Attaques de Paris : Evénements

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Patrick Kanner :
"Une centaine de quartiers en France
présentent des similitudes avec Molenbeek"


© Fournis par BFMNews

Le ministre de la Ville a estimé dimanche qu'une centaine de quartiers français avaient des similitudes avec Molenbeek, commune belge dont les attentats de Bruxelles ont mis en évidence le rôle de base-arrière du jihadisme.

"Il y a aujourd'hui une centaine de quartiers en France qui présentent des similitudes potentielles avec ce qui s'est passé à Molenbeek mais il y a une différence énorme (...): nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers", a déclaré Patrick Kanner sur Europe 1.

"Molenbeek, c'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra communautariste, c'est un système mafieux, avec une économie souterraine. C'est un système où les services publics ont quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras", a décrit le ministre.

De nombreux politiques dressent un parallèle

Dès le lendemain des attentats de Bruxelles, Manuel Valls n'avait pas hésité lui aussi à faire le parallèle estimant que "nous connaissons d'une certaine manière dans un certain nombre de nos quartiers la situation qui est décrite à Molenbeek", indique RTL.

Marine Le Pen, Bruno Le maire, Rachida Dati ou encore Malek Boutih: ils sont nombreux dans la classe politique à dresser un tel parallèle.

Du côté de la police, Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie-Officiers, a assuré au micro de RTL que des quartiers français suivent le chemin de Molenbeek.

"Petit à petit, les salafistes ont envahi tous les domaines de la vie publique. Ils se sont substitués à l'État pour ce qui est du soutien scolaire ou du sport. Ils ressassent les mêmes techniques avec lesquelles ils sont arrivés à se répandre dans des pays du Moyen-Orient. C'est très inquiétant".

Invité de BFMTV jeudi, le maire de Sarcelles jugeait lui qu'il n'y avait pas en France de ville comparable à la commune bruxelloise de Molenbeek. "On constate un certain nombre de structures qui essaient de s'infiltrer et de s'implanter dans certains quartiers", a concédé François Pupponi. Mais selon lui, ce n'est pas un phénomène de masse même si c'est suffisamment inquiétant pour que les autorités prennent des dispositions pour y remédier.






BFMTV - K. L.
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/patrick-kanner-une-centaine-de-quartiers-en-france-présentent-des-similitudes-avec-molenbeek/ar-BBqZaCQ
 

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Quand les caméras parlantes font la loi


© LP/MATTHIEU DE MARTIGNAC MANDELIEU-LA-NAPOULE, LE 15 MARS.
Sandrine, l’œil sur une dizaine d'écrans, prend le micro pour réprimander les auteurs d'incivilités.

La France s'est dotée depuis longtemps d'innombrables caméras. De multiples objectifs qui observent chaque jour nos faits et gestes. Selon les chiffres dévoilés en septembre dernier par le Club de l'achat public, le marché de la vidéosurveillance se porte à merveille dans l'Hexagone. Ainsi, 75 % des villes moyennes seraient équipées. Et la tendance ne serait pas à l'apaisement, bien au contraire : les carnets de commandes se remplissent et dans les villes déjà équipées, l'heure est au renforcement du parc existant.

Effet de surprise garanti

Les maires n'hésitent pas à dépenser leurs deniers pour un outil majoritairement plébiscité par la population (83 % d'opinions favorables, selon un sondage Ifop de septembre 2013). Ce dispositif aide aussi à faciliter certaines enquêtes judiciaires, y compris les dossiers terroristes. Mais à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), comme dans trois autres villes françaises, c'est un dispositif très particulier de vidéoprotection que la mairie vient d'installer. Les yeux ont désormais une voix. Quand ils repèrent une infraction — ou plutôt une incivilité —, les agents face à leur mur de caméras sont à même de réprimander le contrevenant en direct grâce à un haut-parleur fixé sur l'objectif. Effet de surprise garanti.

L'initiative, comme l'évaluation de son efficacité, divise. Il n'empêche, la mise en place d'un tel système est révélatrice d'une époque où la technique a envahi notre quotidien. Avec plus ou moins de succès.

Trois communes équipées en France

En France, trois villes ont franchi le pas. Le Cannet (Alpes-Maritimes), Saint-Denis de la Réunion et Mandelieu-la-Napoule où, en fin d'année, 30 caméras équipées de haut-parleurs seront opérationnelles. A terme, la mairie envisage de transformer l'ensemble des 123 caméras de son réseau créé en 2004.

Au Royaume-Uni, une vingtaine de communes sont équipées de ces caméras parlantes depuis la fin des années 2000. Monaco, pionnier en la matière, s'en était doté dans les années 1990. « J'y avais fait la fête avec des potes, en 1998, se souvient Olivier, un père de famille suisse. Un peu ivres, deux d'entre eux s'étaient éloignés discrètement pour aller se soulager sur un mur. Messieurs, vous n'avez tout de même pas l'intention d'uriner ici ! avait alors hurlé une voix venue de nulle part. Ils étaient repartis en courant la braguette ouverte. C'est devenu une phrase culte entre nous ! » en rigole encore Olivier.


N.J. avec M.D.M.


Le Parisien - T.B.
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/quand-les-caméras-parlantes-font-la-loi/ar-BBr0Tlv
 

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Terrorisme:
la carte des "Molenbeek" à la française


© Fournis par BFMNews

La carte illustrant les villes d'origines de 50 combattants français morts en Syrie permet de s'en rendre compte: le phénomène jihadiste est étendu en France. Alors que le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé à "une centaine" le nombre de quartiers français qui ressembleraient à Molenbeek, il est en réalité difficile de dresser un état des lieux aussi précis.

2005: Chérif Kouachi est arrêté juste avant de rejoindre l'Irak. Il est condamné pour avoir créé, avec le prédicateur Farid Benyettou, la filière dite des Buttes Chaumont, qui sévissait dans le XIXe arrondissement de Paris. Dix ans plus tard, avec son frère Saïd, il attaquera la rédaction de Charlie Hebdo, tuant 12 personnes.

Bien loin de Paris, c'est la commune de Lunel qui a longtemps été sous les projecteurs des services de renseignement. Avec ses 25.000 habitants, cette ville de l'Hérault a accueilli une vingtaine d'apprentis jihadistes, finalement partie en Syrie rejoindre les rangs de l'Etat islamique. Jusqu'à ce jour, la filière n'a jamais été complètement démantelée.

Pas de quartier type

De Lunel à Paris en passant par Toulouse ou Orléans, toutes ces villes ont vu certains de leurs jeunes partir en terres de jihad pour combattre dans les rangs d'organisations terroristes. Une variété géographique qui rend difficile un profilage précis.

D'autant que comme l'explique Marc Trévidic, ancien juge antiterroriste, "les beaux quartiers pourraient très bien être une cachette, une bonne stratégie" pour se dissimuler. Enfin, l'exemple de Maxime Hauchard, jihadiste français, bat en brèche toute tentative de généralisation. L'homme, apparu dans plusieurs vidéos de l'Etat islamique, est originaire de Bosc-Roger-en-Roumois, dans l'Eure. Une commune de 3.200 habitants.






BFMTV - P.A.
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/terrorisme-la-carte-des-molenbeek-à-la-française/ar-BBr0VJ8
 

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En France, des "phénomènes de radicalisation"
et une majorité de musulmans "citoyens"


© Fournis par AFP Le président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF)
Amar Lasfar, le 6 février 2016, à Paris

Le président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), un des piliers de l'islam de France, a affirmé lundi que "des phénomènes de radicalisation" existaient partout en France, où l'immense majorité des musulmans sont avant tout des "citoyens".

Invité à réagir sur Europe 1 aux propos du ministre de la Ville, Patrick Kanner, pour qui il y a "une centaine de quartiers en France" présentant "des similitudes potentielles avec Molenbeek", commune bruxelloise qui a acquis une réputation de fief jihadiste depuis les attentats de novembre, Amar Lasfar a répondu sans ambiguité.

"Je suis d'accord, il y a des phénomènes de radicalisation partout, pas uniquement dans un certain nombre de quartiers", a-t-il dit, tout en regrettant une déclaration de nature à "stigmatiser", parce qu'"on ne peut pas réduire Molenbeek à Salah Abdeslam", le 10e homme des attentats parisiens de novembre, arrêté dans sa commune le 18 mars.

"Pendant des années, on a laissé faire. La politique urbanistique de notre pays est responsable, depuis une trentaine d'années. Nous avons alerté les autorités sur ce genre de phénomènes qui se développaient dans les années 90", a poursuivi M. Lasfar.

"Nous avons sauvé ce que nous avons pu. Il faut donner plus de moyens à la police, à la justice", a-t-il ajouté.

Il a à nouveau condamné les jihadistes du groupe Etat islamique: "Ils signent (leurs crimes) au nom d'un dieu qui est clément, mais aujourd'hui, il faut le déclarer une fois pour toute, c'est une multinationale de terreur, il faut appeler un chat un chat".

"Je prône un islam citoyen. Avant qu'on soit des musulmans, on est des citoyens. La communauté musulmane de France fait partie de la nation française", a-t-il martelé, admettant que "quelques brebis galeuses" se soient égarées mais rappelant que l'UOIF était toujours "au côté" de l'Etat quand il "intervient pour mettre de l'ordre".

L'UOIF, qui revendique la tutelle sur 250 associations et des dizaines de mosquées, a toujours clamé défendre une lecture ouverte de l'islam, mais plusieurs de ses dirigeants ne cachent pas leur proximité avec les Frères musulmans égyptiens ou certains prédicateurs antisémites.





AFP - Il y a 5 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/en-france-des-phénomènes-de-radicalisation-et-une-majorité-de-musulmans-citoyens/ar-BBr1kZC?li=BBoJIji
 

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Attentats de Paris et de Bruxelles :
un complice présumé arrêté en Italie


© Archives, AFP
Un ressortissant algérien soupçonné d'avoir fourni des faux papiers d'identité aux terroristes des attaques de Paris et de Bruxelles a été arrêté en Italie samedi, à la demande de la justice belge.

Un ressortissant algérien, Djamal Eddine O., a été arrêté samedi 26 mars dans la région de Salerne, près de Naples en Italie, à la demande de la justice belge, ont annoncé plusieurs médias italiens, citant la police. Cet homme de 40 ans a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis en Belgique, dans le cadre d'une enquête sur des documents falsifiés utilisés par les kamikazes de Paris et de Bruxelles et leurs complices.

Djamal Eddine O. a été arrêté dans la localité de Bellizzi lors d'une opération conjointe du service central antiterroriste et de la division des opérations spéciales de la police (DIGOS) de Rome, a-t-on précisé de mêmes sources. Il est soupçonné d'avoir fait partie d'un réseau criminel qui fabriquait de faux documents d'identité et favorisait l'immigration clandestine, selon l'agence AGI.

Ce complice présumé des terroristes de Bruxelles devrait être extradé dans les prochains jours en Belgique, a-t-on ajouté.

Recherché par la police belge depuis janvier

Les soupçons de la police italienne ont été éveillés quand elle a étudié sa demande de permis de séjour au bureau local de l'immigration. Un homme portant le même nom et appartenant à la même organisation était recherché par la police belge depuis le 6 janvier. Son nom serait aussi apparu lors de perquisitions effectuées en octobre 2015 à Saint-Gilles, une banlieue de Bruxelles.

Des centaines de photos numérisées avaient alors été saisies dans un repaire de faussaires. Parmi elles auraient figuré celles de trois terroristes qui appartenaient au groupe ayant planifié les attentats du 13 novembre dernier à Paris, dont Najim Laachroui, un des kamikazes de l'aéroport de Zaventem, selon les enquêteurs cités.

Les investigations se poursuivent pour déterminer les raisons pour lesquelles Djamal Eddine O. se trouvait dans la province de Salerne, et les éventuels appuis dont il aurait bénéficié.


Avec AFP et Reuters



France 24
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/attentats-de-paris-et-de-bruxelles-un-complice-présumé-arrêté-en-italie/ar-BBqZ3fd?li=BBoJIji

 

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Salah Abdeslam veut
"collaborer avec les autorités françaises"

Terroriste présumé arrêté le 18 mars à Bruxelles après cinq mois de fuite après les attentats du 13 novembre à Paris, Salah Abdeslam souhaite être remis à la France et "collaborer avec les autorités françaises", a déclaré jeudi un de ses avocats

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos ayant perpétré les attentats du 13 novembre à Paris, arrêté le 18 mars à Bruxelles, souhaite être remis à la France et "collaborer avec les autorités françaises", a déclaré jeudi un de ses avocats. Abdeslam n'avait pas été extrait de sa prison de Bruges (nord-ouest) jeudi matin pour l'audience devant la cour d'appel de Bruxelles consacrée à l'examen du mandat d'arrêt européen émis à son encontre par la France.

L'audience a été reportée à jeudi 16H00 (14H00 GMT) pour laisser le temps au procureur d'aller l'entendre en prison, a précisé à des journalistes Me Cédric Moisse.


Un rôle-clé de logisticien ?

Salah Abdeslam, 26 ans, est soupçonné d'avoir eu au moins un rôle-clé de logisticien dans les attaques qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés dans la capitale française le 13 novembre et qui ont été revendiquées par l'entité Etat islamique (EI). Quelques jours avant les attentats, il avait loué des voitures à Bruxelles et plusieurs logements en région parisienne pour le commando. Après avoir sans doute convoyé le soir des tueries les kamikazes du Stade de France, il avait abandonné une ceinture explosive dans le sud de la capitale française, appelé à la rescousse deux amis bruxellois et échappé à trois barrages policiers sur la route du retour vers Bruxelles.

Lors de son audition face aux enquêteurs belges, le terroriste présumé aurait assuré n’avoir eu de lien avec Abdelhamid Abaaoud, que la veille du 13 novembre, à Charleroi. «C’est lui le responsable des attentats, je le sais de mon frère Brahim», aurait-il lancé, chargeant à nouveau son frère, qui lui est mort en se faisant exploser au Comptoir Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris. Problème, Salah Abdeslam connaissait bel et bien Abdelhamid Abaaoud depuis des années. En 2010, les deux ont été interpellés pour le braquage d'un garage…

Sa trace était perdue le lendemain des attaques à Schaerbeek, une commune de Bruxelles. Sa cavale s'est achevée vendredi à Molenbeek, son quartier d'origine, le 18 mars dernier où il a été arrêté dans une planque.




ParisMatch
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/salah-abdeslam-veut-collaborer-avec-les-autorités-françaises/ar-BBratcG#image=1

 

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Salah Abdeslam, actuellement emprisonné en Belgique, va être remis à la France. La justice belge a donné le feu vert jeudi à son extradition.

La justice belge a approuvé jeudi la remise à la France, en vertu d'un mandat d'arrêt européen, de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris le 13 novembre, selon un communiqué du parquet fédéral belge. «Le transfèrement est autorisé», a écrit le parquet, rappelant qu'Abdeslam lui-même -un Français de Belgique qui avait été arrêté le 18 mars à Bruxelles- souhaitait être transféré en France. «Les autorités belges et françaises décideront après concertation des modalités de cette remise», est-il précisé.

La demande de remise aux autorités françaises a été examinée jeudi par la chambre du conseil de la cour d'appel de Bruxelles, une juridiction d'instruction siégeant à huis clos. Mais Abdeslam n'ayant pas été extrait de la prison de Bruges (nord-ouest), où il est incarcéré, un magistrat du parquet fédéral s'est rendu sur place dans la journée pour l'entendre.

«Vu le consentement explicite de Salah Abdeslam d'être remis aux autorités françaises, il devait encore être entendu par un magistrat fédéral conformément à la loi», a expliqué le parquet. «L'audience de la chambre du conseil est devenue sans objet, la remise de l'intéressé étant acceptée», a-t-on ajouté de même source.






ParisMatch
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/salah-abdeslam-va-être-extradé-vers-la-france/ar-BBrbJhL?li=BBoJDO5
 

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Salah Abdeslam bientôt renvoyé en France

Répondant à la demande de la France, la justice belge indique ce jeudi soir qu'elle accepte de remettre Salah Abdeslam aux autorités françaises.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBrbrkM.img?h=338&w=600&m=6&q=60&o=f&l=f&x=472&y=139
© AFP/John Thys Salah Abdeslam est actuellement en prison à Bruges


La justice belge a rendu jeudi soir sa décision sur la remise à la France de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos qui ont perpétré les attentats du 13 novembre à Paris. "Le transfèrement est autorisé, a écrit le parquet belge dans un communiqué. Les autorités belges et françaises décideront après concertation des modalités de cette remise".

Salah Abdeslam, arrêté le 18 mars à Bruxelles après plus de quatre mois de cavale, "a donné son consentement au procureur fédéral", a fait savoir à la presse un de ses avocats, Cédric Moisse, à l'issue de l'audience à huis clos devant la cour d'appel de Bruxelles. Il a estimé que le mandat d'arrêt européen émis par la France à son encontre pouvait donc désormais "être exécuté".





L'Express
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/salah-abdeslam-bientôt-renvoyé-en-france/ar-BBrbDxE?li=BBoJIji
 

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Terrorisme : les forces de l'ordre
auront dorénavant des armes lourdes


© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP Terrorisme :
les forces de l'ordre auront dorénavant des armes lourdes

Alors que les attentats de Paris en janvier et novembre 2015 sont encore dans toutes les mémoires, Bernard Cazeneuve présentera son plan d’armement des forces de l'ordre vendredi. Objectif : leur donner de la puissance de feu.

"Intervenir le plus rapidement possible".

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, présentera vendredi à Reims un plan d’équipement destiné aux forces de l’ordre qui se retrouvent en première ligne face aux terroristes, ceux qu’on appelle les primo-intervenants, c'est-à-dire les unités de proximité chargées d'intervenir le plus rapidement possible. "C’est le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et la BAC, la Brigade Anti-Criminalité, donc ceux qui arrivent toujours avant le RAID et le GIGN", précise le Général Pascal Bonnaud, sous directeur de la défense, de l'ordre public et de la protection à la gendarmerie nationale qui était l'invité d'Europe 1 vendredi matin.

Des armes lourdes.

Pour lui, il y avait urgence à équiper les forces de l'ordre car, "il fallait leur donner une puissance de feu et des équipements leur permettant de gagner la bataille du temps contre les djihadistes, contre les fanatiques terroristes". Pascal Bonnaud explique donc que, "depuis les attentats à Charlie Hebdo, nous avons réfléchi, avec la police nationale, à une riposte plus dense pour faire face à des terroristes qui ont des armes de guerre. Les forces de l’ordre ne vont pas être armées de kalachnikovs mais d’armes longues avec d’avantage de munitions et des organes de visée sur les armes ainsi que des équipements balistiques pour faire face à l’adversaire. Ils auront dorénavant des armes lourdes".

En service l'été prochain.

Le Général Pascal Bonnaud l'a donc assuré : "on cherche dorénavant à sauver des vies et à neutraliser l'adversaire alors qu'avant on cherchait à négocier". Pour ce faire, environ 2.400 gendarmes et policiers vont être équipés et formés. Des formations qui "sont nécessaires", selon Pascal Bonnaud, qui ajoute qu'elles se termineront en mai. D'ici l'été prochain, ces nouveaux équipements seront donc sur le terrain.

Concernant le port d’armes des gendarmes et des policiers en dehors de leur service, Pascal Bonnaud a assuré que "les situations se font au cas par cas, et il faut que ce soient les gendarmes qui en fassent la demande personnellement". Aujourd'hui, 10% des effectifs environ en font la demande.







Europe 1 - Rédaction Europe1.fr - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/terrorisme-les-forces-de-lordre-auront-dorénavant-des-armes-lourdes/ar-BBrdvV7

 

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Salah Abdeslam:
des attentats de Paris à l'extradition

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© Fournis par AFP Salah Abdeslam sur l'appel à témoins diffusé le 15 novembre 2015 par la police française

Salah Abdeslam, dont la justice belge a approuvé jeudi la remise à la France, a échappé pendant quatre mois aux enquêteurs avant d'être arrêté le 18 mars à quelques rues de chez lui à Molenbeek.

Ce Français d'origine marocaine de 26 ans, résident en Belgique, est soupçonné d'avoir tenu un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts).

13 novembre 2015

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBrd9SL.img?h=409&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f
© Fournis par AFP Capture d'une video de surveillance montrant Salah Abdeslam et Mohammed Abrini
le 11 novembre 2016 dans une station-service à Ressons

A 21H59, une Clio noire, louée par Salah Abdeslam arrive dans le nord de Paris. Les enquêteurs se demandent s'il n'est pas au volant après avoir déposé trois kamikazes aux abords du Stade de France.

Il dépose la voiture dans le 18e arrondissement, mentionné par le groupe Etat islamique dans sa revendication, puis se rend dans la banlieue sud, à Montrouge, où un gilet d'explosifs sera retrouvé le 23 novembre.

14 novembre

A un contrôle routier à Cambrai, près de la frontière franco-belge, un homme présente aux gendarmes des papiers au nom de Salah Abdeslam. La voiture est autorisée à repartir, Salah Abdeslam étant inconnu des services français et ne figurant pas dans les fichiers, à l'inverse des services belges.

Un mandat d'arrêt européen est délivré contre lui le 24 novembre. Pendant quatre mois, il reste introuvable.

15 mars 2016


Une équipe de six enquêteurs franco-belges se présente pour une perquisition de routine devant un appartement de Forest, dans le sud-ouest de la capitale belge. Ils sont accueillis par des tirs d'armes automatiques. L'un des trois hommes à l'intérieur de l'appartement est tué, deux autres prennent la fuite.

18 mars

En début d'après-midi, le parquet fédéral belge confirme que des empreintes de Salah Abdeslam ont été retrouvées dans l'appartement perquisitionné à Forest.

Quelques heures plus tard, on apprend qu'une importante opération de police est en cours à Molenbeek. A 18h00, des sources policières confirment que Salah Abdeslam a été arrêté, blessé à une jambe.

19 mars

Entendu au siège de la police fédérale belge, Salah Abdeslam reconnaît avoir "voulu se faire exploser au Stade de France" le soir des attentats, avant d'avoir fait "machine arrière".

Il minimise son rôle dans les attentats, chargeant son frère Brahim et Abdelhamid Abaaoud, ami d'enfance qu'il dit à peine connaître.

Salah Abdeslam est inculpé pour "meurtres terroristes et participation aux activités d'un groupe terroriste". Son avocat annonce que son client refusera son extradition vers la France.

Il est incarcéré à la prison de Bruges (nord de la Belgique).

22 mars

Un triple attentat-suicide fait 32 morts et 340 blessés à Bruxelles.

Interrogé par les enquêteurs juste après ces attaques, Salah Abdeslam se refuse à la moindre déclaration.

Deux jours plus tard, son avocat affirme que son client n'était "pas au courant" des attentats de Bruxelles et qu'il souhaite désormais être remis à la France "le plus rapidement possible".

31 mars

Avant une audience devant la cour d'appel de Bruxelles consacrée à l'examen du mandat d'arrêt européen émis contre Salah Abdeslam, son avocat affirme que son client est prêt à "collaborer avec les autorités françaises".

La justice belge approuve sa remise à la France.





AFP - Il y a 6 heures
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/salah-abdeslam-des-attentats-de-paris-à-lextradition/ar-BBrdcCf

 

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Salah Abdeslam "a volontairement refusé
de se faire sauter" affirme son frère


© AFP Photo / Emmanuel Dunand
Salah Abdeslam "a volontairement refusé de se faire sauter" lors de la vague d'attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, a affirmé vendredi soir son frère Mohamed Abdeslam sur la chaîne BFMTV.
Ici, Mohamed Abdeslam allume des bougies à la fenêtre de la maison familiale à Molenbeek, le 18 novembre 2015.


Salah Abdeslam "a volontairement refusé de se faire sauter" lors de la vague d'attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, a affirmé vendredi soir son frère Mohamed Abdeslam sur la chaîne BFMTV.

Salah Abdeslam a-t-il renoncé le 13 novembre ? L'hypothèse prend de l'épaisseur. Son frère Mohamed Abdeslam, qui a rencontré le seul survivant des commandos de Paris à la prison de Bruges, a affirmé qu'il "a volontairement refusé de se faire sauter" le soir des attentats qui ont fait 130 victimes, rapporte BFMTV.

Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes. Heureusement, je n'ai pas été jusqu'au bout", aurait déclaré Salah Abdeslam à son frère, qui l'a rencontré vendredi pendant une heure. Selon Mohamed Abdeslam, son frère, interpellé le 18 mars à Bruxelles et sur le point d'être transféré en France, "veut collaborer car il a des comptes à rendre mais pas à la Belgique".

Pas impliqué dans les attentats de Bruxelles

Salah Abdeslam aurait nié toute implication dans les attaques du 22 mars à Bruxelles, dont il est au courant "car il a la télé dans sa cellule". Il avait été capturé quatre jours avant ces attentats dans le métro et à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, qui ont fait 32 morts au total.

Selon des extraits de PV d'audition en Belgique, qui avaient été cités par Le Monde et BFMTV le 25 mars, Salah Abdeslam a minimisé son rôle dans les attentats de Paris. Le soir du 13 novembre, le dixième homme - et seul survivant - des commandos djihadistes qui ont frappé Paris et Saint-Denis a raconté qu'il devait se rendre au Stade de France, sans ticket, "pour (s)e faire exploser". "J'ai renoncé lorsque j'ai stationné le véhicule. J'ai déposé mes trois passagers, puis j'ai redémarré. J'ai roulé au hasard", avait-il alors expliqué aux enquêteurs.

Les enquêteurs se demandent s'il n'était pas plutôt chargé de l'attentat dans le nord de Paris mentionné dans la revendication du groupe Etat islamique mais qui n'a pas eu lieu.

En France dans dix jours

La justice belge a donné jeudi son feu vert à l'extradition vers la France de ce suspect-clé. "Sauf circonstance exceptionnelle", il sera transféré en France "dans un délai de dix jours", avait aussitôt assuré le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas."

Il souhaite collaborer avec les autorités françaises", avait assuré un de ses avocats, Me Cédric Moisse, alors que le seul survivant des commandos qui ont tué 130 personnes dans la capitale française s'était muré dans le silence dès le lendemain de son arrestation à Bruxelles, après s'être initialement exprimé.




L'Express
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/attaques-a-paris/salah-abdeslam-a-volontairement-refusé-de-se-faire-sauter-affirme-son-frère/ar-BBrfztq

 

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RÉVÉLATIONS sur la cellule terroriste de Reda Kriket:
plus de puissance de frappe que pour les attentats de Paris,
les Pays-Bas et l'Allemagne également visés
Hier soir dans Le Petit Journal sur Canal+, le journaliste Azzedine Ahmed-Chaouch a révélé plusieurs détails sur Reda Kriket, cet homme interpellé jeudi dernier en France et soupçonné d’avoir préparé de nouveaux attentats.
De sources proches de l’enquête, il apparaît que l'ex-braqueur français avait rejoint les rangs de l'organisation terroriste Etat islamique (EI) en Syrie entre septembre 2014 et avril 2015. Il y a reçu le nom de Reda "Al Moujahid", qui signifie "le combattant/le guerrier".

http://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/révélations-sur-la-cellule-terroriste-de-reda-kriket-plus-de-puissance-de-frappe-que-pour-les-attentats-de-paris-les-pays-bas-et-lallemagne-également-visés/ar-BBr74KN




RTL info : Salah Abdeslam transféré à Paris
"dans un délai de 10 jours"
"Sauf circonstance exceptionnelle", il sera transféré en France "dans un délai de dix jours", a assuré jeudi le Garde des Sceaux français, Jean-Jacques Urvoas. "Il souhaite collaborer avec les autorités françaises", a assuré un de ses avocats, Cédric Moisse, alors que le seul survivant des commandos qui ont tué 130 personnes dans la capitale française s'était muré dans le silence dès le lendemain de son arrestation, le 18 mars à Bruxelles, après s'être initialement exprimé.
http://www.msn.com/fr-be/actualite/national/salah-abdeslam-transféré-à-paris-dans-un-délai-de-10-jours/ar-BBrdtk9



RTL info - Il y a 6 heures :
Salah Abdeslam "a volontairement refusé de se faire sauter" à Paris,
selon son frère: "Si j'avais voulu, il y aurait eu plus de victimes"
http://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/salah-abdeslam-a-volontairement-refusé-de-se-faire-sauter-à-paris-selon-son-frère-si-javais-voulu-il-y-aurait-eu-plus-de-victimes/ar-BBrfC7z




Le Soir - Chloé Monge-Cadet (St.) - Il y a 35 minutes
Comprendre la cellule terroriste des attentats de Bruxelles et de Paris
Au cœur de l’affaire, deux suspects : Najim Laachraoui, et Abdelhamid Abaaoud. Le premier est l’artificier présumé des attaques terroristes dans les deux capitales. C’est également lui qui s’est fait exploser dans l’aéroport de Zaventem. L’autre est soupçonné d’être le chef de file du réseau Paris-Bruxelles.
http://www.msn.com/fr-be/actualite/monde/comprendre-la-cellule-terroriste-des-attentats-de-bruxelles-et-de-paris/ar-BBrgJJS?li=BBqiQ9T
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats de janvier : le FBI sur la trace
du complice de Coulibaly en Syrie

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBrt2lW.img?h=144&w=270&m=6&q=60&o=f&l=f
© Copyright 2016, L'Obs Capture d'écran de la vidéo de revendication d'Amedy Coulibaly,
après la tuerie de l'Hyper Cacher, le 9 janvier 2015.

La vidéo de revendication du tueur de l'Hyper Cacher a été mise en ligne via une adresse e-mail basée à Alep, probablement par un membre de l'État Islamique.

Qui a mis en ligne, au lendemain des attentats de janvier 2015, la vidéo de revendication d’Amedy Coulibaly ? Quand cette mise en scène du tueur de l’Hyper Cacher se répand sur internet, le week-end suivant les massacres, ce dernier est déjà mort depuis longtemps. D’après nos informations, les enquêteurs chargés du dossier ont reçu des renseignements en provenance des États-Unis leur permettant de mieux cerner le profil du complice qui s’est occupé de la diffusion de ces images. Ce dernier est probablement un membre de l’État Islamique basé en Syrie.

L’adresse IP de l’ordinateur ayant mis la vidéo en ligne a été louée par une société américaine à un chef d’entreprise installé au Caire (Égypte). Cette adresse IP, note le FBI, a servi durant la même période, en janvier 2015, à publier la vidéo de revendication de la prise d’otages par Daech de deux Japonais…

L’origine de l’adresse e-mail utilisée par le complice de Coulibaly pour valider la mise en ligne de la vidéo montre également sa proximité avec l’État Islamique.

Les 10 et 11 janvier 2015, il s’est servi de "Mohmal", un système qui permet d’obtenir une adresse pendant une durée de quarante-cinq minutes, à l’issue de laquelle toutes les données de connexion disparaissent.

D’après le FBI, ce système est géré par Fares Soft, une société d’Alep, ville au coeur de l’État Islamique.




L’Obs - Violette Lazard
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/attentats-de-janvier-le-fbi-sur-la-trace-du-complice-de-coulibaly-en-syrie/ar-BBrt4Qv?li=BBoJIji
 

titegazelle

سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats du 13 novembre:
Mohamed Abrini a été arrêté


Une arrestation de poids. Mohamed Abrini, ami d'enfance de Salah Abdeslam et suspect dans la préparation des attentats de Paris, a été interpellé vendredi, confirme une source policière à BFMTV. Cet homme figurait sur la liste des fugitifs les plus recherchés d'Europe.

Plusieurs arrestations dans le cadre de l'enquête sur les attentats à l'aéroport de Zaventem et dans le métro bruxellois ont également été réalisées, annonce le parquet fédéral belge.

Mohamed Abrini, 30 ans, était devenu un suspect-clé dans l'enquête sur les attaques du 13 novembre qui ont fait 130 morts. Il apparaissait sur les images de la vidéo-surveillance d'une station-service de Ressons dans l'Oise, datant du 11 novembre.

On voyait le Belgo-Marocain, parti en Syrie en 2015, en compagnie de Salah Abdeslam au volant d'une Clio noire qui a servi à transporter les kamikazes du Stade de France. Il est également suspecté d'avoir loué plusieurs planques en région parisienne.

La Belgique avait alors rapidement émis un mandat d'arrêt international à l'encontre de Mohamed Abrini. Une équipe de policiers français va partir en Belgique dans le cadre de l'enquête commune sur les attentats.

D'après la télévision publique belge, le Belgo-Marocain serait probablement l'homme au chapeau, le troisième homme de l'attentat de l'aéroport de Zaventem. Jeudi, la justice belge avait lancé un nouvel appel à témoins après avoir détaillé le parcours de ce suspect entre l'aéroport jusqu'au moment où les enquêteurs ont perdu sa trace.




BFMTV - J.C. avec agence - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/attentats-du-13-novembre-mohamed-abrini-a-été-arrêté/ar-BBrwk7h?li=BBoJIji
 

titegazelle

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Ce que l'on sait de Mohamed Abrini,
le terroriste présumé arrêté en Belgique



Recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, il pourrait également avoir joué un rôle dans les attaques perpétrées à Bruxelles, et serait "l'homme au chapeau" de l'aéroport de Zaventem, selon des médias belges.

Après presque cinq mois de cavale, Mohamed Abrini a été arrêté, vendredi 8 avril, selon une source policière citée par l'AFP, confirmant des informations de la VRT, média belge néerlandophone. Francetv info revient sur les informations connues à ce jour sur celui qui est suspecté d'avoir pris part à la préparation des attentats de Paris et à l'exécution des attaques terroristes de Bruxelles.

Quel est son parcours ?

Né en 1984, Mohamed Abrini a grandi à Molenbeek, une commune de l'agglomération de Bruxelles, et connaît depuis l'adolescence les frères Abdeslam, Salah et Brahim. Tous suivent plus ou moins le même parcours mêlant échec scolaire, petits boulots et délinquance.
A 18 ans, Abrini abandonne ainsi ses études de soudeur et multiplie délits, arrestations et séjours en prison, notamment pour vol avec effraction et avec violence.

Sa famille a une vision plus douce d'un homme qualifié de "protecteur et aimant", par sa sœur. Son mariage était planifié pour le mois de février. Jugeant que "ce n'est pas un tueur", comme elles l'avaient déclaré à France 2, sa mère et sa compagne l'avaient appelé à se rendre pour qu'il s'explique.

Comment est-il devenu jihadiste ?

C'est également à cette époque qu'il se rapproche de la mouvance jihadiste. Son jeune frère, Souleymane, âgé de 20 ans, est tué en Syrie, alors qu'il avait rejoint les rangs de l'Etat islamique, plus précisément du groupe d'Abdelhamid Abaaoud, l'homme suspecté d'avoir organisé les attentats de Paris.
A l'été 2015, Mohamed Abrini multiplie les voyages, notamment en Turquie, et aurait lui aussi fait un bref passage en Syrie, où il est suspecté de s'être battu dans les rangs jihadistes.

Il revient ensuite en Europe, où il est fiché comme un "returnee", un jihadiste de retour. Il est repéré au Royaume-Uni, fait un passage en Allemagne et part pour le Maroc. C'est là que les policiers belges perdent sa trace.

Quel est son lien avec les attentats de Paris?

C'est à l'occasion des attentats du 13 novembre que le nom de Mohamed Abrini refait surface. Onze jours après le massacre parisien, l'enquête l'identifie sur des images de vidéosurveillance prises dans une station service de Ressons-sur-Matz (Oise), le 11 novembre au soir. Il y est filmé aux côtés de Salah Abdeslam, au volant d'une Clio noire.
C'est le même véhicule qui a été retrouvé abandonné dans le 18e arrondissement de Paris, après que Salah Abdeslam l'a utilisé pour conduire les kamikazes au Stade de France.

Rien n'indique en revanche que Mohamed Abrini était à Paris le 13 novembre. Sa famille assure qu'il se trouvait en Belgique ce soir-là. Sa sœur affirme l'avoir vu à 20h30 au domicile familial, avant qu'il ne disparaisse.

Le 24 novembre, après son identification sur les images de vidéosurveillance de la station-service de l'Oise, il est visé par un avis de recherche et Europol le classe parmi les 50 fugitifs les plus recherchés en Europe.

Quel rôle aurait-il joué à Bruxelles ?

Le fugitif ne laisse aucune trace, jusqu'au 25 mars. Trois jours après les attentats perpétrés à Bruxelles, son ADN est retrouvé dans un appartement de Schaerbeek, d'où seraient partis les deux kamikazes de l'aéroport de la capitale belge. Il est alors suspecté d'avoir servi d'artificier, voire d'être le fameux "homme au chapeau" qui apparaît sur les images de vidéosurveillance de l'aéroport.

Vendredi, la VRT (média belge néerlandophone) et la RTBF affirment que Mohamed Abrini serait bien ce troisième suspect au chapeau jusqu'ici non identifié. Le parquet fédéral belge avait lancé, jeudi, un nouvel appel à témoins afin de retrouver cet inconnu. Les autorités ont diffusé de nouvelles photos du suspect ainsi qu'une vidéo retraçant, grâce aux caméras de surveillance, le trajet qu'il a suivi à pied, pendant près d'une heure, après les explosions entre l'aéroport et le quartier de Schaerbeek.





francetv info - Il y a 42 minutes
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/ce-que-lon-sait-de-mohamed-abrini-le-terroriste-présumé-arrêté-en-belgique/ar-BBrwAHi
 

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Salah Abdeslam ne sera
"pas remis à la France avant plusieurs semaines"


La chambre du conseil de Bruxelles a prolongé jeudi le mandat d'arrêt de Salah Abdeslam, a indiqué son avocat Sven Mary, qui n'a pas demandé sa libération. Le suspect des attentats de Paris doit encore être entendu par rapport à une fusillade qui a eu lieu à Forest.

Le suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, ne sera "pas remis à la France avant plusieurs semaines", a déclaré jeudi à Bruxelles son avocat Sven Mary."Il sera remis à la France d'ici plusieurs semaines (...) et il doit encore être entendu dans un autre dossier", a précisé aux journalistes Me Mary, en faisant référence à une fusillade le 15 mars dans la commune bruxelloise de Forest, dans laquelle Salah Abdeslam est soupçonné d'être impliqué. Un complice présumé d'Abdeslam, l'Algérien Mohamed Belkaïd, avait alors été tué par la police, et deux autres hommes s'étaient enfuis.


......

http://www.msn.com/fr-be/actualite/national/salah-abdeslam-ne-sera-pas-remis-à-la-france-avant-plusieurs-semaines/ar-BBrsY8c
 

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ATTENTATS.
Aéroports, métro, hôpitaux :
comment la France se prépare à nouveau au pire


© Copyright 2016, L'Obs
Exercice de simulation d'une attaque chimique,
au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne,
en vue de l'Euro de football, le 4 avril 2016

Comment vivre avec le risque d'une attaque terroriste ? Quelles leçons tirer des attentats pour mieux gérer les situations de crise ? Depuis le 13 novembre, forces de l'ordre, secouristes et services municipaux sont sur les dents.

Un attentat dans une "fan zone" de l'Euro 2016 à Bordeaux, une attaque chimique au Stade de Saint-Etienne : coup sur coup, les autorités ont organisé hier deux exercices de simulation grandeur nature, mobilisant services de secours, de police, les pompiers...A Bordeaux, ce sont 600 policiers, démineurs ou médecins qui ont testé la coopération des forces d'intervention. A Saint-Etienne, 450 figurants ont participé à l'opération qui imaginait un drone déversant un produit chimique sur une tribune.
Ces scénarios du pire, la France s'y prépare plus que jamais malheureusement. Car c'est une évidence pour de nombreux spécialistes de la sécurité : "La question n’est pas de savoir s’il y aura un nouvel attentat, mais quand et où." Deux jours après les attaques meurtrières dans le métro et à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars, Bernard Cazeneuve annonçait qu'un projet terroriste avait été déjoué à Argenteuil, en banlieue parisienne.
Assumant un discours alarmiste, Manuel Valls ne tait pas non plus ses inquiétudes : le 13 février, invité à un sommet sur la sécurité à Munich, le Premier ministre expliquait s’attendre à de nouveaux attentats :

"Nous devons cette vérité à nos peuples : il y aura d'autres attaques, des attaques d'ampleur, c'est une certitude. Cet hyper-terrorisme est là pour durer, même si nous devons le combattre avec la plus grande détermination."

Comment vivre avec ? Quelles leçons tirer des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis pour mieux prévenir ce risque et gérer les situations de crise ? Hôpitaux, écoles, gares, mairies, ministères, police… Tous sont sur les dents. Comment se préparent-ils, de nouveau, au pire ?

"Médecine de guerre"

Une semaine avant les attentats de Bruxelles, Philippe Juvin, chef du service des urgences à l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, était en Belgique pour raconter à ses homologues de l’hôpital universitaire de Gand comment il avait fait face à l’afflux de blessés lors des tueries à Paris, le 13 novembre. Ses hôtes belges ne savaient pas encore à quel point les conseils leur seraient utiles. Quelques jours plus tard, ils recevaient en urgence des victimes des attentats de Bruxelles, située à une cinquantaine de kilomètres de Gand.


Le ministre de l'Intérieur a assisté le 4 avril à Bordeaux à un exercice de sécurité
simulant un attentat dans une fan zone de l'Euro 2016. (UGO AMEZ/SIPA)

Les leçons des attentats du Bataclan, du Stade de France et des bars de Paris – qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés –, Philippe Juvin a eu le temps de les tirer. Réunions au sein de l’hôpital Pompidou, débriefing avec les autres urgentistes de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) ou des collègues étrangers… Il pourrait en parler des heures.
Le 13 novembre, dit-il, les hôpitaux ont su faire face. Les dispositifs d’urgence, comme le Plan Blanc, existaient déjà et ont été activés. Des simulations de situations de crise avaient déjà eu lieu…Y compris le matin même du 13 novembre.

"Depuis un an, nous sommes dans un système où le théorique est devenu possible", résume Philippe Juvin. Depuis un an aussi, ce qu’il avait connu en Afghanistan, comme médecin réanimateur avec les troupes françaises en 2008, est aussi devenu une triste réalité : les médecins civils doivent être prêts à pratiquer une "médecine de guerre". Blessures par armes lourdes type kalachnikov, afflux soudain de victimes, techniques pour stopper une hémorragie avant de pouvoir pratiquer une intervention chirurgicale… "Mais en Afghanistan, poursuit Juvin, j’ai eu huit blessés au maximum en même temps. Le soir du 13 novembre, on en a eu 53 !"

Le savoir-faire particulier des militaires, plus habitués à intervenir sur des terrains extérieurs, va désormais être enseigné. Devant les députés qui l’auditionnaient fin février, le médecin général des armées, Jean-Marc Debonne, a ainsi annoncé la mise en place rapide de "formations au profit des professionnels de santé civils en vue de la prise en charge des blessés lors d’attentats utilisant des armes de guerre."


Des secouristes se sont entraînés à évacuer des blessés lors de la simulation
d'une attaque terroriste à Bordeaux, le 4 avril. (UGO AMEZ/SIPA)

La soirée dramatique du 13 novembre a soulevé une autre difficulté : comment intervenir dans des lieux non sécurisés. Lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire, mise en place après le 13 novembre, le patron de l’AP-HP, Martin Hirsch, a reconnu :

"Les secours n’ont pas pu accéder immédiatement à certains blessés. Les forces de police dissuadaient les médecins secouristes d’emprunter telle ou telle rue… J’ignore s’il y a des choses à revoir en la matière. Rappelons que la situation était inédite, nous étions en plein Paris, le nombre de terroristes était indéterminé, de même que la quantité d’armes dont ils disposaient."

Faut-il adapter ces procédures ? Le 13 novembre, c’est ce qui a été fait. La théorie prévoit d’installer à proximité de la catastrophe un poste médical avancé pour "trier" les victimes suivant la gravité de leurs blessures. L’environnement autour du Bataclan et des bars n’étant pas sécurisé, impossible d’examiner les blessés sur place : ils ont été conduits directement vers les hôpitaux. Ce qui a entraîné, à l’hôpital Pompidou, un embouteillage d’ambulances dans la rampe d’accès...

"On s’est aperçu qu’il fallait pouvoir trier des patients qui arrivaient par 'paquets' de trente, raconte Juvin. Depuis, on a fait imprimer des chasubles de couleurs pour organiser des équipes par zone : dans chacune, il y aura un référent de l’hôpital capable de guider les personnels soignants venant de l’extérieur. Le soir des attentats, beaucoup se sont présentés spontanément pour nous aider." Si une nouvelle tragédie survenait, une personne serait désormais dédiée à l’accueil des familles, pour les accompagner dans leurs démarches à la recherche de proches.

Fusillades, bombes, risque "NRBC" – nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique : tous les scénarios sont envisagés, et l’étaient déjà avant les attentats. Une simulation d’attaque chimique est bientôt prévue. Si ce scénario redouté advenait, une procédure très contraignante se mettrait en place : aucun patient ne pourrait avoir accès à l’hôpital sans avoir été entièrement déshabillé et passé sous des douches installées dans des sas d’accès.

Aurait-il fallu plus de personnel ? Non, estime Martin Hirsch. En revanche, le patron de l’AP-HP a insisté, lors de son audition par les députés, sur la prise en charge du choc psychologique vécu par les victimes et les personnels soignants. Un "plan blanc médico-psychologique" est à l’étude. Il souhaite aussi généraliser les formations de la population aux premiers secours, afin qu’ "elle acquière des réflexes qui peuvent sauver des vies". Des médecins ont déjà créé une application, "Staying Alive", qui donne des conseils pour les massages cardiaques, dont le rythme est calé sur le tempo des Bee Gees.

A la mairie de Paris, "c'est tout le temps présent"

Le risque attentat, c’est devenu son quotidien. "On ne peut plus être adjoint à la sécurité à Paris sans travailler sur ces sujets-là, c’est tout le temps présent", explique Colombe Brossel, la titulaire du poste dans l’équipe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Sous la précédente mandature, la jeune femme s’occupait des espaces verts. Depuis sa prise de fonction en 2014, elle a eu à gérer, aux premières loges avec la maire de la capitale, les attaques de "Charlie Hebdo", de l’Hyper Cacher Porte de Vincennes, puis les attentats du 13 novembre 2015. Depuis, ça n’arrête plus : réunions avec la Préfecture de police, avec les agents de la sécurité à Paris, avec les maires d’arrondissement…

En novembre, la Ville de Paris a lancé un diagnostic, effectué en quelques semaines dans les écoles, collèges, crèches : 788 équipements municipaux ont été identifiés comme nécessitant des travaux de sécurisation. Installation d’un visiophone à l’accueil, de boutons d’alarme, rehaussement de clôtures. "70% est fait, l’objectif est de terminer à la fin du premier semestre", dit l’adjointe.

Les 3.500 militaires de "Sentinelle" effectuent des tournées autour des établissements accueillant des enfants. La Ville a aussi accéléré la mise en place de 130 nouvelles caméras de vidéosurveillance (la capitale en compte 14.000) et prévoit de quasiment doubler les effectifs d’inspecteurs de la Ville de Paris (non autorisés à porter des armes létales), dédiés aux petites infractions du quotidien. L’idée : soulager la police nationale pour le reste.


Un militaire français monte la garde devant une école du XXe arrondissement,
le 22 novembre 2015 à Paris. (AFP PHOTO/LOIC VENANCE)

Le volet sécurité s’accompagne d’une sensibilisation des agents dans les services sociaux aux premiers signaux de radicalisation. Les Kouachi étaient des enfants du XIXe, rappelle Colombe Brossel, élue de cet arrondissement. Après "Charlie", la Ville a embauché un éducateur spécialisé dans le suivi des anciens détenus au moment de leur sortie de prison. Deux nouveaux vont être recrutés.
Autre mesure : à la demande des Parisiens, des formations aux gestes de premiers secours ont été proposées dans les mairies d’arrondissement le 26 mars. "On avait été débordés d’appels et de mails nous demandant 'comment je fais si je me retrouve dans cette situation ?'"

A ce programme déjà chargé, l’adjointe à la sécurité et à la prévention a ajouté depuis novembre des réunions sur une nouvelle thématique : "Comment travailler sur la résilience individuelle et collective ?" "Ce qui s’est passé fait partie de notre histoire, ça doit exister. On ne peut plus par exemple penser la place de la République comme on la pensait."
Un spécialiste du sujet avait été recruté l’an dernier à l’Hôtel de Ville, mais il pensait plutôt travailler sur les risques climatiques ou la crue centennale... Une réunion des maires de villes frappées par le terrorisme est envisagée : Madrid, Londres, New York, la liste est malheureusement longue.

Consignes pour les écoles

Signe des temps, la ministre des enseignants et le premier flic de France travaillent main dans la main. Le 19 janvier dernier, Najat Vallaud-Belkacem et Bernard Cazeneuve effectuaient un déplacement commun à Saint-Astier, en Dordogne, pour assister à des formations de chefs d’établissements scolaires à la gestion de crise. Des crises de toutes sortes, de l’élève violent à la menace d’intrusion d’un individu armé. Ces formations sont dispensées notamment par l’Institut national des Hautes Etudes de Sécurité et de Justice, la gendarmerie nationale et la police nationale.


Najat Vallaud-Belkacem et Bernard Cazeneuve, en visite au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG),
au sujet de la sécurité dans les établissements scolaires, le 19 janvier 2016 à Saint-Astier, en Dordogne.

Après le 13 novembre, les deux ministères ont élaboré ensemble pas moins de trois circulaires pour "prévenir les menaces et permettre une réaction rapide en cas d’urgence". Parmi les consignes : éviter les attroupements aux abords des établissements. Certains défendaient l’idée d’installer des portiques à l’entrée des lycées ? Pas opportun, ils créeraient des files d’attente. En revanche, la mise en place de zones fumeurs au sein des établissements éviterait les attroupements devant. Ces circulaires recommandent aussi que chaque établissement vérifie l’efficacité de son Plan particulier de mise en sécurité (PPMS). Théoriquement, tous ont dû procéder à des exercices d’évacuation et de confinement depuis le mois de novembre.

Autre sujet abordé, la transmission de l’information entre les ministères de l’Education nationale et l’Intérieur, et surtout entre leurs représentants sur le terrain : le chef d’établissement dispose-t-il d’une procédure simple pour alerter le commissariat, et vice-versa ? Quelques mesures très simples sont recommandées : des répertoires communs pour mettre à jour les coordonnées, la collecte par les recteurs des numéros de portable des directeurs d’école. Un dispositif d’alerte par SMS est également envisagé.

Surveillance renforcée dans les gares et aéroports

L’aéroport de Roissy ? C’est une des plus grandes entreprises françaises, avec 86.000 personnes qui y travaillent. Toutes sous la surveillance de la police ou des douanes, et du préfet spécialement en charge de la sécurité de Roissy, du Bourget et d’Orly, Philippe Riffaut. Ce sont les services de l’Etat qui décident de donner – ou pas – un des badges permettant de travailler sur la "zone réservée", après avoir vérifié les antécédents de chacun.
Chaque matin, la police reçoit aussi à l’entrée de l’aéroport les demandes de tous les travailleurs temporaires qui seront admis derrière les barrières. Les procédures de contrôle sont longues, mieux vaut avoir de la patience quand on veut obtenir le fameux sésame. Un des responsables chargé de la sécurité reconnaît :

"Bien sûr, on ne pourra pas empêcher un badgé de se radicaliser. Le risque zéro n’existe pas."

Sauf à se passer d’êtres humains. Coté tarmac et avions, les procédures de sécurité appliquées par les compagnies aériennes, seules maîtresses à bord, vont également très loin. Tous les sous-traitants sont soumis aux mêmes règles. Ceux qui préparent les repas par exemple : "On vérifie tout minutieusement : que la nourriture est préparée comme il faut, bien entendu, et qu’aucun couteau utilisé pour couper la viande ne se retrouvera sur un plateau dans l’avion : ils sont tous comptés dans le centre de préparation, par type de viande.
Ensuite, les plateaux sont transportés sous scellés jusqu’à l’avion", explique un responsable de compagnie aérienne. "C’est la même chose pour les cargos, pour tous les services liés aux vols." Les bagages en soute, notamment, sont passés à une surveillance en 3D, et au moindre doute, ils sont mis sur le côté : le passager qui les a enregistrés est alors appelé pour les vérifier lui-même.


Des militaires français patrouillent à l'intérieur de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle,
au lendemain des attentats de Bruxelles, le 23 mars 2016.
(AFP PHOTO/ALAIN JOCARD)

Ça, c’est donc Roissy côté professionnel, et son obsession des règles. Côté grand public en revanche, rien de plus facile que d’y entrer : n’importe qui peut se promener dans l’aérogare, aller y acheter des journaux, s’y restaurer, ou simplement baguenauder. Eviter un attentat dans un aéroport en France ? Ce sera sans doute impossible. Tout comme dans une gare ou une station de métro. Depuis le mois de novembre, ces lieux symboliques doivent déjà respecter un niveau très élevé de protection : "Vigipirate Renforcé maximum/Alerte attentat". L’armée et la police quadrillent les couloirs, surveillent tous les suspects, vérifient les identités.

Même si tous ses décrets d’application ne sont pas encore pris, elle donne des pouvoirs nouveaux aux agents de surveillance de la RATP et de la SNCF. Cette loi, qui était pensée avant tout pour lutter contre les incivilités et les fraudeurs, trouve ainsi une nouvelle justification.
Première grande nouveauté : les 3.000 agents de sûreté de la SNCF, qui patrouillaient depuis cent ans en uniforme et armés dans les trains, pourront désormais patrouiller en civil. Guillaume Pépy, le président de la SNCF, leur a trouvé un surnom : les "train Marshall".

Ces agents ont aussi des pouvoirs renforcés : ils peuvent désormais procéder à "des palpations de sécurité" et à la fouille des bagages, avec l’accord des passagers. Ceux qui refusent de se faire fouiller – c’est leur droit – devront alors sortir de la station, du train ou de la gare, selon l’endroit où ils sont contrôlés. Ils peuvent aussi exiger de vérifier "l’identité réelle" d'un passager. Désormais, si un voyageur leur répond : "Je m’appelle Mickey et je vis à Disneyland", ils auront le droit de l’arrêter, tant qu’un policier assermenté n’a pas vérifié son identité. De plus, ils seront bientôt dotés de caméras-piéton, qui pourront filmer les contrevenants arrêtés (en les prévenant).

Cet arsenal va être renforcé par une mesure nouvelle, prise cette fois-ci par la SNCF dans le cadre de la prévention contre le terrorisme : une brigade de chiens renifleurs dressés à sentir les explosifs est en formation et sera bientôt lancée dans les trains, mais la SNCF refuse d'en communiquer le nombre.

A Roissy, depuis le mercredi 23 mars et la visite des ministres de l'Intérieur et de la Défense, Bernard Cazeneuve et Jean Yves Le Drian, le plan Vigipirate a été relevé d'un cran : les 122 militaires, qui marchent en moyenne 32 à 35 km par jour dans les couloirs de l'aéroport, harnachés de tout leur barda, n’ont même plus droit de prendre de repos ou de vacances. Et en théorie, seuls sont admis dans l’enceinte des gares et aérogares, des voyageurs munis de billets ou de papiers d’identités, qui devront être fournis à la demande du personnel.

Ils sont en plus surveillés par 9.000 caméras, qui repèrent les comportements suspects, et 5.000 agents de sûreté, employés par des sociétés spécialisées, assurent les contrôles. Au-delà, le plan Vigipirate ne prévoit plus qu’une seule mesure : s’il passait au niveau "écarlate", l’Etat pourrait empêcher toute circulation autour des gares et des aéroports, et empêcher les "dépose minute". On n'en est pas encore là.

A la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, qui avait fait campagne pour les élections régionales en promettant un "bouclier de sécurité" dans les transports, met la main à la poche : la collectivité financera des équipements de type gilets pare-balles ou voitures avec vidéo embarquée. La présidente LR, qui a de nouveau rencontré Bernard Cazeneuve ce mercredi 5 avril, promet de recruter 250 agents supplémentaires circulant dans les trains et métros. Et aussi d’abonder un fonds régional pour l’équipement en portiques de sécurité des salles de spectacles et des équipements sportifs, même si les effets d’une telle mesure, qui crée des attroupements, sont décriés.

En PACA, le nouveau président de Région Christian Estrosi croit dur comme fer à l'efficacité de ces portiques dont les premiers modèles vont être installés "d'ici la fin du premier semestre", notamment à l'entrée de la gare de Nice. Je suis allé voir des gares en Israël et aux Etats-Unis, raconte le maire de Nice. Dans quinze jours, je présenterai un dispositif innovant."

Renseignement : des services renforcés

"On a modifié le cadre légal, donné des pouvoirs de perquisition aux préfets, autorisé les policiers à garder leurs armes en dehors des heures de service, changé les conditions d’ouverture du feu. A part rétablir la torture et la peine de mort, je ne vois pas ce qu’on pourrait faire de plus", ironise un acteur de la sécurité proche du gouvernement. Depuis les attentats de janvier 2015, des réformes ont été votées tous azimuts…

Il y a d’abord eu la loi renseignement, promulguée à l’été 2015, et qui élargit les compétences de la DGSI (Direction générale de la Sécurité Intérieure) en matière de surveillance. Une source policière explique :

"L’idée générale de cette loi est d’empêcher les candidats au djihad de partir en Syrie, de permettre aux autorités de les arrêter avant. En gros, avant "Charlie", tout le monde se disait : il vaut mieux les laisser partir. Mais l’histoire montre qu’ils reviennent, et qu’ils sont alors très dangereux."

Les effectifs des services de lutte contre le terrorisme ont tous été renforcés, et notamment en matière de renseignement. A la fin du quinquennat de François Hollande, il y aura 9.000 policiers et gendarmes de plus qu’en 2012. Tous les crédits ont également explosé, pour équiper les policiers de nouveaux matériels d’intervention et d’armes plus perfectionnés. Et pour leur permettre d’intervenir en moins de 20 minutes aux quatre coins du territoire…
L’une des promesses de Bernard Cazeneuve après le 13 novembre. Une source proche du ministère de l’Intérieur détaille :

"Mais tout n’est pas matériel, le but est également de changer les mentalités des policiers et gendarmes. Le but est que chaque agent, et pas seulement ceux du renseignement, soit en alerte, puisse détecter des risques éventuels en matière de terrorisme et réceptionner de l’information."

Devant la commission d’enquête parlementaire, l’une des otages des terroristes du Bataclan avait ainsi raconté comment une policière lui avait raccroché au nez ce soir-là… jugeant qu’elle ne parlait pas assez fort. Réfugiée dans des loges avec tout un groupe d’otages, elle ne pouvait élever la voix pour ne pas alerter les terroristes.

Pour compléter le dispositif, toute une série de structures de coordination – l’Emopt, la cellule Allat, les états-majors de sécurité dans les préfectures – ont été créée pour obliger les différents services à se parler et travailler ensemble.

L’arsenal judiciaire devrait également être renforcé. Un projet de loi est actuellement étudié à l’Assemblée. Il prévoit d’autoriser juges et procureurs saisis de dossiers terroristes à utiliser des dispositifs jusque-là réservés au monde du renseignement, comme la sonorisation d’appartements ou de véhicules, la surveillance informatique…
Elle autorise également les perquisitions de nuit, et prévoit un statut pour protéger des témoins qui aideraient les forces de l’ordre. De nouvelles mesures sont aussi envisagées : "On réfléchit à armer certains agents de sécurité privée, charger de surveiller les lieux sensibles."



Maël Thierry, Claude Soula et Violette Lazard


L’Obs

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-aéroports-métro-hôpitaux-comment-la-france-se-prépare-à-nouveau-au-pire/ar-BBrovmA?li=BBoJIji
 

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Younes Abaaoud, 15 ans, de retour de Syrie
Selon une note d’Interpol, le jeune djihadiste aurait déjà quitté la Syrie et serait en train de se rendre en Europe, où il espère venger la mort de son frère.

«J’arrive ici à 10h.» Ces quatre mots prononcés le 18 février dernier lors d’un échange téléphonique ont eu de quoi mettre en alerte tous les services européens. D’après une note d’Interpol que nous avons pu consulter, ils ont été prononcés par Younes Abaaoud lors d’une conversation avec sa sœur Yasmina.


Paris Match - il y a 38 minutes

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http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/younes-abaaoud-15-ans-de-retour-de-syrie/ar-BBrzGs4?li=BBoJIji
 

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Attentats de Bruxelles et Paris:
le point sur l'enquête après les aveux d'Abrini


© afp.com/PHILIPPE HUGUEN

Abrini est-il bien "l'homme au chapeau" comme il le prétend ? Qu'a dit le deuxième terroriste du métro de Bruxelles ? Paris est-il toujours sous la menace djihadiste? Le point sur l'enquête.

Depuis l'arrestation de Mohamed Abrini, vendredi 8 avril dans la commune bruxelloise d'Anderlecht, l'enquête progresse à grand pas. Trois autres personnes ont depuis été inculpées et les informations dévoilées au compte-goutte par les enquêteurs laissent entrevoir plus clairement les projets et le mode opératoire des terroristes responsables des attentats de Bruxelles -32 morts- et de Paris -130 morts. L'Express fait le point.

Abrini affirme être "l'homme au chapeau" de Bruxelles

Lors de ses auditions, le Belgo-Marocain de 31 ans et ami d'enfance de Salah Abdeslam, a reconnu être le troisième homme qui accompagnait les deux kamikazes de l'aérogare de Bruxelles, le 22 mars dernier. Soit le fameux "homme au chapeau" que les enquêteurs cherchaient à identifier à l'aide d'images de vidéosurveillance. Selon une source proche de l'enquête, l'analyse de ces images a contribué à le confondre.

En conséquence, Abrini, déjà inculpé dans le volet français, l'est désormais aussi pour "assassinats terroristes et tentatives d'assassinats terroristes" dans l'enquête sur les attentats de Bruxelles. Délinquant multirécidiviste connu des policiers, il est considéré comme étant le onzième homme des attentats de Paris et Saint-Denis. A-t-il pour autant dit la vérité aux enquêteurs?"Cela ne correspond pas au mode opératoire de l'EI", le groupe Etat islamique, qui a revendiqué les attentats, a déclaré un spécialiste belge de l'islamisme radical, Peter Van Ostaeyen, estimant qu'il a pu mentir pour protéger le reste du réseau.

L'étonnant profil du 2e terroriste du métro bruxellois

Le deuxième homme du métro bruxellois, arrêté le même jour que Mohamed Abrini, a été identifié. Il s'agit d'Osama Krayem, un Suédois de 23 ans qui avait utilisé le nom de Naïm Al Hayed lors de son enregistrement sur l'île grecque de Leros. Selon la RTBF, il serait, comme Abrini, passé aux aveux. Osama K. a indiqué être parti le 22 mars d'un appartement d'Etterbeek, à Bruxelles, avec Khalid El Bakraoui, selon la chaîne publique.

Les deux hommes ont été filmés ensemble quelques minutes avant que ce dernier ne se fasse exploser à la station de métro Maelbeek. Les enquêteurs seraient à la recherche du sac à dos d'Osama Krayem, visible sur les images de vidéosurveillance.

Une perquisition menée samedi à Etterbeek n'a rien donné. Les enquêteurs soupçonnent Salah Abdeslam d'être allé chercher Krayem, ainsi que le dénommé Amine Choukri, à Ulm en Allemagne, le 3 octobre quand ils sont, très probablement, rentrés de Syrie.

Bruxelles, simple plan B, Paris dans la ligne de mire

Selon "plusieurs éléments de l'enquête" dévoilés ce dimanche, les attentats de Bruxelles étaient en fait le "plan B" des terroristes. La cellule djihadiste voulait en premier lieu viser Paris mais, traqués, ils se seraient précipitamment décidés à viser la capitale Belge, selon le parquet fédéral belge.

Le consultant d'iTELE Claude Moniquet, citant des sources proches de l'enquête, a expliqué qu'un ordinateur a été retrouvé. Selon lui, il contenait notamment un fichier listant des cibles françaises, à savoir le centre commercial "Les 4 Temps" à La Défense, ainsi "qu'une association catholique conservatrice" dont il n'a pas précisé le nom. Le quartier de La Défense était déjà visé par Abdelhamid Abaaoud, l'instigateur présumé des attentats du 13 novembre, qui prévoyait de s'y faire exploser.

Selon des médias belges dont L'Echo et la RTBF, les aveux faits par Mohamed Abrini aux enquêteurs corroboreraient cette information. Le plan était de frapper à nouveau la France, mais l'arrestation de Salah Abdeslam -et de trois autres personnes-, cinq jours avant les attentats, a précipité les choses et poussé les terroristes à frapper la Belgique, aurait-il admis. Selon le Premier ministre français Manuel Valls, ces informations sont la "preuve des menaces très élevées qui pèsent sur la France".

Argenteuil, Bruxelles, Paris: une seule cellule?

La composition de l'équipe qui devait frapper la capitale française n'a pas été clairement définie par les enquêteurs, mais il est possible que Reda Kriket, le français de 34 ans arrêté fin mars, y figurait. Il était soupçonné d'être lié à un projet d'attentat "imminent" déjoué en France.Preuve des liens qui unissent les différents protagonistes au sein d'une même cellule djihadiste, la justice belge a inculpé deux hommes pour "complicité d'assassinats terroristes", soupçonnés "d'avoir aidé Mohamed Abrini et Osama Krayem".

Hervé B. M., un Rwandais de 25 ans, a été arrêté en même temps qu'Osama K., et Bilal E. M., 27 ans, a été interpellé dans la commune de Laeken vendredi soir. Selon une source proche du dossier, ce dernier s'appelle Bilal El Makhoukhi, condamné en 2014 à cinq ans de prison lors du procès du groupuscule islamiste Sharia4Belgium à Anvers (nord). Ce Bruxellois a combattu en Syrie où il a été blessé à la jambe, selon la presse locale. Mais son rôle présumé dans les attentats n'est pas (encore) défini.

Les arrestations ont été suivies de plusieurs opérations de police: à Anderlecht, au lieu de résidence possible de Mohamed Abrini, et dans les logements de Bilal El Makhoukhi et Hervé B. M. Ni arme ni explosif n'ont toutefois été découverts.





L'Express - Victor Garcia - Il y a 41 minutes
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/attentats-de-bruxelles-et-paris-le-point-sur-lenquête-après-les-aveux-dabrini/ar-BBrAcdD
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Des "profileurs" dans les aéroports de Paris


© AFP - Des "profileurs" dans les aéroports de Paris

Ces "profileurs" interviennent dans le cadre de mesures supplémentaires déployées par Aéroports de Paris (ADP) depuis l'attentat de Bruxelles.

Ils rôdent dans les aéroports de Paris.
Des "profileurs" patrouillent depuis quelques semaines pour détecter les personnes aux "comportements anormaux". Ces "profileurs" interviennent dans le cadre de mesures supplémentaires déployées par Aéroports de Paris (ADP) depuis l'attentat de Bruxelles, a indiqué jeudi son PDG Augustin de Romanet. ADP a en outre, avec la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), mis en place des dispositifs qui "visent à accroître l'incertitude pour les personnes malveillantes, notamment avec des ouvertures de sacs aléatoires à l'entrée des zones publiques, avec des patrouilles cynophiles, avec des personnes qui font du profilage et dont le métier est exclusivement d'observer les foules pour vérifier qu'on ne puisse pas détecter de comportements anormaux", a-t-il poursuivi.

9.000 caméras.
Sur le plan de la surveillance vidéo, le PDG a précisé avoir renforcé ce point dans certaines zones de l'aéroport en particulier "où il faut que nous soyons en mesure de mieux surveiller les allers et venues". "Avant le 11 septembre 2001, nous avions 1.000 caméras, aujourd'hui nous en avons 9.000 ", a-t-il ajouté.

Augmenter le contrôle automatisé des passeports.
"Nous travaillons avec les services de la police de l'air et des frontières pour que les dispositifs "parafe", qui sont les contrôles automatisés des passeports, soient plus nombreux - nous voulons doubler le nombre d'ici 3 ans - et plus performants", a indiqué Augustin de Romanet lors d'une conférence de presse à Orly à l'occasion de la présentation du nouveau logo d'ADP.

Présenter son visage devant un écran.
ADP va tester "dans les prochains mois" un "système qui permettra que les personnes n'aient plus besoin de mettre leur doigt sur un petit écran pour être identifiées mais simplement de présenter leur visage devant un écran qui assurera la congruence entre la photo du passeport et la photo qui est sur l'écran", a-t-il précisé. "Si la personne est présumée poser des difficultés, la machine émettra une alerte aux services de police qui sans délai viendront l'interroger", a-t-il ajouté.




Europe 1 - Rédaction Europe1.fr avec AFP
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/des-profileurs-dans-les-aéroports-de-paris/ar-BBrKNS4#image=1

 
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