-les-vaines-attentes-des-indépendantistes-vis-à-vis-de-lue/ar-AAuhB0u

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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«Le gouvernement Puigdemont
a été le pire de l'histoire de la Catalogne»


© Fournis par Libération - Esther Niubó au Parlement régional, à Barcelone.

Opposée à l'indépendance, la députée du parti socialiste catalan Esther Niubó dresse un bilan sévère de la législature entamée en 2015 et dessine les enjeux des élections du 21 décembre.

Esther Niubó est porte-parole du Parti socialiste catalan (PSC), allié du PSOE, et députée régionale. Son groupe parlementaire n’a pas participé au vote proclamant l’indépendance vendredi dernier et a quitté l’hémicycle pour protester contre une démarche qu’il jugeait illégale. Nous l’avons rencontrée au siège du PSC à Barcelone.

Quel bilan tirez-vous de la législature qui vient de prendre fin, avec un Parlement à majorité indépendantiste ?

C’est sans conteste le pire de l’histoire de la Catalogne. Le gouvernement Puigdemont a été très pauvre en idées. L’indépendance a absorbé toute son énergie. Ils ont voulu séparer la Catalogne de l’Espagne, mais ils sont presque parvenus à détruire la cohésion de la société catalane. Nous sommes une terre d’accueil pour de nombreuses personnes d’autres régions d’Espagne ou du Maghreb. La langue catalane est pour eux un facteur d’intégration. Cette unité a été mise en danger, comme le montrent les manifestations pro-espagnoles qui ne s’étaient jamais produites. Le gouvernement a aussi appauvri la région en provoquant le départ de sociétés, et ruiné sa réputation à l’étranger.

La déclaration d’indépendance de vendredi parle d’une «république solidaire». La politique sociale du gouvernement était-elle sur cette ligne ?

Si c’était le cas, ils l’ont bien caché. Le gouvernement Puigdemont n’a qu’une initiative positive à son actif : le revenu minimum d’insertion, qui se met en place en ce moment. Pour le reste, l’éducation et la santé restent sous-financés. Les budgets n’ont pas rattrapé les coupes budgétaires de 2011, alors que l’économie s’est redressée. Au niveau national le PDeCAT (Parti démocrate européen catalan, la formation de Carles Puigdemont) a très souvent voté avec le Parti populaire [du Premier ministre conservateur Mariano Rajoy, ndlr] à Madrid.
En 2012, Artur Mas, président de la communauté, affirmait que la Catalogne était la région qui avait le plus dégraissé son administration, et s’en félicitait. En matière d’éducation, ils ont voté avec le PP les conventions avec les écoles privées de l’Opus Dei (congrégation catholique ultraconservatrice), où les classes ne sont pas mixtes. Aucun financement n’a été dégagé pour l’éducation inclusive (intégration des élèves souffrant de handicaps). La réforme très libérale du droit du travail du PP a été votée par le PDeCAT en 2012. Les exemples sont multiples.

L’échec de la proclamation d’indépendance ne va pourtant pas effacer le désir de sécession qu’ont manifesté de nombreux Catalans.

Toutes les options politiques sont respectables, et l’indépendantisme en est une. Elle doit pouvoir s’exprimer. Nous socialistes ne sommes pas indépendantistes mais fédéralistes, et nous pensons que la solution de la crise passe par une profonde réforme constitutionnelle qui reconnaîtrait l’Espagne comme une réalité pluriculturelle et plurilinguistique, une nation de nations. Nous demandons aussi un financement plus juste, nous sommes la troisième communauté autonome d’Espagne (en PIB par habitant) et ce que nous recevons ne correspond pas à notre poids économique. Une nouvelle constitution doit nous permettre de parvenir à une Espagne plus démocratique, surtout en matière de droits sociaux.

Comment voyez-vous les élections du 21 décembre ?

Les coalitions de la précédente campagne vont éclater. Et en premier lieu Junts pel Si (Ensemble pour le Oui, indépendantiste) qui réunissait un parti historiquement indépendantiste, Esquerda Republicana de Catalunya (ERC), et un autre, PDeCAT, qui l’est devenu par opportunisme électoral. Un tel attelage n’est plus envisageable. Et avec la CUP, formation anticapitaliste, encore moins. Je verrais plutôt une coalition post-élections entre ERC et Catalunya en Comu, la mouvance de Podemos réunie autour d’Ada Colau (la maire de Barcelone) et ses proches.

Et pour votre parti ?

Dans la législature qui vient de s’achever nous étions la troisième force politique en nombre de députés, et la première à gauche. Nous espérons qu’une nouvelle majorité émergera le 21 décembre. Je ne ressens pas de rejet de la politique dans l’opinion, les électeurs savent que dans un paysage politique morcelé on ne peut gouverner que par des alliances.

Les législatives ont lieu dans cinquante jours. Que va-t-il se passer d’ici là ?

Le refus de Puigdemont de convoquer lui-même des élections rendait inéluctable l’application de l’article 155 de la Constitution. La position de Pedro Sanchez et du PSOE, que nous soutenions, était d’obtenir une suspension de l’autonomie régionale la plus courte et la moins agressive possible. De ce point de vue, nous sommes plutôt satisfaits.





Liberation - François-Xavier Gomez
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/«le-gouvernement-puigdemont-a-été-le-pire-de-lhistoire-de-la-catalogne»/ar-AAuleyG

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Carles Puigdemont «exige la libération»
des huit ministres catalans incarcérés


© AURORE BELOT / AFP

Carles Puigdemont, le président catalan destitué, s'est exprimé depuis Bruxelles


JUSTICE - Le président catalan destitué s’exprimait depuis la Belgique, où il s’est réfugié…

Le président catalan destitué Carles Puigdemont a exigé ce jeudi la libération des huit anciens ministres régionaux placés en détention provisoire quelques heures plus tôt par la justice espagnole, dans une brève intervention télévisée.

«Comme président du gouvernement légitime de Catalogne, j’exige la libération des conseillers (ministres) et du vice-président» Oriol Junqueras, a-t-il déclaré lors d’un discours retransmis à la télévision régionale catalane, qui a précisé que Carles Puigdemont s’exprimait depuis la Belgique.

Les ministres passeront devant la Cour suprême espagnole le 9 novembre

Parmi ces huit responsables indépendantistes figure Oriol Junqueras, le numéro deux de Carles Puigdemont, qui est parti en Belgique et refuse de répondre aux convocations de la justice. Un neuvième ministre, qui avait démissionné avant la proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre, a également été écroué mais sera libéré dès versement d’une caution de 50.000 euros.

Les huit ministres catalans seront entendus le 9 novembre prochain par un juge de la Cour suprême espagnole qui pourrait les inculper pour sédition et rébellion, a annoncé la haute juridiction. Le procureur général a demandé que tous soient inculpés pour détournement de fonds publics, sédition et rébellion. Des chefs d’accusation étant passibles de longues peines d’emprisonnement, entre quinze et trente ans.




20Minutes - 20 Minutes avec AFP
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/catalogne-carles-puigdemont-«exige-la-libération»-des-huit-ministres-catalans-incarcérés/ar-AAunqgZ?li=BBoJIji

 

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Catalogne : huit ministres en prison


Carles Puigdemont, désigné pour présider la Catalogne, le 10 janvier 2016 à Barcelone | afp

La juge Carmen Lamela de l'Audience Nationale, tribunal chargé des affaires sensibles, "le fera durant la journée de vendredi", a assuré jeudi en fin de soirée à l'AFP une source judiciaire à Madrid.

Depuis Bruxelles, l'avocat de M. Puigdemont, Me Paul Bekaert, avait déclaré jeudi soir à la télévision flamande VRT: "Mon client vient de me dire que (le mandat d'arrêt) a été émis à l'encontre du président et de quatre ministres qui se trouvent en Belgique" depuis lundi et ont refusé de se présenter au tribunal.

"Cela signifie dans la pratique que la justice espagnole va maintenant envoyer une demande d'extradition au parquet fédéral de Bruxelles", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le point de savoir si le dirigeant séparatiste allait rester en Belgique, l'avocat a répondu: "Bien entendu. Il s'est engagé à coopérer pleinement avec les autorités belges".

Une fois la demande d'extradition transmise à la justice belge, celle-ci aurait 60 jours pour étudier le dossier. Au cas où sa demande d'extradition serait approuvée par un juge belge, M. Puigdemont fera appel, a précisé Me Bekaert.

Plus tôt dans la soirée, dans un court message diffusé par la télévision régionale catalane, le président catalan destitué par Madrid a "exigé la libération" de ses collègues incarcérés, affirmant que la décision de la justice n'était "plus une affaire interne espagnole" et que la communauté internationale devait "se rendre compte du danger" qu'elle constituait.

- 'Honte à l'Europe !' -

Vingt mille personnes, selon la police municipale, se sont rassemblées dans la soirée à Barcelone, à l'appel du mouvement indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC).

"Ce n'est pas une justice, c'est une dictature !", scandaient les manifestants, ou encore "honte à l'Europe !", qui a refusé d'intercéder en faveur des séparatistes.

Moins d'une semaine après le vote par le parlement régional de la déclaration d'indépendance de la Catalogne, le 27 octobre, Oriol Junqueras, le numéro deux de ce gouvernement, et sept autres de ses membres ont été inculpés de sédition et de rébellion et écroués à l'issue de leur audition à Madrid.

Un neuvième ministre, Santi Vila, qui avait démissionné avant la proclamation de la "République" et le seul à avoir répondu aux questions de la magistrate, pourra être mis en liberté provisoire moyennant le paiement d'une caution.

Dans son ordonnance, la juge explique l'ordre d'incarcération par le risque de fuite des inculpés.

Cinq membres du bureau du Parlement catalan, dont la présidente Carme Forcadell, ont quant à eux obtenu un report au 9 novembre de leur audition pour pouvoir préparer leur défense.

Tous sont accusés, avec deux dirigeants d'associations indépendantistes, l'ANC et Omnium, déjà incarcérés, d'avoir organisé depuis fin 2015 "un mouvement d'insurrection active" pour parvenir à la sécession, ignorant toutes les décisions de justice, y compris l'interdiction d'organiser un référendum d'autodétermination le 1er octobre.

Les autorités catalanes affirment qu'à ce référendum le "oui" à la sécession a remporté 90,18% des voix, avec une participation de 43% malgré l'intervention parfois violente de la police pour empêcher son déroulement.

Elles se sont appuyées sur ces résultats invérifiables pour proclamer vendredi l'indépendance de la "République catalane". Le gouvernement espagnol a alors immédiatement pris le contrôle de la région, destituant son gouvernement et convoquant des élections pour le 21 décembre.

- 'Esprit de vengeance' -

Carles Puigdemont avait présenté mercredi comme une tactique concertée la répartition de son gouvernement entre l'Espagne et la Belgique: certains iraient à Madrid "dénoncer la volonté de la justice espagnole de poursuivre des idées politiques", les autres resteraient à Bruxelles "pour dénoncer devant la communauté internationale ce procès politique", avait-il expliqué dans un communiqué émis au nom du "gouvernement légitime" de Catalogne.

L'avocat de deux députés, Javier Melero, a toutefois semblé instiller le doute sur la réalité de cette concertation, regrettant publiquement l'absence de M. Puigdemont à sa convocation.

"Quand vous ne paraissez pas devant la justice alors que vous êtes convoqué, cela nuit toujours au reste des mis en cause", a-t-il prévenu.

Les incarcérations ont été jugées "disproportionnées" par la section catalane du Parti socialiste, pourtant anti-indépendantiste.

La maire de Barcelone, Ada Colau, a qualifié cette décision d'"erreur politique gravissime qui nous éloigne de la solution", affirmant qu'elle ne s'expliquait que "par l'esprit de vengeance et la volonté d'humilier".

Dans une interview publiée vendredi par le quotidien français Le Figaro, le ministre espagnol des Affaires étrangères estime que "Puigdemont veut internationaliser la crise". "Le choix de la Belgique n’est pas anodin. Les indépendantistes flamands montrent de la sympathie à l’égard de la Catalogne, et le gouvernement belge semble aussi enclin à une certaine compréhension", affirme encore Alfonso Dastis.

Parmi les manifestants à Barcelone, Ramon Jornet, un publicitaire de 50 ans, a estimé que c'était "une grave erreur de l’État espagnol d'utiliser la justice de manière partisane. Cela ne fera qu'enflammer les rues".

La télévision catalane a retransmis des images de manifestations dans plusieurs autres villes de la région, notamment Gérone, Taragone et Lerida.

Et même le FC Barcelone a pris position, disant dans un communiqué "regretter" l'incarcération des huit dirigeants destitués.


Menara.ma / AFP / 03.11.2017
http://www.menara.ma/fr/actualités/monde/2017/11/03/2295655-catalogne-huit-ministres-en-prison.html

 

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Catalogne: la coalition indépendantiste
risque de perdre la majorité


© Fournis par AFP
Principaux événements en Catalogne, depuis le référendum du 1er octobre jusqu'au 3 novembre

La coalition des partis indépendantistes pourrait perdre la majorité absolue aux élections régionales du 21 décembre en Catalogne, selon des sondages publiés dimanche.

Selon un sondage publié par le quotidien catalan La Vanguardia et mené du 30 octobre au 3 novembre, les trois formations indépendantistes recueilleraient de 66 à 69 sièges dans le Parlement régional, qui en comprend 135 et où la majorité absolue est de 68 sièges.

Ces trois partis, l'ERC (Gauche républicaine de Catalogne), le PDeCAT (Parti démocrate européen catalan, conservateur indépendantiste) et la Candidature d'unité populaire (CUP, extrême gauche), disposent à l'heure actuelle de 72 sièges.

Selon un autre sondage publié par le quotidien conservateur La Razon, les trois partis pro-indépendance ne recueilleraient que 65 sièges, soit sept de moins qu'en 2015.

Le nombre des électeurs en faveur de l'indépendance reculerait pour sa part de 1,9 million en 2015 à 1,7, sur un électorat total de plus de 5 millions d'électeurs, selon le sondage publié par La Razon.

En termes de voix, précise le sondage de La Vanguardia, les trois formations indépendantistes recueilleraient 46% des voix, soit 1,8% de moins que lors des dernières élections régionales de septembre 2015.

Selon le même sondage, les partis unionistes recueilleraient au contraire davantage de voix. Le Parti populaire du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, le parti centriste des Ciudadanos et le Parti socialiste de Catalogne totaliseraient 44% des voix, soit 5% de plus qu'en 2015.

La plupart des 10% restants, toujours selon ce sondage, iraient à Catalunya en Comu, une formation hostile à l'indépendance mais qui est favorable à un référendum légal.
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La Catalogne est actuellement sous l'administration directe de Madrid après la déclaration d'indépendance le mois dernier par la majorité séparatiste. Mariano Rajoy a convoqué les élections du 21 décembre pour "restaurer la normalité" dans la région.




AFP
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/catalogne-la-coalition-indépendantiste-risque-de-perdre-la-majorité/ar-AAusxGL#image=1

 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
Membre du personnel
Puigdemont se livre à la police belge :
et maintenant ?


© Aurore Belot - AFP
Le leader indépendantiste Carles Puigdemont, entouré de plusieurs de ses anciens ministres régionaux,

lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 31 octobre 2017.

Le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont et quatre de ses conseillers ont été mis en garde à vue ce dimanche. La justice belge a jusqu'à trois mois pour se prononcer sur l'exécution ou non des mandats d'arrêt européens dont ils font l'objet.

Le leader indépendantiste catalan destitué Carles Puigdemont et quatre de ses anciens ministres se sont rendus ce dimanche à la police belge, avant d'être placés en garde à vue. Les cinq font l'objet de mandats d'arrêt européens: une procédure qui comprend plusieurs étapes et peut durer jusqu'à trois mois.

Le parquet de Bruxelles a demandé dimanche à un juge d'instruction de statuer sur la détention ou non de Carles Puigdemont, Maria Serret, Antoni Comin, Luis Puig et Clara Ponsati, visés chacun par un mandat d'arrêt européen (MAE) émis par l'Espagne. Ils sont soupçonnés par la justice espagnole de "rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l'autorité".

Le juge d'instruction a 24h pour se prononcer

Le juge dispose de 24h à compter de leur arrestation pour se prononcer, soit avant lundi matin, 9h17. Il peut soit décider de délivrer un mandat d'arrêt -dans ce cas les personnes sont envoyées en prison-, soit les laisser libres, éventuellement sous condition ou sous caution.

Une fois que le juge d'instruction s'est prononcé, il revient à la Chambre du conseil de prendre dans les 15 jours une décision sur l'exécution du MAE.

Une possibilité d'appel

Le parquet comme la personne visée peuvent ensuite faire appel devant la Chambre des mises en accusation, ce qui ouvre un nouveau délai de 15 jours.

En fin de procédure, il existe encore la possibilité d'un pourvoi en cassation. Là encore, la juridiction dispose de 15 jours pour rendre une décision.

Une décision finale sous 60 ou 90 jours

Selon le ministère de la justice belge, la décision finale doit être prise sous 60 jours ou 90 jours "en cas de circonstances exceptionnelles". Si la décision est prise d'exécuter le MAE, la personne doit alors être remise sous 10 jours à l'Etat émetteur du mandat.

"Des cas de refus subsistent", note le ministère belge de la Justice. Mais selon des avocats interrogés par l'AFP, ces cas sont rares.

L'avocat de Carles Puigdemont, Paul Bekaert, pourrait faire valoir le risque d'atteinte aux droits fondamentaux, notamment le risque de ne pas bénéficier d'un procès équitable.



BFMTV - L.A., avec AFP
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/puigdemont-se-livre-à-la-police-belge-et-maintenant/ar-AAutnJa?li=BBoJIji

 
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