Attaques de Paris : Evénements

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Conseils utiles en cas d'attaque terroriste


© Visual Press Conseils utiles en cas d'attaque terroriste

C’est un livre utile mais qu’on aurait aimé ne jamais vous conseiller. Pourtant, l’ouvrage de Philiipe Lobjois et de Michel Olivier peut sauver des vies en cas d’attaque terroriste.

Mieux vaut prévoir que subir… Telle est la devise de Philippe Lobjois et de Michel Olivier, auteurs de «Ne pas subir. Petit manuel de résistance en temps de guerre terroriste». Dans cet ouvrage, classé 30e dix jours après sa sortie, le grand reporter de guerre qui a notamment vécu sous les bombes de Sarajevo et l'ancien officier des forces spéciales nous livrent leur guide de survie en cas d'attaques terroristes. Des conseils en vrac qui résonneront comme une onde de choc.

Si vous êtes dans le métro

«Évitez les casques sur les oreilles. Placez-vous soit dans le wagon de tête ou de queue. Les paquets piégés sont généralement déposés dans les rames du milieu. Cela vous permettra de quitter la rame au plus vite en partant par la voie.»

Si vous êtes victime d'une fusillade

- Les voitures : Elles ne sont plus en métal comme autrefois mais en matériaux composites. N'importe quelle balle traverse un véhicule de part en part. Abritez-vous au niveau des roues et du bloc-moteur.

- Les bacs à fleurs : Ils sont remplis de terre, donc très performants et efficaces contre les balles et les éclats.

- L'eau : Comme la terre et le sable, l'eau ralentit la puissance d'une balle. Une balle de kalachnikov tirée sous l'eau est efficace sur 1,50 m puis se retourne sur elle-même, perdant son pouvoir mortel.

Si vous êtes chez vous

Ne pas s’approcher des fenêtres et éteindre la lumière. Rejoignez la salle de bain et la baignoire. La céramique et l’émail sont de très efficaces pare-balles. La densité du papier est aussi un puissant pare-balles. S'abriter derrière une bibliothèque n'est donc pas absurde. »

Qui aurait pu croire qu'un jour, malheureusement, ce guide pratique en temps de guerre terroriste deviendrait utile, voire indispensable ?

«Ne pas subir. Petit manuel de résistance en temps de guerre terroriste» de Philippe Lobjois et Michel Olivier, édition Fayard.



Joséphine Simon-Michel



ParisMatch - Il y a 3 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/conseils-utiles-en-cas-dattaque-terroriste/ar-BBrOCpK


 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats de Paris:
comment la France et la Belgique coopèrent ?

© Fournis par BFMNews

Equipe commune d'enquêteurs, magistrat de liaison, échange de renseignements... comment la France et la Belgique, base arrière de la cellule jihadiste qui a tué 130 personnes le 13 novembre à Paris, coopèrent dans l'enquête?

Créée dans les jours qui ont suivi les attentats, une équipe commune d'enquête rassemble l'ensemble des magistrats et policiers saisis de l'enquête dans les deux pays. Concrètement, elle permet à des enquêteurs français de se déplacer en Belgique pour assister à certains actes diligentés par leurs homologues. Ils sont notamment présents lors des auditions de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos parisiens, interrogé à au moins deux reprises depuis son interpellation à Bruxelles, le 18 mars.

"Ils ne participent pas aux interrogatoires, ils sont là en tant qu'observateurs", explique Carine Couquelet, avocate d'Hamza Hattou qui a ramené Abdeslam à Bruxelles le lendemain des attaques.

Bientôt un magistrat de liaison

Des Français assistent aussi à des perquisitions, comme le 15 mars dans un appartement bruxellois qui a servi de planque à Salah Abdeslam. La perquisition avait dégénéré et quatre enquêteurs, dont une Française, avaient été blessés au cours d'une fusillade. L'équipe commune permet ainsi aux Français d'avoir accès rapidement aux écoutes téléphoniques, images de vidéosurveillance, ou tout autre scellé saisi par leurs homologues Belges. Des équipes franco-belges travaillent sur quatre autres dossiers terroristes: l'attentat au Musée juif de Bruxelles, l'attaque ratée dans le Thalys, la filière jihadiste démantelée de Verviers en Belgique, et le projet d'attentat déjoué en France après l'arrestation de Reda Kriket.

Le procureur de Paris, François Molins, s'entretient "plusieurs fois par jour" avec le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw, assure le député socialiste Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission d'enquête parlementaire française sur le 13 novembre. Mais la coopération entre Paris et Bruxelles reste pointée du doigt. Pour faire taire les critiques, les deux gouvernements ont annoncé en février la nomination prochaine d'un magistrat de liaison détaché à l'ambassade de France à Bruxelles. Ce "trait d'union" aura pour mission de "fluidifier l'entraide" et de familiariser les magistrats avec le système judiciaire du pays voisin alors que des différences notables existent, notamment en termes de garde à vue ou de perquisition, ce qui complique le travail des enquêteurs.

Trois scénarios envisagés

Il dépend de la bonne volonté de chaque Etat. "Cela circule plutôt bien. Mais la culture n'est pas à l'ouverture totale", relève Michaël Dantinne, criminologue à l'université de Liège. "Pour être efficace, il faudrait une plateforme d'échanges au sein des services européens et on en est très loin." Des spécialistes pointent aussi l'organisation complexe de la collecte de renseignements côté belge: l'existence de 192 forces locales de police et, pour Bruxelles, de 19 communes autonomes, dont Molenbeek, Forest et Schaerbeek au coeur de l'enquête, ne favorise pas le partage des informations.

De nombreux suspects interpellés en Belgique, aux premiers rangs desquels Salah Abdeslam et Mohamed Abrini, soupçonné d'avoir eu au moins un rôle de logisticien dans les tueries de Paris, intéressent la France. Mais, les attentats du 22 mars à Bruxelles ont compliqué la donne: Abrini a reconnu être "le troisième homme" de l'aéroport de Zaventem et les enquêteurs belges s'interrogent sur le rôle qu'aurait pu jouer Salah Abdeslam s'il n'avait pas été arrêté quatre jours plus tôt.

"On travaille pour savoir qui va récupérer qui", relève une source proche du dossier.

Trois scénarios sont envisagés. D'abord une remise différée comme cela devrait être le cas pour Salah Abdeslam, qui devrait être transféré définitivement en France une fois que les Belges l'auront entendu. Pour les autres suspects, des remises temporaires peuvent être envisagées. "On va les limiter au maximum car des allers-retours entre pays posent des problèmes de sécurité", explique une source proche de l'enquête. Troisième hypothèse, les Belges peuvent également proposer aux juges français de se déplacer chez eux pour les interroger.





BFMTV - la rédaction avec AFP
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-de-paris-comment-la-france-et-la-belgique-coopèrent/ar-BBrPAnO
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Un exercice antiterroriste
sans précédent à Paris


© MIGUEL MEDINA/AFP

Deux membres du GIGN lors de l'exercice grandeur nature
dans la gare Montparnasse de Paris.

En présence de Bernard Cazeneuve, environ 150 hommes des unités d'élite du GIGN, du Raid et de la BRI ont simulé dans la nuit de mardi à mercredi une intervention sur une fausse attaque terroriste dans la gare Montparnasse.

Le dispositif est impressionnant et le scénario imaginé pour l'exercice fait froid dans le dos. Les unités d'élite, Raid, BRI et GIGN, ont mis en application dans la nuit de mardi à mercredi les nouvelles consignes en cas d'attentat de masse.

Neuf «terroristes» ont fait irruption dans la gare Montparnasse, à Paris, tuant plusieurs voyageurs. Trois d'entre eux se sont dirigés vers le hall des billets et six autres vers les quais. Arrivée sur les lieux, la force d'intervention rapide (FIR) de la BRI a abattu un des «terroristes», deux se sont enfermés dans une pièce avec des otages et les six autres se sont dirigés vers deux rames de TGV.

Un PC de sécurité est installé dans la gare regroupant policiers de la BRI et du Raid et gendarmes du GIGN. Caméras, plans, radios...les trois unités travaillent de concert, sous un commandement unique. Il est alors décidé d'engager également le GIGN et le Raid sous le commandement de Jean-Michel Fauvergue, chef du Raid.

Ce sont quelque 150 hommes qui ont donné l'assaut à deux rames de TGV (Raid et GIGN) et la pièce pleine d'otages (BRI). Le «top assaut» est donné. Quelques explosions retentissent dans la gare. Les radios crépitent. Dans cette fausse attaque terroriste, le but est d'agir vite.

On annonce «GIGN un terroriste abattu», «BRI deux terroristes abattus, évacuation des otages», «GIGN dépiégeage en cours», «Raid deux terroristes abattus»...
En dix minutes, l'assaut est terminé, les otages libérés sans blessés. L'exercice est fini. Il met en pratique le «schéma d'intervention» annoncé le jour même par Bernard Cazeneuve, censé mettre les unités d'élite en ordre de bataille en cas d'attaque d'envergure.

Le but est d'améliorer la coopération entre unités et de permettre leur arrivée rapide lors d'une attaque «multisites» comme celle qui a fait 130 morts le 13 novembre à Paris, en faisant fi des rivalités et des compétences territoriales.

«Ce nouveau schéma d'intervention n'est pas une rupture par rapport à ce qui se produisait au cours des années précédentes mais un rehaussement, un perfectionnement», a assuré à la presse le ministre de l'Intérieur, à l'issue de la simulation à laquelle il a assisté avec le préfet de police de Paris, Michel Cadot. «La difficulté est qu'au top assaut, les trois forces puissent intervenir en même temps», a expliqué Jean-Marc Falcone, directeur général de la police nationale, pour qui cette mutualisation des forces peut-être considérée comme «un grand pas». «On a franchi un cap incontestablement dans la coordination», approuve son homologue Denis Favier, le patron de la gendarmerie, évoquant «des avancées considérables».






Le Figaro - Mathilde Siraud, AFP Agences, Reuters AP
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/un-exercice-antiterroriste-sans-précédent-à-paris/ar-BBs0uj7?li=BBoJIji
 

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L'ombre d'un "ministre" de Daech
derrière les attentats de Paris et Bruxelles
Un seul et même homme est-il responsable de tous les récents attentats en Europe ? Si une connexion syrienne a toujours été établie, que ce soit dans les tueries de janvier et de novembre 2015 à Paris ou dans celles de mars 2016 à Bruxelles, l'identité du commanditaire est toujours restée inconnue.



Des documents internes de l'Etat islamique, révélés dans le cadre des Daech leaks, attestent que le porte-parole de l'organisation terroriste aurait coordonné les attaques de Paris et de Bruxelles depuis la Syrie.
Il est la voix de Daech. Celle qui appelle "chaque musulman" à "tuer tout infidèle". Celle qui promet monts et merveilles à ceux qui rejoindront les rangs de l'Etat islamique (EI). Abou Mohammed al-Adnani serait le principal recruteur de djihadistes étrangers au sein de Daech et pourrait être le commanditaire des attentas de Paris et de Bruxelles.


 

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Deux djihadistes avouent
qu'ils ont été missionnés pour frapper la France

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBsdGw9.img?h=351&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f
Suspectés de lien avec les auteurs des attentats du 13 novembre, ces deux hommes avaient été arrêtés en Autriche en décembre dernier. Selon Le Parisien et le Washington Post, ils étaient partis de Syrie avec les deux Irakiens qui se sont fait exploser au Stade de France.

En Autriche, deux faux migrants, arrêtés en décembre dernier, ont avoué, en février dernier, qu'ils avaient reçu pour instruction de frapper la France, selon Le Parisien et le Washington Post. Les enquêteurs avaient déjà identifié ces deux hommes, qui avaient menti sur leurs noms: le premier, Muhammad Usman, est un Pakistanais de 22 ans. Un renseignement étranger le présente comme ayant été «artificier» auprès de deux groupes djihadistes pakistanais réputés proches d'al-Qaida: le Lashkar-e-Jhangvi et le Lashkar-e-Toiba.

Le second, Adel Haddadi, est un Algérien de 28 ans qui aurait, lui, rejoint en février 2015 les rangs de l'État islamique (EI). Partis de Syrie avec les deux Irakiens qui se sont fait exploser au Stade de France, les deux djihadistes sont soupçonnés d'être liés aux auteurs des attentats du 13 novembre. De la Syrie à l'Autriche, leur interrogatoire permet de retracer leur parcours.



 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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"Comment perdre la guerre contre le terrorisme" :
un expert fait le bilan de la gestion des attentats


© Fournis par Francetv info
Ce n’est pas un livre, c’est une série d’uppercuts. Une sorte de combat livré en dix chapitres, comme dix rounds. Les coups sont ajustés et ils font mal. Qui est ainsi visé ? Les gouvernants qui se sont succédé depuis dix ans et, avec eux, tout notre système de sécurité.

Pourquoi ? Le titre de l’ouvrage est explicite : Comment perdre la guerre contre le terrorisme. Dès la première ligne, son auteur François Heisbourg est en colère. Furieux serait plus adapté. Aux yeux de ce spécialiste de la stratégie et de l’antiterrorisme, la gestion des attentats en 2015 a été calamiteuse. Sa démonstration tient donc en dix commandements, "les dix règles à suivre scrupuleusement si l’on veut être sûr de perdre face à Daech", grince celui qui s’est juré de dire leurs quatre vérités aux pouvoirs publics.

Pour francetv info, François Heisbourg passe en revue les insuffisances, les défaillances et les manquements qu'il a listés après les attentats qui ont ensanglanté Paris en janvier et en novembre.

Francetv info : dans votre livre vous dénoncez, de manière assez virulente, le manque d'informations sur les enquêtes concernant les attentats de novembre. Pourquoi tant de colère ?

François Heisbourg : ma colère vient du refus de l’actuel gouvernement de mettre en place une commission nationale d’enquête sur les attentats. Ce que les Américains ont fait après le 11-Septembre. Le rapport qui a été rédigé à ce moment-là a beaucoup appris sur les remèdes à mettre en place, en voyant ce qui avait fonctionné ou pas. J’avais suggéré que l’on fasse de même en France, dès le mois de décembre 2015. Réponse : un silence glacé. Les responsables politiques refusent de s’engager dans ce type de démarche. Le refus de comprendre ce qui s’est passé, avec sans doute la crainte de découvrir ce qu’on n’a pas fait et tout ce qu’on aurait dû faire, constitue la marque des grands médiocres.

L’enjeu est pourtant crucial. Face au terrorisme, il faut anticiper, gérer, communiquer. Nous faisons tout cela très mal. Et c’est pire encore quand il s’agit de tirer les leçons de nos erreurs, a fortiori quand on ne veut pas s’en expliquer. Chez les militaires, on appelle cela le retour d’expérience, le "RetEx", et c’est systématique.

Sur quels sujets estimez-vous que l'on manque d'informations ?

Les événements du Bataclan restent une énigme, après l’intervention héroïque du commissaire de la Bac. Face à trois terroristes surarmés, il est en effet parvenu à tuer l’un d’eux. Mais après, que s’est-il passé ? Des dizaines d’hommes du Raid, du GIGN et des secours médicaux sont arrivés sur place. Comment se sont déroulés leurs faits et gestes ? Aujourd’hui, on ne sait pas. On n’a pas de chronologie précise détaillée. Et l’on peut se demander au passage pourquoi l’électricité n’a pas été coupée dès le début des opérations. Pourquoi les jihadistes ont-ils pu agir en pleine lumière ?

Vous dénoncez aussi des manquements en matière de renseignement. Vous estimez que si "la quasi-totalité des auteurs d’attentats avaient bien été repérés, dûment fichés S", les services ont ensuite failli. C'est-à-dire ?

La question que je pose est celle que j’appelle le "renseignement de proximité". C’est lui qui aurait peut-être permis de ne pas perdre de vue ces individus. Certes, ce type de renseignement ne peut pas tout, et on sait qu’il faut une douzaine d’hommes pour assurer la filoche d’un suspect. Mais un coup fatal lui a été porté en 2008 avec la création de la Direction centrale du renseignement intérieur. Les conséquences ont été lourdes pour le service des Renseignements généraux, qui s’est retrouvé démantelé. Ajoutez à cela la marginalisation en matière de renseignement de la gendarmerie. Ils sont pourtant 100 000 qui agissent sur plus de 90% du territoire…

Ces structures avaient l’immense mérite d’opérer un maillage fin de notre pays. C’est sous Sarkozy que tout cela s’est fait. Cette question n’est que partiellement corrigée par l’actuelle tentative de recréation d’un renseignement territorial par le gouvernement. C’est très bien, mais la destructuration actuelle a été si dramatique et profonde qu’il faudra plusieurs années pour rebâtir l’édifice en terme de moyens et de recrutement.

Ce ne sont pas les seuls reproches que vous adressez aux responsables politiques…

Prenons par exemple la décision de bombarder des zones tenues par Daech. Etait-elle pertinente ? Si l’on prétend lutter contre les terroristes, il ne faut pas oublier que ces derniers viennent pour la plupart de chez nous. Il y a aussi les mots utilisés par le Premier ministre pour décrire la situation : le terme de "guerre" ou l'évocation peu après les attentats de novembre d'un "risque d’armes chimiques et bactériologiques". Etait-ce responsable ? N'a-t-on pas joué sur les peurs ?

En ce qui concerne le débat sur la déchéance de nationalité, démonstration a été faite qu’on se préoccupait davantage de l’exploitation politique de la situation que de la lutte contre le terrorisme. François Hollande a pensé qu’il allait pouvoir marquer des points contre la droite classique, fort des sondages qui affirmaient que 85% des Français l'approuvaient. Pas un instant le pouvoir ne s’est posé la question de savoir si c’était intelligent, ou si cela n’allait pas provoquer des effets parfaitement désastreux. Car d’une certaine manière, on a dit à trois millions et demi de Français qu’ils étaient moins français que les autres.






francetv info
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/comment-perdre-la-guerre-contre-le-terrorisme-un-expert-fait-le-bilan-de-la-gestion-des-attentats/ar-BBstU4R?li=BBoJIji
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats du 13 novembre :
où en est l'enquête ?


© LIONEL BONAVENTURE/AFP
Des policiers lors de l'intervention à Saint-Denis,
le 18 novembre dernier.

Il y a six mois, jour pour jour, la France subissait la pire attaque de son histoire depuis la Seconde Guerre mondiale. 130 personnes sont mortes, 351 blessées. Le pays vit depuis en état d'urgence. Le Figaro fait le point sur les avancées de l'enquête et les zones d'ombre qui demeurent.

Les avancées

• L'arrestation de Salah Abdeslam le 18 mars. Après quatre mois de traque, le dixième homme des commandos de Paris a été retrouvé dans un appartement au cœur du quartier de Molenbeek à Bruxelles. Cette arrestation a donné un sérieux coup à la cellule terroriste franco-belge qui a froidement abattu 130 personnes et fait 351 blessés le 13 novembre dernier au cours de trois opérations suicides coordonnées. Mais ce coup de filet n'a pas permis d'empêcher la même cellule djihadiste de commettre, quatre jours plus tard, un double attentat dans la capitale belge faisant 32 morts.
Seul rescapé des commandos, Abdeslam, remis aux autorités françaises fin avril, a été notamment inculpé pour assassinats à caractère terroriste. Si son avocat français Frank Berton, a assuré que son client «a des choses à dire», les familles des victimes ne s'attendent pas à ce qu'il dise la vérité. Son procès ne devrait pas avoir lieu avant au moins trois ans.

• Un réseau djihadiste tentaculaire mis à jour. Kamikazes, soutiens, logisticiens, organisateurs...À ce stade, les enquêteurs ont identifié une quarantaine de personnes dans le réseau franco-belge à l'œuvre derrière les tueries de Paris et Bruxelles. Une vingtaine de suspects ont été mis en examen ou inculpés, pour la plupart en Belgique, base arrière de cette nébuleuse terroriste liée au groupe État islamique qui a revendiqué les attentats.

L'un d'entre eux, Mohamed Abrini, intéresse autant la justice belge que française. Surnommé l'«homme au chapeau», il a reconnu être le troisième homme qui accompagnait les deux kamikazes de l'aéroport de Zaventem à Bruxelles, le 22 mars. Il est aussi mis en cause dans les attaques du 13 novembre: deux jours avant, il a été filmé en compagnie de Salah Abdeslam dans une station-service de l'Oise, au nord de la capitale. Les deux hommes circulaient dans une voiture qui a ensuite été utilisée pour convoyer des membres des commandos.

Les zones d'ombre

Si l'enquête progresse, de nombreuses questions demeurent. Qui a donné le feu vert pour frapper Paris? Comment ont été recrutés les assaillants? Qui a fourni les armes? Qui sont les commanditaires? L'identification du ou des cerveaux des attentats reste une priorité pour les enquêteurs.

Le belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud, tué lors de l'assaut du Raid à Saint-Denis le 18 novembre, cinq jours après les attentats, est considéré comme le coordinateur des attaques du 13 novembre. Ces derniers mois, son nom est également apparu dans plusieurs autres affaires, (Verviers, Thalys, Villejuif etc...) aidant les enquêteurs à mieux cerner son mode opératoire.

Un certain «Abou Ahmad» intéresse aussi de près les enquêteurs. Membre de Daech, il est soupçonné d'avoir recruté, depuis la Syrie, deux des kamikazes du Stade de France, ainsi que deux djihadistes, un Algérien et un Pakistanais, arrêtés en Autriche en décembre dernier dans un centre de réfugiés et probablement missionnés pour participer aussi aux tueries de Paris.

Le rôle joué par Fabien Clain reste encore assez flou. Depuis Raqqa en Syrie, sa voix sinistre avait revendiqué les attentats du 13 novembre 2015. Son nom apparaît dans d'autres dossiers de terrorisme: condamné en 2009 pour avoir animé la filière d'Artigat qui acheminait des candidats au djihad en Irak, il est également soupçonné d'avoir téléguidé Sid Ahmed Ghlam, l'auteur présumé de l'attentat avorté de Villejuif.



(Avec AFP)



Le figaro.fr, - Clémentine Maligorne - Il y a 10 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-du-13-novembre-où-en-est-lenquête/ar-BBsZQoR
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Menace terroriste en France:
101 suspects arrêtés depuis janvier


© REUTERS/Gonzalo Fuentes
Selon Bernard Cazeneuve, 15 attentats ont été déjoués depuis 2013.

Six mois après les attentats du 13 novembre, les pires que la France ait jamais connus, "la menace est toujours très élevée". Voilà ce qu'a déclaré Bernard Cazeneuve dans une interview aux quotidiens du groupe Ebra (Le Progrès, Le Dauphine Libéré...) publiée ce vendredi.
Le ministre de l'Intérieur a indiqué que 101 personnes "en lien direct avec le terrorisme" ont été arrêtées depuis janvier et a rappelé que 15 projets d'attentats ont été déjoués depuis 2013.

Il s'est également félicité de l'amélioration de la coopération entre pays de l'UE."Au niveau européen, en grande partie grâce à l'impulsion de la France, les choses avancent", a dit Bernard Cazeneuve: "Outre l'étroit travail de coordination policière et judiciaire franco-belge qui a permis les récentes arrestations, le Parlement européen a enfin adopté le PNR ("Passenger Name Record", registre des données des passagers aériens, NDLR) qui permettra de mieux détecter les mouvements des djihadistes".

Une mobilisation "exceptionnelle" pour l'Euro 2016

Par ailleurs, les contrôles renforcés aux frontières se poursuivent et "depuis six mois, 33 millions de personnes ont été contrôlées dans les deux sens sur l'ensemble de nos frontières, et 17 500 individus n'ont pas été admis sur le sol français", a ajouté le ministre.

Au sujet des événements organisés en France, comme l'Euro-2016 (10 juin-10 juillet), Bernard Cazeneuve ne s'épanche pas sur le détail des mesures de sécurité prises. "Nous les entourons d'une mobilisation exceptionnelle pour assurer le plus haut niveau de sécurité possible. C'est une des raisons pour lesquelles nous prolongeons l'état d'urgence jusqu'au 26 juillet, c'est-à-dire après la fin de l'Euro de football et du Tour de France", a justifié le ministre.






L'Express - Il y a 8 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/menace-terroriste-en-france-101-suspects-arrêtés-depuis-janvier/ar-BBt0eTp
 

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Six mois après le 13 novembre,
que sait-on des suspects ?

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBt0Zw8.img?h=352&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f
Voir l'image sur place, s'il vous plait : © Fournis par BFMNews

Six mois après la pire attaque terroriste ayant frappé son territoire, la France commence à comprendre ce qui s'est passé. Le bilan des victimes s'est stabilisé, on déplore aujourd'hui 130 morts et 413 blessés dont 23 sont toujours pris en charge en Île-de-France.

La traque policière continue, elle a permis de mettre au jour un réseau tentaculaire basé en Belgique et téléguidé depuis la Syrie qui a eu le temps, avant sa disparition, de provoquer la mort de 32 personnes supplémentaires à Bruxelles. Le nombre de personnes impliquées continue d'augmenter et à mesure que la lumière se fait, leur organisation donne le vertige.

Car les attentats de Paris ne se limitent pas aux seuls dix membres des commandos. Il y a une logistique mise en place pour les recruter, les préparer, les équiper, les loger, couvrir les traces des survivants une fois l'attentat perpétré. Leur identité, les fils qui les relient, se découvrent progressivement.

Une trentaine de personnes directement impliquées

Fin avril, on apprenait encore l'existence d'Abou Ahmad qui aurait piloté, peut-être depuis la Turquie, les opérations. Ou bien celle d'Adel Haddadi, qui, avec Muhamad Usman, a été retardé dans son transit en Grèce, ce qui l'a empêché de participer à la tuerie et de faire encore plus de victimes.

A ce jour, une trentaine de personnes sont directement impliquées dans les attaques. La plupart sont mortes, ou bien elles ont été arrêtées. Une seule a été mise en examen aussi bien pour les attentats de Paris que pour ceux de Bruxelles : Salah Abdeslam, ex-ennemi public numéro 1, aujourd'hui détenu dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).





BFMTV - Olivier LAFFARGUE - Il y a 5 heures
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/six-mois-après-le-13-novembre-que-sait-on-des-suspects/ar-BBt0WVL
 

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Attentats : le testament de Mohamed Abrini
retrouvé par les enquêteurs


L'homme au chapeau avait écrit son testament. Mohamed Abrini, inculpé dans l'enquête sur les attentats de Bruxelles et soupçonné d'avoir joué un rôle dans ceux de Paris, s'est confié dans un document retrouvé par les enquêteurs, rapporte mercredi 18 mai BFMTV.
Francetv info revient sur cette nouvelle avancée de l'enquête.

Comment le texte a-t-il été retrouvé ?

Le testament de Mohamed Abrini se trouvait dans un ordinateur, abandonné dans une poubelle de Schaerbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, près de l'appartement d'où sont partis les trois terroristes de l'aéroport de Zaventem. Une découverte qui rappelle celle d'un texte d'Ibrahim El Bakraoui, l'un des kamikazes, retrouvé dans des conditions similaires. Ce document, Mohamed Abrini a tenté de l'effacer : les enquêteurs l'ont retrouvé dans la corbeille de son ordinateur.

Que contient-il ?

Dans ce texte daté du 2 février 2016, le Belgo-Marocain de 31 ans parle de son frère, mort en juillet 2014 dans une attaque suicide en Syrie. Un élément déclencheur de son engagement jihadiste : c'est à ce moment-là qu'il décide de rejoindre le groupe Etat islamique, Daech. Toujours selon BFMTV, Mohamed Abrini qualifie les auteurs des attentats de Paris de "héros" et fait part de sa volonté de mourir en martyr. Il a finalement été arrêté le 8 avril, à Bruxelles.





francetv info - Francetv info
http://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/attentats-le-testament-de-mohamed-abrini-retrouvé-par-les-enquêteurs/ar-BBtbsbq
 

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La France, pays le «plus menacé»
par l'État islamique selon le patron de la DGSI


© MIGUEL MEDINA/AFP Patrick Calvar, le patron de la DGSI.


Auditionné le 10 mai par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale, Patrick Calvar estime que l'État islamique pourrait mener dans l'Hexagone «une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d'engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante».

Une nouvelle campagne terroriste de l'État islamique

La France est «clairement visée» par le groupe État islamique (EI), a déclaré le patron de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, lors de son audition le 10 mai par la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale. Pour lui pas de doute, l'EI planifie de nouvelles attaques, «en utilisant des combattants sur zones et en empruntant les routes qui facilitent l'accès à notre territoire». Une menace d'autant plus importante que l'EI est affaibli en Syrie et en Irak. «Daech se trouve dans une situation qui l'amènera à essayer de frapper le plus rapidement possible et le plus fort possible: l'organisation rencontre des difficultés militaires sur le terrain et va donc vouloir faire diversion et se venger des frappes de la coalition», estime-t-il.

Une nouvelle forme d'attaque privilégiée, un mois avant le début de l'Euro de football

«Si les attentats de novembre dernier ont été perpétrés par des kamikazes et par des gens armés de kalachnikov, nous risquons d'être confrontés à une nouvelle forme d'attaque: une campagne terroriste caractérisée par le dépôt d'engins explosifs dans des lieux où est rassemblée une foule importante», assure le patron de la DGSI, un mois avant le début de l'Euro de football, organisé dans neuf grandes villes françaises du 10 juin au 10 juillet. Ce type d'actions contribuerait à créer un «climat de panique», selon lui.

La France, également cible d'al-Qaida

Patrick Calvar insiste sur le fait que la France est «aujourd'hui, clairement, le pays le plus menacé», par l'État islamique, mais rappelle qu'al-Qaida représente aussi une véritable menace. Ce groupe terroriste qui a pratiquement disparu de la scène islamiste, a «besoin de redorer son blason». Ainsi, selon le directeur des services de renseignements intérieurs, l'organisation voudra à un moment, tenter une action d'envergure lui permettant d'exister à nouveau, et par conséquent de recommencer à recruter au niveau international.

Le spectre inquiétant des 400 enfants de djihadistes en Syrie et en Irak

Patrick Calvar, qui dirige le renseignement intérieur depuis mai 2012, pointe également du doigt le type de menace que représentent les enfants partis avec leurs parents en Syrie et en Irak, et ceux nés sur place. Il y voit un «réel problème de sécurité car ces enfants sont entraînés, instrumentalisés par Daech», comme l'a montré récemment une vidéo diffusée par l'État islamique. «Ces enfants sont ainsi conditionnés. Ils s'entraînent aux armes à feu», a-t-il expliqué, affirmant disposer de «vidéos montrant des enfants qui exécutent des prisonniers».

Le problème libyen

Si une «stagnation des départs» vers la zone syro-irakienne est notée en raison des «bombardements qui ont un effet dissuasif», Patrick Calvar constate que d'autres «filières pourraient se mettre en place» vers la Libye. «De nombreux Nord-Africains se trouvent dans les zones considérées: beaucoup de Tunisiens, un peu moins de Marocains et d'Algériens. Ils ont aujourd'hui un intérêt particulier à s'installer en Libye. Il y a quelques semaines, pour la première fois, nous avons interpellé trois individus qui partaient pour la Libye, ce qui signifie que des filières pourraient se mettre en place. Actuellement, quelques Français se trouvent dans la zone libyenne. Un mouvement s'amorce, et il faudra compter avec ceux qui quitteront la Syrie pour la Libye plutôt que pour l'Europe», souligne Patrick Calvar.

Une montée des extrémismes qui fragilisent l'Europe

Patrick Calvar estime que l'Europe est «en grand danger» face aux «extrémismes qui montent partout». Il alerte notamment sur «l'ultra-droite, qui n'attend que la confrontation». Selon lui, cette confrontation aura lieu: «Encore un ou deux attentats et elle adviendra. Il nous appartient donc d'anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires».



 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Quand le kamikaze passait entre les mailles du filet

Une enquête sur un achat d'armes, une garde à vue, et plus rien jusqu'au 22 mars : Khalid El-Bakraoui, kamikaze du métro de Bruxelles et logisticien des attentats de Paris, avait été interpellé trois semaines avant le 13 novembre avant d'être relâché et de disparaître des radars.

Tout commence à l'été 2015. Deux hommes sont repérés après avoir acheté quatorze chargeurs vides de kalachnikov dans une armurerie d'une ville wallonne. Filatures, écoutes: rapidement, l'enquête s'intéresse à Khalid El-Bakraoui, 26 ans, un braqueur en liberté conditionnelle depuis janvier 2014, en contact téléphonique «quasi quotidien» avec l'un des suspects, explique à l'AFP une source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien.

Le Belge est interpellé, son appartement perquisitionné. Un brouilleur et un détecteur d'ondes, qui sert à repérer les appareils placés sur écoute, sont retrouvés à son domicile tandis que l'exploitation de son ordinateur révèle de nombreux chants et vidéos à la gloire du jihad, selon la source.

Mystérieux échanges

Les écoutes téléphoniques mettent en lumière de mystérieux échanges entre El-Bakraoui et l'un des suspects où il est question de chats «avec des longs poils», «de races spéciales». Un code, pour les enquêteurs, visant à dissimuler un trafic d'armes.

Placé en garde à vue le 21 octobre, El-Bakraoui nie en bloc, assurant n'avoir «rien à voir dans l'achat de ces chargeurs», avoir voulu vendre «un lot d'électroménager» et se débarrasser d'un chat car sa femme est enceinte. Faute de preuves, il est relâché.

«C'est un dysfonctionnement majeur pas seulement des Belges, mais des services européens dans leur ensemble», dénonce Me Olivier Morice, qui représente une trentaine de parties civiles dans les attentats de Paris.

Pour Philippe Stepniewski, autre avocat de victimes, «le raté vient des services de renseignement qui n'ont pas donné à l'époque à la justice les éléments permettant d'évaluer à sa juste valeur sa dangerosité». Sollicité, le parquet fédéral belge n'a pas souhaité faire de commentaires.

Location sous un faux nom

Les enquêteurs ignorent que quelques semaines avant sa garde à vue l'homme a loué, sous un faux nom, un appartement à Charleroi qui accueillera Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats du 13 novembre, et Bilal Hadfi, l'un des kamikazes de Saint-Denis.

Proche de Mohamed Bakkali, autre logisticien de la cellule djihadiste, , incarcéré en Belgique et dont la France a récemment demandé la remise, El-Bakraoui loue aussi, encore sous une fausse identité, un appartement dans la commune bruxelloise de Forest, où se cachera pendant sa cavale Salah Abdeslam, seul membre du commando parisien encore en vie.

«Tous les préparatifs pour les raids de Paris et de Bruxelles ont commencé avec lui et son frère aîné Ibrahim (kamikaze à l'aéroport de Bruxelles, ndlr). Ils ont acheté des armes, cherché des logements et fomenté des plans», écrit en avril le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué les attaques, dans son magazine en ligne Dabiq.

Quelques semaines après les tueries du 13 novembre, les policiers belges découvrent l'identité du faux bailleur de Charleroi, mais celui-ci a disparu des radars. Sa femme, entendue début décembre, dit ne plus l'avoir revu depuis trois semaines.

Voyages intriguants

Rétrospectivement, ses voyages en Europe intriguent les enquêteurs. Le 23 juillet, il s'envole de Bruxelles à destination de Venise. Puis, le lendemain, il prend un aller simple pour Athènes. De là, le 26 juillet, il embarque sur un vol en direction de Düsseldorf.

La téléphonie met en lumière de nombreux échanges avec un mystérieux numéro marocain entre le 9 et le 13 novembre qui cessent le soir des attaques. El-Bakraoui a aussi été en liaison avec plusieurs numéros turcs utilisés dans le cadre des filières djihadistes en Syrie, selon la source proche de l'enquête.

Malgré ces avancées, El-Bakraoui reste introuvable... jusqu'au matin du 22 mars quand il se fait exploser dans le métro de Bruxelles, tuant seize personnes. (nxp/afp)






20 minutes - Il y a 3 heures
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/quand-le-kamikaze-passait-entre-les-mailles-du-filet/ar-BBtQQLr

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats de Paris :
Abrini pourrait être jugé en Belgique
avant d'être livré à la France


© OFF/AFP - Mohamed Abrini, à gauche, filmé avec Salah Abdeslam
dans une station-service de l'Oise.

La justice belge a approuvé le transfèrement vers la France de ce Franco-Belge de 31 ans, mis en cause dans les attentats de Paris et Bruxelles, mais pas «dans l'immédiat». Il pourrait toutefois être envoyé en France temporairement au cours de l'enquête.

Mohamed Abrini, considéré comme le onzième homme des commandos du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris, sera bien remis à la France, mais pas «dans l'immédiat». C'est ce qu'a déclaré ce jeudi le parquet belge après que la chambre du conseil de Bruxelles a rendu exécutoire le mandat d'arrêt européen visant ce Belge d'origine marocaine de 31 ans. Sauf que l'homme est également soupçonné d'être impliqué dans les attentats de Bruxelles du 22 mars dernier qui ont fait 32 morts, et a reconnu être «l'homme au chapeau» filmé en compagnie de deux terroristes qui se sont fait exploser à l'aéroport Zaventem.

Son ADN avait été retrouvé dans deux planques du quartier de Schaerberk utilisées par les terroristes. À la différence de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris arrêté à Bruxelles et qui réside désormais dans une cellule française, la justice belge entend bien conclure son enquête avant de livrer Mohamed Abrini aux autorités françaises.

Concrètement, Mohamed Abrini pourrait être jugé en Belgique avant d'être livré à la France. Il peut aussi être envoyé temporairement à Paris au cours de l'enquête ou être interrogé en Belgique par les enquêteurs français. Si, sur le principe, son transfert semble acté, «les délais ne sont pas du tout définis», a précisé le porte-parole du parquet belge.

Si la France désire tant récupérer ce terroriste présumé, c'est que Mohamed Abrini avait été filmé deux jours avant les tueries de Paris en compagnie de Salah Abdeslam, dans une station-service de l'Oise (nord de Paris). Les deux hommes circulaient dans une voiture ensuite utilisée pour convoyer des membres des commandos.

Un profil de petit délinquant

L'interpellation du terroriste présumé le 8 avril dernier, après celle de Salah Abdeslam, avait porté un coup retentissant à la nébuleuse djihadiste franco-belge de Molenbeek, en banlieue bruxelloise. Les enquêteurs français veulent désormais déterminer quel rôle précis a joué Mohamed Abrini dans les attaques du 13 novembre. Était-il un simple copilote de Salah Abdeslam ou un logisticien indispensable au projet funeste des commandos coordonnés par Abdelhamid Abaaoud ?

Ami d'enfance d'Abdeslam, il habitait comme lui le quartier de Molenbeek en Belgique. Condamné à plusieurs reprises pour des vols avec violences, dealer à ses heures, il a le profil parfait du petit délinquant qui bascule dans l'islam radical.

Mohamed Abrini demeure pourtant le protagoniste le plus énigmatique de la séquence sanglante qui a endeuillé la France et la Belgique. Durant l'été 2015, il est suspecté d'avoir pris la route pour la Syrie pour aller au contact de combattants de l'État islamique. C'est d'ailleurs sous la bannière noire de l'organisation terroriste que son frère cadet, Souleymane, 20 ans, a trouvé la mort un an auparavant après avoir combattu dans la Khatiba al Muhajireen, la «Brigade des immigrés», qu'a intégré dès 2013 Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats parisiens.

Des complices également transférés

Au-delà de la seule personne d'Abrini, la chambre du conseil de Bruxelles a également approuvé ce jeudi le principe d'un transfèrement en France de Mohamed Bakkali, 28 ans, soupçonné d'avoir loué une BMW repérée à proximité immédiate de trois logements à Schaerbeek, Charleroi et Auvelais, qui avait servi à préparer les attentats de Paris.
De plus, trois de ses complices présumés rejoindront aussi la France dans les prochains jours, leur ordonnance de transfèrement ayant été validée le 2 juin.





Le Figaro - Yohan Blavignat, AFP agence
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-de-paris-abrini-pourrait-être-jugé-en-belgique-avant-dêtre-livré-à-la-france/ar-AAgRkcU

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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L'inquiétante correspondance
de Mohamed Abrini avec un codétenu

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© DR L'inquiétante correspondance de Mohamed Abrini avec un codétenu

Mohamed Abrini, inculpé dans les enquêtes sur les attentats de Paris et Bruxelles, aurait correspondu, depuis sa prison belge, avec codétenu, membre de la cellule de Verviers. Un message a été intercepté: «Il y a quelque chose qui bouge en France».

Mohamed Abrini, mis en examen dans le cadre des enquêtes sur les attentats de Paris (130 morts) et Bruxelles (32 morts), a-t-il réussi, depuis sa cellule de la prison de Beveren (Belgique), à communiquer avec un membre de la cellule dite de «Verviers» ? C’est la thèse avancée par la «Dernière heure» ce mercredi, qui s’est en tout cas fait confirmer par l’administration que les deux étaient détenus dans cet établissement pénitentiaire, dans des sections différentes -la 1ère et la 3e. «La police a immédiatement été prévenue. Elle va pouvoir enquêter», a-t-on simplement indiqué.

Le Belge d'origine marocaine âgé de 31 ans «correspondait en cachette avec un autre suspect», affirme en effet le quotidien belge. «Le trafic a été découvert par hasard mardi par un codétenu qui a immédiatement prévenu la direction, lit-on. Le codétenu a intercepté un courrier écrit en arabe sur une feuille de format A 4. Abrini avait écrit : "Il y a quelque chose qui bouge en France."»

Son correspondant : Marouan El Bali

D’après les informations de la «DH», Abrini «se servait d’un autre détenu ou d’un surveillant pour faire parvenir le message à Marouan El Bali». Ce dernier n’est autre que l’unique survivant de l’assaut de Verviers, le 15 janvier 2015. Le jeune homme de 26 ans est en effet le seul des trois jihadistes à avoir réchappé à l’opération qui a été lancé par les forces spéciales de la police belge, appuyées par les gendarmes français du GIGN, dans une maison du centre de Verviers, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher à Paris.

Il a été jugé avec 15 autres prévenus le mois dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles. «Il était la petite main et n'était absolument pas au courant de l'un ou l'autre projet d'attentat» (à Paris ou Bruxelles), a plaidé son avocat, Sébastien Courtoy. Le procureur fédéral a requis des peines de 10 à 18 ans de prison à l’encontre des membres de cette cellule -15 contre El Bali. Le jugement sera rendu début juillet.

Des preuves accablantes contre Abrini

Mohamed Abrini a pour sa part été arrêté le 8 avril à Bruxelles et mis en examen le lendemain notamment pour «assassinats terroristes». Il avait reconnu le 9 avril, au lendemain de son arrestation à Bruxelles, être «l'homme au chapeau» qui poussait son chariot à côté des deux kamikazes de l'aéroport de Zaventem - Ibrahim El Bakraoui et à Najim Lachraaoui - avant qu'ils se fassent exploser le 22 mars. Cet ami d'enfance de Salah Abdeslam aurait en outre conduit les assaillants de Belgique vers Paris le 12 novembre.

De son côté, Mohamed Abrini jure ne pas être radicalisé, et n’être jamais allé en Syrie – il est soupçonné d'y avoir effectué un bref passage à l'été 2015, et son petit frère Souleymane, 20 ans, y est mort en 2014 après avoir combattu dans la katiba (brigade islamiste) d'Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats parisiens. Pourtant, plusieurs éléments l’accablent. Mi-juillet, il avait notamment été localisé au Royaume-Uni, notamment à Birmingham (centre de l'Angleterre), un fief des islamistes britanniques. Son testament, écrit sur un ordinateur retrouvé dans une poubelle située non loin du point de départ des kamikazes de l’aéroport de Bruxelles, confirmait en outre sa volonté de mourir en martyr.

La chambre du conseil de Bruxelles a rendu exécutoire, jeudi dernier, son mandat d’arrêt européen. Concrètement, elle a approuvé le principe de sa remise à la France. Toutefois, «l'exécution proprement dite ne va pas du tout être faite dans l'immédiat», avait alors précisé à l’AFP un porte-parole du parquet.





ParisMatch
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/linquiétante-correspondance-de-mohamed-abrini-avec-un-codétenu/ar-AAh55GI?li=BBoJvSH


 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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La justice belge valide la remise à la France
de Mohamed Abrini


La chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendu jeudi exécutoire le mandat d'arrêt européen décerné par les autorités judiciaires françaises à l'encontre de Mohamed Abrini.

La chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendu jeudi exécutoire le mandat d'arrêt européen décerné par les autorités judiciaires françaises à l'encontre de Mohamed Abrini, suspecté d'être impliqué dans les attentats de Paris de novembre dernier, a indiqué le parquet fédéral.

La chambre du conseil bruxelloise avait déjà pris une telle décision il y a deux semaines mais l'avocat de l'intéressé avait fait appel.

Mohamed Abrini (30 ans) avait été filmé deux jours avant les attaques à Paris en compagnie de Salah Abdeslam à une station-service dans l'Oise, sur l'autoroute en direction de Paris.

Il avait été arrêté le 8 avril dernier dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, quelques jours après les attaques terroristes qui avaient frappé Bruxelles.

L’enquête sur ces attentats a déterminé que Mohamed Abrini était ‘’l’homme au chapeau’’, soit le troisième homme vu en compagnie des deux kamikazes de l’aéroport de Bruxelles, le 22 mars dernier.

Par ailleurs, le tribunal a décidé de prolonger d'un mois sa détention préventive.

La chambre du conseil, une des chambres du tribunal de première instance, a également confirmé le maintien en détention provisoire pour un mois supplémentaire de cinq autres suspects, également détenus dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris.




Menara avec agences / 23.06.2016 : 15h07
http://www.menara.ma/fr/actualités/monde/2016/06/23/1954804-la-justice-belge-valide-la-remise-à-la-france-de-mohamed-abrini.html
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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La Belgique savait Abdeslam radicalisé,
mais n'a pas prévenu la France à temps

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/AAi1TiB.img?h=351&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f&x=1427&y=594
© MaxPPP/PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI
Trois semaines avant les attentats de Paris et Seine-Saint-Denis,
le drapeau de l'Etat Islamique flottait sur le compte facebook de Salah Abdeslam.

Les services de renseignements belges, qui avaient connaissance de la radicalisation de Salah Abdeslam, n'ont pas rentré cette information à temps dans la base de données consultée par les gendarmes français qui l'ont contrôlé quelques heures après les attentats du 13 novembre.

Pourquoi les gendarmes français qui ont contrôlé Salah Abdeslam au lendemain des attentats n'ont pas procédé à son arrestation ? Seul membre encore en vie du commando djihadiste responsable des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, Abdeslam a pu regagner la Belgique en voiture le 14 novembre, quelques heures après les attentats.

Contrôlé moins de douze heures après les attentats en compagnie de deux personnes (Hamza Attou et Mohamed Amri) par des gendarmes à Cambrai, près de la frontière franco-belge, Salah Abdeslam présente des papiers à son nom. Il est alors retenu par les gendarmes, qui remarquent que le jeune homme est inscrit par les autorités belges dans un fichier européen, le Système d'information Schengen (SIS II) pour des faits de droit commun, mais pas pour radicalisation. La voiture est autorisée à repartir au bout d'une demi-heure et passe la frontière. En tout, il est contrôlé deux fois en France et une fois en Belgique, en banlieue de Bruxelles.

Connu pour son appartenance à la mouvance djihadiste

"Les gendarmes français ont respecté la procédure habituelle, ils ont même fait du zèle, quelques heures après les attentats, en le gardant plus longtemps qu'à l'ordinaire", a expliqué le député socialiste Sébastien Pietrasanta. "Mais alors que Salah Abdeslam était connu des services belges comme appartenant à la mouvance djihadiste, pour quelle raison cette information ne figurait pas dans le fichier ?" s'interroge le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats.

Plus d'une heure après avoir laissé repartir Salah Abdeslam, les autorités belges informent les Français de son appartenance à la mouvance djihadiste. Les gendarmes reçoivent alors l'ordre de l'interpeller, mais il est trop tard.

Arrêté le 18 mars en Belgique, après plus de quatre mois de cavale, puis transféré en France, Salah Abdeslam est détenu en quartier d'isolement à Fleury-Mérogis, dans l'Essonne.





L'Express - Il y a 4 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/la-belgique-savait-abdeslam-radicalisé-mais-na-pas-prévenu-la-france-à-temps/ar-AAi1SZM
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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La commission d’enquête parlementaire
sur les attentats rend sa copie


© THIBAULT CAMUS / AP Une femme se fait évacuer du Bataclan, le 13 novembre 2015.

La commission d’enquête parlementaire sur «les moyens mis en œuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015» doit rendre ses conclusions mardi 5 juillet. Près de huit mois après les attaques terroristes les plus meurtrières jamais perpétrées en France, et au terme de quelque 200 heures d’auditions.
Pour les victimes et leurs proches, qui disaient avoir «mille questions» dès la première séance publique, le 15 février, c’est le moment attendu «des réponses», même si le déroulement parfois incohérent des débats les a déroutés.

Le soir du 13 novembre, Paris a vécu trois heures de carnage au Bataclan, aux terrasses de bars et restaurants parisiens, et aux abords du Stade de France, à Saint-Denis. Bilan, 130 morts, 496 blessés. Dix mois plus tôt, le 7 janvier 2015, les frères Chérif et Saïd Kouachi faisaient irruption dans les locaux de Charlie Hebdo et abattaient douze personnes. Le lendemain, Amedy Coulibaly tuait une policière municipale à Montrouge, en banlieue parisienne, et quatre clients juifs, le 9 janvier, dans un supermarché casher de l’est parisien.

Parmi les auteurs de ces attaques, ceux de nationalité française étaient connus des services judiciaires, pénitentiaires ou de renseignement. Ils avaient tous été fichés, contrôlés, écoutés ou incarcérés pendant le parcours qui a mené à leur radicalisation.

Comment ces personnes radicalisées ont-elles pu échapper à la surveillance des autorités ? Comment leurs plans n’ont-ils pas été déjoués ? Les services de renseignement ont-ils été défaillants ?

Des questions qui en appellent d’autres. Quelles leçons tirer de ce constat ? Comment deux tueries de masse ont-elles pu être perpétrées à dix mois d’intervalle ? Pourquoi le Bataclan n’était pas sous surveillance, alors que des menaces avaient été proférées plusieurs années auparavant contre cette célèbre salle de spectacles parisienne, et transmises aux services de sécurité ?

La commission doit tenter de répondre à ces questions. Après les attaques contre Charlie Hebdo, le premier ministre Manuel Valls l’avait reconnu: «Quand il y a 17 morts, c’est qu’il y a eu des failles.» Devant la commission d’enquête, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a préféré, lui, esquivé les questions.

«Ni des procureurs ni des juges»

«Nous ne sommes ni des procureurs ni des juges, nous n’accusons ni ne jugeons», a prévenu le président de la commission, Georges Fenech (Les Républicains, Rhône), dès l’ouverture des travaux, laissant le champ à l’enquête judiciaire. «Nous sommes des commissaires d’enquête, dont l’objectif est d’établir la vérité et d’en tirer des propositions pour que le gouvernement prenne les dispositions qui s’imposent, pour remédier à ce qui ne va pas», ajoutait le député.

Quatre ministres, ceux de la justice (Jean-Jacques Urvoas), de l’intérieur (Bernard Cazeneuve), de la défense (Jean-Yves Le Drian) et de l’aide aux victimes (Juliette Méadel) ont été entendus. Les directeurs de tous les services de renseignement ont été questionnés par les trente députés de la commission. Tout comme le préfet de police, Michel Cadot, et le procureur de Paris, François Molins.

Pour les victimes et les proches des personnes tuées le 13 novembre, les «dysfonctionnements» ont été nombreux, notamment pendant l’intervention des forces de l’ordre le soir des attaques, dans la prise en charge des blessés par les services de secours, ou encore pour l’identification des corps et des blessés. Sans compter le parcours du combattant administratif pendant des mois après le drame.

Application totale… ou partielle des propositions

Le couple formé par Georges Fenech avec le rapporteur de la commission, le député socialiste des Hauts-de-Seine, Sébastien Pietrasanta, entend s’assurer de l’application totale… ou partielle des 39 propositions, qui devaient être votées mardi matin, avec la création d’une commission de suivi.

C’est la troisième commission de ce type à l’Assemblée nationale. En 2013, une commission d’enquête avait été conduite par le député Christophe Cavard (alors EELV, Gard) et l’actuel ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas, après les tueries de Mohamed Merah, en mars 2012 à Toulouse et Montauban.

En juin 2015, une autre commission s’était penchée sur les filières jihadistes. Sa principale recommandation, la création d’un registre européen des passagers aériens, a finalement été adoptée par l’Union européenne le 14 avril, soit dix mois plus tard, mais elle était en préparation depuis des années à Bruxelles. Entre-temps, la même cellule jihadiste du 13 novembre avait frappé la capitale belge, tuant 32 personnes.





Le Monde
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/la-commission-d’enquête-parlementaire-sur-les-attentats-rend-sa-copie/ar-AAi6mQH
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
Membre du personnel
Le détail des attentats
déjoués en France depuis un an


© FLORIAN DAVID/AFP - Un policier armé, près de la rue de la Goutte d'Or, le 7 janvier dernier,
après l'attaque d'un commissariat de police. Photo d'illustration.

Des projets d'assassinats et d'attentats, visant notamment un centre commercial, une salle de spectacle ou encore une centrale nucléaire, ont été révélés devant la commission d'enquête parlementaire.

«Nous avons tout eu»: le 18 mai, devant la commission d'enquête, le coordonnateur national du renseignement, Didier Le Bret, résume en une formule les multiples attaques, contrecarrées ou non, qui ont visé le pays. Pour la première fois, le rapport de Sébastien Pietrasanta fournit le détail d'une dizaine d'attentats déjoués en France en un an.

Certains, comme celui ciblant la base militaire de Port Vendres où trois djihadistes voulaient filmer la décapitation d'un haut gradé ou celui en octobre contre des militaires de la base de Toulon, sont connus. D'autres sont restés plus confidentiels.
Ainsi, le document révèle que, le 16 mars, «quatre jeunes femmes, dont trois mineures (...) ont été interpellées à Roubaix, Lyon et Brie-Comte-Robert» alors qu'«elles avaient formé le projet d'attaquer une salle de concert, deux cafés et un centre commercial à Paris».

Ce coup de filet a lieu huit jours avant que la DGSI interpelle Reda Kriket à Boulogne-Billancourt et découvre à Argenteuil une «cache» remplie d'armes de guerre et d'explosifs susceptible de perpétrer une attaque au nom de Daech.

Les 15 et 16 décembre dernier, la DGSI arrêtait Rodrigue D. et Karim K., deux terroristes en puissance qui «projetaient de s'attaquer à des militaires et des policiers orléanais». Le rapport dévoile que «tout en minimisant son implication dans ce projet», Karim K. a «reconnu vouloir assassiner le préfet du Loiret et s'attaquer à une centrale nucléaire». Avant de préciser que «les deux mis en cause ont confirmé le rôle d'Anthony D., djihadiste français de l'EI évoluant en Syrie depuis fin 2014, comme soutien financier».

Communications cryptées

Au même moment, la DGSI, toujours elle, appréhendait, à Tours, Issa Khassiev, un Russe d'origine tchétchène «susceptible d'avoir rejoint la Syrie en 2013» et qui envisageait de «réaliser une action violente en France avant de regagner la zone syro-irakienne pour y mourir en martyr». Lors d'une perquisition, celui qui a prêté «allégeance à l'EI» avait «proféré des menaces à l'encontre des fonctionnaires de police présents».

Outre le cas d'un radicalisé en prison projetant d'assassiner une députée parisienne interpellé en octobre «après s'être lui-même dénoncé (...)», le document évoque aussi l'arrestation, à Fontenay-sous-Bois, de Salim et Ahmed M., deux frères «velléitaires pour le djihad syrien» qui voulaient s'en prendre à des «militaires, des policiers et/ou des juifs».

Ces réussites policières ne peuvent cependant obérer les échecs des attentats de janvier et de novembre qui enseignent que «les terroristes ne relèvent plus d'aucune logique nationale ni dans leur profil ou leur recrutement, ni dans leur mode opératoire et la conception de leurs attaques».

Rappelant que «les commandos ne se sont effectivement rendus sur le territoire français que la veille des attaques, un délai peut-être trop bref pour être repérés par les seuls services français», Sébastien Pietrasanta considère que «cette tactique a également si bien fonctionné parce que les terroristes ont encore accru leur mobilité par une bien plus grande furtivité que par le passé».

Le directeur général de la sécurité extérieure, Bernard Bajolet, l'a concédé devant la commission Fenech: «La difficulté à laquelle nous nous heurtons est que ces terroristes sont rompus à la clandestinité et font une utilisation très prudente, très parcimonieuse, des moyens de communication : les téléphones ne sont utilisés qu'une seule fois, les communications sont cryptées et nous ne pouvons pas toujours les décoder.»

«Pour connaître leurs projets, il faut avoir des sources humaines directement en contact avec ces terroristes, décrit le patron de la DGSE. Or ces réseaux sont très cloisonnés, ils peuvent recevoir des instructions de caractère général, mais avoir ensuite une certaine autonomie dans la mise en œuvre de la mission qui leur est confiée.» (...).

Et le rapporteur Pietrasanta de conclure: «L'explosion des communications électroniques, le développement du darknet, la mise à portée de tous de moyens de communication bénéficiant de puissants chiffrements - telle que l'application de messagerie Telegram - rendent les terroristes plus furtifs aux yeux des services de renseignements et leur imposent d'opérer des sauts capacitaires réguliers.»





Le Figaro - Christophe Cornevin - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-détail-des-attentats-déjoués-en-france-depuis-un-an/ar-AAi8yEf?li=BBoJIji
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Raid, BRI, GIGN...
Les forces d'intervention d'élite
peuvent-elles vraiment fusionner ?


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Ils sont vêtus de noir, cagoulés et casqués, lourdement armés et parfois protégés par un bouclier. Les hommes des forces d'intervention spéciales françaises se ressemblent à s'y méprendre. A un détail près, leur écusson. Les uns arborent le parachute blanc du GIGN, les autres la panthère noire du Raid ou la gargouille à l'œil rouge de la BRI. La différence entre ces trois unités d'élite ne se limite pas à leur blason, loin de là. Leur histoire, leur savoir-faire et leur périmètre d'intervention les caractérisent.

La commission d'enquête parlementaire sur les attentats de janvier et novembre 2015 a pourtant remis à l'ordre du jour la question de leur fusion. En présentant son rapport, mardi 5 juillet, le député (Les Républicains) Georges Fenech a lancé : "Pourquoi conserver dans notre pays trois forces d'intervention qui sont censées faire la même chose ?" Si des rapprochements ont déjà été opérés entre les trois forces, une refonte en une seule et même entité est-elle pour autant envisageable ? Francetv info fait le tour de la question.

Trois forces d'intervention, trois histoires

La BRI (Brigade de recherche et d’intervention) est la plus ancienne des forces spéciale d'intervention. Elle a été créée en 1964 à Paris, au 36 quai des Orfèvres. Elle dépend de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. A partir de 1977, la BRI a essaimé dans d'autres villes, notamment à Lyon. On en compte 15 aujourd'hui. Comme l'indique Le Monde, la BRI est la seule force à "cumuler des fonctions judiciaires (filatures, collecte de preuves) et à mener des interventions spéciales dans ce cadre".

Le Raid, lui, n'a qu’une mission d’intervention. Cette unité a vu le jour en 1985 pour lutter contre le grand banditisme, la criminalité organisée et le terrorisme. Sa zone d'intervention est plutôt urbaine, dans les départements proches de Paris, mais peut s'étendre à tout le territoire, comme on l'a vu lors de l'assaut contre l'appartement de Mohamed Merah à Toulouse.

Côté gendarmerie, le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) a été créé en 1972 après la prise d'otage d'athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich (Allemagne). Sous commandement militaire, il a le même périmètre d'intervention que la gendarmerie, les zones rurales et périurbaines. Comme le rappelle Slate, ses principales missions d'intervention sont le contre-terrorisme aérien, maritime, ferroviaire, les attaques dans des centrales nucléaires et les prises d'otages en France ou à l'étranger.

Chaque force spéciale a ses faits d'armes. Le Raid s'est notamment illustré avec son assaut réussi lors de la prise d'otages surnommée "Human Bomb", du nom que se donnait le forcené, dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en 1993. Un an plus tard, le GIGN menait avec brio son intervention lors de la prise d’otage par le GIA (Groupe islamique armé) de l’avion Air France sur l’aéroport de Marignane (Bouches-du-Rhône) en 1994.

Pour la "création d'un commandement unifié"

Malgré la guerre des polices, un rapprochement a déjà été opéré en 2011 avec la création de la force d’intervention de la police nationale (FIPN). Elle regroupe le Raid, la BRI et les GIPN. Comme le GIGN, ces Groupes d’intervention de la police nationale ont été créés dans la foulée des attentats de Munich en 1972. Mais ses sept antennes locales en métropole ont été rattachées au Raid en avril 2015. Seul le GIPN pour l'outre-mer subsiste au sein du FIPN.


La première opération d'ampleur de la FIPN (Raid et BRI) s'est déroulée le 9 janvier 2015 lors de la prise d'otages de l'Hyper Cacher par le terroriste Amedy Coulibaly.

Au-delà de cette coopération réussie entre les forces de police, les attentats de janvier ont contraint les forces de police et de gendarmerie à travailler ensemble. Et ce après "un coup de gueule mémorable" du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, comme le raconte L'Obs (article abonnés). Raid, BRI et GIGN ont dû coordonner leurs assauts car Amedy Coulibay, à Vincennes, avait lié le sort de ses otages à celui réservé aux deux frères Kouachi, retranchés à Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) deux jours après la tuerie à Charlie Hebdo.

Lors des attentats du 13 novembre, le Raid et la BRI ont de nouveau collaboré lors de l'assaut au Bataclan. Pour le député socialiste et rapporteur de la commission parlementaire sur les attentats, Sébastien Pietrasanta, les unités d'élite ont prouvé "leur capacité à coopérer sur le terrain en se répartissant les tâches". Pour aller plus loin, la commission propose la "création d'un commandement unifié des trois forces pour piloter les opérations" et une augmentation des effectifs de l'Unité de coordination des forces d'intervention (Ucofi), qui compte actuellement... deux personnes, "ce qui est assurément trop peu".

Ces recommandations vont dans le sens du nouveau schéma d'intervention annoncé par Bernard Cazeneuve en avril 2016. Ce plan d'action, qui crée 4 nouvelles antennes GIGN (Nantes, Reims, Tours et Mayotte), 3 nouvelles antennes Raid (Toulouse, Montpellier et Nancy) et double les effectifs de la BRI, suspend le concept de territorialité en cas d’attentat : priorité est donnée à l’unité d’intervention la plus proche et la plus compétente dans un esprit de complémentarité. Selon le ministère de l'Intérieur, certains maîtrisent mieux, par exemple, certains types d'explosifs alors que d'autres sont spécialisés dans le parachutisme ou le médical.

Les limites d'un réel projet de fusion

Si la commission a salué ce nouveau schéma d'intervention, elle a émis un bémol, espérant que cela "ne favoriserait pas une forme de concurrence malsaine entre les forces", dans "une course à l'intervention". Car les rivalités perdurent entre ces forces d'intervention, tant dans la police ou que dans la gendarmerie. Au-delà de la satisfaction après les interventions lors des attentats de janvier et de novembre, des polémiques n'ont pas tardé à faire surface. Des voix au GIGN se sont élevées pour critiquer les délais d'intervention de la BRI au Bataclan ou l'assaut du 18 novembre par le Raid dans un appartement de Saint-Denis. Au total, 1 200 cartouches ont été tirées du côté des forces de l'ordre, contre 11 du côté d'Abdelhamid Abaaoud et de ses deux complices.

"Il y a manifestement eu un problème de maîtrise du feu et de conception tactique", cingle Christian Prouteau, l'ex-patron du GIGN, joint par francetv info. "Ce n'est pas en réunissant tout le monde que ça va changer. Les policiers sont des policiers, les gendarmes sont des gendarmes", poursuit-il pointant, "deux cultures trop différentes". Et cet ancien proche de François Mitterrand de citer "l'échec", selon lui, du GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République), où cohabitent police et gendarmerie. "Le commandement devait alterner et cela ne s'est jamais fait, c'est toujours un policier qui dirige", déplore Christian Prouteau.

La question du "commandement" semble bien être au cœur du problème. "Les hommes dans les colonnes d’assaut, eux, se connaissent. Ils ont l’habitude de travailler ensemble. Le problème, c’est qui va diriger et commander l’opération", confie un policier à Metronews, lors d'une manœuvre conjointe Raid-BRI-GIGN pour une simulation d'attentat à la gare Montparnasse en avril dernier.
"Le problème, ce n'est pas au niveau de la base, mais des chefs. C'est avant tout une guerre des egos, chacun veut tirer la couverture à soi", abonde auprès de francetv info Bruno Pomart, ancien instructeur opérationnel du Raid. "Le terrorisme, tout le monde veut en faire, c'est porteur", reprend, ironique, Christian Prouteau.

"On nous dit culture, culture 'gendarmique', culture police. Mais quand va-t-on cesser de s'abriter derrière ces faux prétextes pour faire en sorte que, malgré les susceptibilités des uns et des autres, nous ayons une force unique d'intervention ?", a tonné Georges Fenech mardi.
Reste que lors de leurs auditions devant la commission parlementaire, les patrons des trois forces en question se sont montrés "hostiles" à cette idée. Le ministre de l'Intérieur lui-même s'est déclaré défavorable à une fusion des trois unités.

Sur son blog, un officier de policier judiciaire s'interroge : "Peuvent-ils aller plus loin que la FIPN actuelle ? [...] Cela passe par de gros changements. Tous les acteurs sont-ils prêts à cela ? Je dois bien avouer que je suis assez pessimiste. I have a dream..."



francetv info - il y a 1 jour

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/raid-bri-gign-les-forces-dintervention-délite-peuvent-elles-vraiment-fusionner/ar-BBu223X
 
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