Attaques de Paris : Evénements

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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l'état d'urgence décrété
Au moins 120 personnes ont été tuées
et des dizaines blessées


Au moins 60 personnes sont décédées dans les attaques ayant visé, vendredi soir, le centre de Paris, indique la Préfecture de police de Paris. François Hollande a décrété l'état d'urgence en France.

"Des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent sont en cours dans l'agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués (..) c'est une horreur", a dit le président français François Hollande, avant d'annoncer que l'état d'urgence allait être décrété, les frontières fermées et que des renforts militaires étaient demandés.


Fusillades à Paris: les premières images



Menara.ma / 14.11.2015 : 00h19
http://www.menara.ma/fr/actualités/monde/2015/11/14/1746272-attaques-de-paris-au-moins-60-morts-létat-durgence-décrété.html
http://www.menara.ma/fr/videos/1746278-fusillades-à-paris-les-premières-images.html
 
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Attentats à Paris : de 21h15 à 1h11,
la capitale livrée au terrorisme minute par minute



© Copyright 2015, L'Obs
Le dispositif près de la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre.


Au moins 120 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans des attaques terroristes simultanées sans précédent à Paris et près du Stade de France.

Une nuit d'apocalypse. En quelques minutes, ce vendredi 13 novembre, la ville de Paris s'est transformée. L'ampleur de la tragédie a placé la capitale dans un état de sidération.

Au moins 120 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans des attaques terroristes simultanées sans précédent à Paris et près du Stade de France. Pour la première fois en France, des actions kamikazes ont eu lieu, notamment dans la salle de spectacle du Bataclan, dans le 11e arrondissement.

Voici, minute par minute, le déroulé des événements

Entre 21h15 et 21h20, deux explosions retentissent à quelques minutes d'intervalle, autour de l'enceinte sportive du Stade de France pendant le match amical France-Allemagne. Une troisième explosion se fait entendre plus tard. Au moins 80.000 spectateurs étaient dans les gradins, parmi lesquels François Hollande. Deux explosions ont eu lieu rue Jules-Rimet, à Saint-Denis : au moins l'une des deux est l’œuvre d'un kamikaze qui a lui-même trouvé la mort en se faisant sauter avec une ceinture explosive. L'autre est d'origine inconnue. La troisième a eu lieu à La Plaine-Saint-Denis, près d'un restaurant McDonald's, également à proximité du stade.

Presque simultanément, plusieurs fusillades ont lieu dans Paris :

Dès les attaques connues, les autorités recommandent aux Parisiens d'éviter de sortir, sauf nécessité absolue. Les hôpitaux de Paris déclenchent leur plan d'urgence.

"François Hollande était au Stade de France. Il était entre 21h et 21h15 lorsqu'il a entendu une première puis une deuxième détonation", a rapporté dans la nuit de vendredi à samedi l'entourage du président de la République. "Il a ensuite été alerté par le préfet de Seine-Saint-Denis et par les forces de sécurité que les explosions n'étaient pas accidentelles."

Le chef de l'Etat s'est ensuite rendu au PC sécurité du stade, bientôt rejoint sur place par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour de premières constatations. "Mais on ignore alors encore beaucoup de choses sur ce qui s'est passé", souligne l'entourage du président.

"Ils ont décidé de quitter le Stade de France lorsqu'ils ont appris qu'un autre événement s'était déroulé à proximité du Bataclan. Compte-tenu de la gravité de ce qui se passait, leur place était au ministère de l'Intérieur dans la cellule interministérielle de crise."

"Ils ont été rejoints très rapidement par le Premier ministre [Manuel Valls]. Avec toutes les forces de sécurité, ils ont fait un premier point de situation sur ce que l'on savait, sachant que les opérations étaient encore en cours".

Premier bilan : les attaques ont fait au moins 18 morts, annonce la préfecture de police.

Le parquet ouvre une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste pour faire toute la lumière sur ces attaques, les plus meurtrières en Europe occidentale de ces 40 dernières années après les attentats de Madrid le 11 mars 2004.

Un nouveau bilan tombe : au moins 35 morts.

Les hôpitaux de Paris déclenchent le "Plan blanc" d'urgence et de crise. C'est un dispositif de mobilisation maximale prévu pour les situations sanitaires d'urgence et de crise.

Inscrit dans la loi depuis 2004, il définit les dispositifs de crise dont disposent les établissements de santé publics et privés et leur permet de mobiliser et d'organiser immédiatement les moyens humains et matériels pour faire face à l'afflux de patients ou de victimes.

Un plan blanc permet de déprogrammer des activités non indispensables, d'ouvrir des lits supplémentaires, de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté.

Il fixe ainsi les modalités selon lesquelles le personnel nécessaire peut être maintenu sur place et, le cas échéant, rappelé lorsque la situation le justifie, détaille le site de l'AP-HP.

Déclaration à la télévision de François Hollande, qui annonce l'instauration de l'état d'urgence :

"Mes chers compatriotes, au moment où je m'exprime, des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent sont en cours dans l'agglomération parisienne. Il y a plusieurs dizaines de tués, il y a beaucoup de blessés, c'est une horreur. Nous avons sur ma décision mobilisé toutes les forces possibles pour qu'il puisse y avoir la neutralisation des terroristes et la mise en sécurité de tous les quartiers qui peuvent être concernés. J'ai également demandé qu'il y ait des renforts militaires. Ils sont en ce moment sur l'agglomération parisienne, pour être sûr que aucune attaque ne puisse de nouveau avoir lieu. J'ai également convoqué le Conseil des ministres, il va se tenir dans quelques minutes.
Deux décisions seront prises. L'état d'urgence sera décrété, ce qui veut dire que certains lieux seront fermés, la circulation pourra être interdite et il y aura également des perquisitions qui pourront être décidées dans toute l'Ile-de-France.

L'état d'urgence, lui, sera proclamé sur l'ensemble du territoire.

La seconde décision que j'ai prise, c'est la fermeture des frontières, nous devons nous assurer que personne ne pourra rentrer pour commettre quelque acte que ce soit. Et en même temps que ceux qui auraient pu commettre les crimes qui sont hélas constatés puisse également être appréhendés, s'ils devaient sortir du territoire.

C'est une terrible épreuve qui, une nouvelle fois, nous assaille, nous savons d'où elle vient, qui sont criminels, qui sont ces terroristes, nous devons dans ces moments si difficiles, et j'ai une pensée pour les victimes, très nombreuses, pour leurs familles, pour les blessés, nous devons faire preuve de compassion et de solidarité. Mais nous devons également faire preuve d'unité et de sang froid. Face à la terreur, la France doit être forte, elle doit être grande et les autorités de l’État fermes, nous le serons. Nous devons aussi appeler chacun à la responsabilité. Ce que les terroristes veulent, c'est nous faire peur, nous saisir d'effroi. Il y a effectivement de quoi avoir peur, il y a l'effroi, mais il y a face à l'effroi une Nation qui sait se défendre, qui sait mobiliser ses forces, et qui une fois encore saura vaincre les terroristes.

Françaises, Français, nous n'avons pas terminé les opérations. Il y en a encore qui sont extrêmement difficiles. C'est en ce moment même que les forces de sécurité font assaut, notamment dans un lieu à Paris. Je vous demande de garder ici toute votre confiance dans ce que nous pouvons faire avec les forces de sécurité pour préserver notre Nation des actes terroristes. Vive la République, Vive la France".

Un conseil des ministres exceptionnel se réunit à l’Élysée et décrète comme prévu l'état d'urgence.

Plusieurs stations de métro sont fermées, annonce la préfecture de police. Le Parti socialiste, le FN et Les Républicains annoncent qu'ils suspendent leur campagne électorale pour les élections régionales.

L’assaut au Bataclan est donné un peu après minuit par la BRI. Plusieurs déflagrations étaient entendues par les témoins près du périmètre de sécurité dressé autour de la salle de concert. Des dizaines d’ambulances ont été envoyées sur place et un hôpital de campagne a été dressé à l’arrière de la salle, près du Cirque d’hiver.

Les établissements scolaires et universitaires seront fermés samedi, annonce le rectorat de Paris. Tous les voyages scolaires sont annulés ce weekend en France, annonce le ministère de l’Éducation.

Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains "soutient" la déclaration d'état d'urgence et les contrôles des frontières.

La prise d'otages au Bataclan est terminée. Elle a fait une centaine de morts, annonce des sources policières.

François Hollande se rend au Bataclan avec Manuel Valls, et les ministres Bernard Cazeneuve et Christiane Taubira.

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) et tous les chefs de file de groupes politiques appellent à l'unité nationale.

Le Conseil du culte musulman condamne "avec la plus grande vigueur" des "attaques odieuses et abjectes".

"1.500 militaires supplémentaires ont été mobilisés", annonce l’Élysée.

Un numéro vert d'information est mis en place par le ministre de l'Intérieur: 0800-40-60-05.

"Nous allons mener le combat, il sera impitoyable" face aux terroristes, déclare François Hollande près du Bataclan. Il y aura "rétablissement des contrôles" aux frontières mais pas de "fermeture", précise l’Élysée.

Nouveau bilan : les attaques ont fait au moins 120 morts, annonce le parquet, qui ouvre une enquête pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

Huit "terroristes" sont morts vendredi soir dans les attentats de Paris, dont sept en se faisant exploser, selon les constatations des enquêteurs samedi peu avant 4h30, affirme à l'AFP une source proche de l'enquête.

Quatre de ces assaillants sont morts dans la salle de concerts du Bataclan, dont trois en actionnant une ceinture d'explosifs, le dernier étant tué lors de l'assaut des forces de l'ordre. Au Stade de France, trois kamikazes sont morts, et un autre boulevard Voltaire, a détaillé la source.






L’Obs - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-à-paris-de-21h15-à-1h11-la-capitale-livrée-au-terrorisme-minute-par-minute/ar-BBmZlmm#image=1
 

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En quoi consiste l'état d'urgence
décrété par Hollande ?


© Fournis par BFMNews

François Hollande a décrété l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire, à la suite de ce qu'il a décrit, dans une brève allocution télévisée, comme des "attaques terroristes sans précédent dans l'agglomération parisienne".

Selon la loi, l'état d'urgence peut être déclaré "soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique".

Il peut entraîner, entre autres, la mise en place d'un couvre-feu et de zones de protection, des perquisitions à domicile de jour comme de nuit, la fermeture provisoire de salles de spectacle, de bars, de lieux de réunion et de réunions susceptibles de provoquer le désordre. Le ministère de l'intérieur peut également ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories.

Les personnes qui refusent de se soumettre à ces conditions risquent un emprisonnement pouvant aller jusqu'à deux mois ainsi qu'une amende qui s'élève à hauteur de 3.750 euros.

Le premier état d'urgence depuis 2005

"Des lieux seront fermés, la circulation pourra être interdite et des perquisitions pourront se dérouler dans toute l'Ile-de-France", a précisé François Hollande avant d'ajouter que la fermeture des frontières avait également été décidée pour ne laisser personne entrer ou sortir du territoire.

Le Conseil des ministre extraordinaire qui s’est tenu vers minuit a adopté un second décret "pour mettre en œuvre des mesures renforcées dans l’ensemble des communes d’Ile-de-France". "Ces dispositions permettent l’assignation à résidence de toute personne dont l’activité est dangereuse, la fermeture provisoire des salles de spectacles et des lieux de réunion, la remise des armes et la possibilité de procéder à des perquisitions administratives", précise le communiqué diffusé à l’issue de conseil.

C'est la première fois que l'état d'urgence est décrété sur la totalité du territoire national métropolitain. En 2005, dernière date à laquelle il avait été mis en place au moment des émeutes en banlieue, il ne concernait qu'un nombre limité de départements.






BFMTV - Nawal Bonnefoy - Il y a 4 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/en-quoi-consiste-létat-durgence-décrété-par-hollande/ar-BBmZ8N4

 

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Attentats de Paris :
chronologie d'une nuit d'horreur


© Gilles BASSIGNAC/Divergence Devant le Bataclan, le 13 novembre.

Des premières explosions à la revendication de Daech, ces quelques heures resteront dans l'histoire.

Les fusillades et explosions éclatent vendredi soir quasi simultanément autour du Stade de France, à Saint-Denis, et dans l'est de Paris. 129 personnes sont mortes et 352 sont hospitalisées, dont 99 en «urgence absolue».

- Entre 21 h 20 et 21 h 53: trois explosions retentissent autour du Stade de France, à Saint-Denis, près des portes D et H et rue de la Cokerie, pendant le match amical France-Allemagne, disputé devant 80.000 spectateurs. Une personne est tuée ainsi que trois kamikazes. Une, puis deux détonations se font entendre mais le match continue. Les joueurs et les spectateurs ignorent ce qui se passe au dehors, comme en témoigne Christophe qui l'apprend en sortant, alors que son fils, «inquiet», l'appelle au téléphone. Un chauffeur privé qui attendait la fin du match aux abords du stade est «touché par un éclat de bombe à la cuisse», atteste son employeur. Il est opéré dans la nuit.

- 21 h 25: fusillade à Paris à l'angle des rues Bichat et Alibert (Xe arrondissement). Face à face, le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge sont visés par des tireurs qui sortent d'une Seat type Leon noire. Des lieux très fréquentés par les jeunes Parisiens et les étrangers. Vitrines et terrasses sont criblées de balles, le sang abonde sur le trottoir, il y a quinze morts. Une centaine de douilles sont retrouvées sur la chaussée. Des survivants décrivent des scènes «irréelles», des corps «en pièces détachées». «C'était surréaliste, tout le monde était à terre, personne ne bougeait», relate une femme. Marie-Laurence, une habitante du quartier qui a vécu les attentats du 11 Septembre à New York, est «dans l'incompréhension et la tristesse» mais se «refuse à la peur».

- 21 h 32: rue de la Fontaine-au-Roi (XIe arrondissement), à proximité de la place de la République, cinq personnes sont tuées près d'une pizzeria, La Casa Nostra, et du bar À la bonne bière. Deux jeunes filles qui logeaient à l'auberge de jeunesse voisine, sont abattues devant les yeux de Stéphane, un riverain sexagénaire qui rentrait chez lui. «J'ai vu une voiture s'arrêter et deux ou trois types sortir de chaque côté et tirer de part et d'autre de la chaussée avec des armes automatiques», raconte-t-il, traumatisé. Une Seat Leon noire est également aperçue sur les lieux. Stéphane filme la scène avec son téléphone portable, où l'on voit des policiers entrer dans le restaurant à la poursuite des assaillants. L'un se réfugie au numéro 2 de la rue, selon plusieurs témoins, dont le patron de La Casa Nostra.

- 21 h 36: tirs rue de Charonne (XIe arrondissement) au restaurant «La Belle Équipe». Dix-neuf personnes sont tuées. Toujours la Seat Leon noire.

- 21 h 40: boulevard Voltaire (XIe arrondissement), l'un des kamikazes qui porte une ceinture explosif se fait exploser au Comptoir Voltaire. Une personne est grièvement blessée.

- 21 h 40: une Polo noire arrive devant le Bataclan. De nombreux coups de feu sont tirés. Dans la salle de spectacle, où se déroule un concert de rock, plusieurs hommes armés, à visage découvert, ouvrent le feu aux cris de «Allah Akbar», et prennent les 1500 spectateurs en otages. Ces derniers vivent une scène d'horreur pendant plus de deux heures, un témoin parle de l'un des assaillants comme d'une «machine à tuer» qui «abattait méthodiquement les gens à terre». Un autre les décrit: «L'un avait l'air d'un jeune type, une petite barbe de trois jours. L'autre était rasé de près, portait des petites lunettes et une sorte de béret jaune. Il portait aussi ce que j'ai pris pour un gilet pare-balles: c'était en réalité une ceinture explosive».

Le quartier est sous le choc, des gens ensanglantés s'enfuient et courent dans les rues, d'autres, affolés, sonnent chez les riverains pour trouver refuge. Comme ce couple qui atterrit chez Sharon vers 23 heures alors que, «apeurée» elle-même, elle s'était «cloîtrée» chez elle avec ses enfants, «lumière éteinte». «J'ai pensé qu'ils pouvaient être des terroristes, mais finalement je les ai laissé entrer, il s'agissait d'un couple du quartier qui ne pouvait rentrer chez lui car leur rue était interdite d'accès par les forces de l'ordre», témoigne Sharon.
Le Bataclan pourrait avoir été une cible des islamistes en raison de la tenue régulière de galas ou conférences d'organisations juives, notamment le Magav, une unité de gardes-frontières dépendant de la police d'Israël. En 2011, la salle avait fait l'objet d'un projet d'attentat en raison de «la confession juive de ses propriétaires». Comme le justifiaient alors des membres interpellés de Jaich al-Islam, l'Armée de l'islam, interrogés par la DCRI.

- 22 h 30: François Hollande, qui a été évacué du Stade de France, où il assistait au match, se rend au ministère de l'Intérieur pour faire le point sur la situation. Le parquet antiterroriste se saisit de l'enquête.

- 23 h 43: Les hôpitaux de Paris déclenchent le Plan blanc d'urgence et de crise, un dispositif de «mobilisation maximale». Le bilan humain monte de minute en minute. On parle alors de 35 morts.

- 00 h 01: François Hollande annonce l'instauration de l'état d'urgence sur tout le territoire, une première depuis plus de cinquante ans.

- 00 h 15: un Conseil des ministres exceptionnel se réunit à l'Élysée. Une large part de la classe politique suspend la campagne pour les régionales dans un mouvement d'unité nationale. Dans les rues de l'Est parisien, les Parisiens, hagards, cherchent à rentrer chez eux. Plusieurs stations de métro sont fermées.

- 00 h 20: la BRI et le RAID lancent l'assaut au Bataclan. L'opération se termine à 01 h 11. Au moins 89 personnes sont mortes. Les quatre assaillants sont tués, dont trois en actionnant leur ceinture d'explosifs.

- François Hollande se rend au Bataclan avec le premier ministre, Manuel Valls, et les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Christiane Taubira (Justice). Un point est fait dans un café proche par le chef des pompiers, avant l'arrivée de la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), et du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS).

- 01 h 34: le Conseil français du culte musulman (CFCM) condamne «avec la plus grande vigueur» des «attaques odieuses et abjectes».

- L'Élysée annonce que «1500 militaires supplémentaires ont été mobilisés». Plus tard, le nombre passera à 3000.

- Un numéro vert d'information est mis en place par le ministre de l'Intérieur: le 0800 40 60 05.

- 1 h 50: le parquet de Paris annonce un bilan d'au moins 120 morts.

- 4 h 30: selon les enquêteurs, huit «terroristes» sont morts dans les attentats, dont sept en se faisant exploser.

- Le décret instaurant l'état d'urgence à partir de samedi minuit paraît au journal officiel.

- 10 h 50: François Hollande qualifie les attentats d'«acte de guerre» et désigne comme responsable «l'armée terroriste» de l'organisation État islamique, «Daech». Il annonce avoir signé un décret pour «proclamer le deuil national pour trois jours».

- 11 h 40: le groupe État islamique (EI) revendique les attentats dans un communiqué officiel diffusé sur Internet: «Huit frères portant des ceintures explosives et armés de fusils d'assaut ont visé des sites choisis soigneusement au cœur de Paris», en réponse «aux bombardements des musulmans en terre du califat».



Le Figaro - Delphine de Mallevoüe - Il y a 42 minutes

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-de-paris-chronologie-dune-nuit-dhorreur/ar-BBn0nV4
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats à Paris:
cinq personnes arrêtées en Belgique


© afp.com/JEAN-PIERRE MULLER
Des soldats français patrouillent dans le cadre du plan Vigipirate
dans l'aérogare de Mérignac, en Gironde, le 14 novembre 2015


La police belge a mené ce samedi plusieurs opérations dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles, qui seraient liées aux attentats de Paris, selon les télévisions belges RTBF et RTL.Cinq personnes ont été arrêtés au cours de perquisitions, note la RTBF. Selon le tabloïd populaire belge La Dernière Heure, trois des assaillants qui ont perpétré les attentats de Paris venaient de Molenbeek.
Vendredi, un véhicule avec une plaque d'immatriculation belge a ainsi été identifiée au Bataclan, théâtre d'une tuerie de masse. Le véhicule aurait été louée, rapporte la RTBF. L'objectif des perquisition était de retrouver le loueur de la voiture.

L'hypothèse d'une équipe de l'étranger

Selon la RTBF, des tickets de parking de Molenbeek auraient également été retrouvés dans une voiture des terroristes à Paris. Ces éléments donnent du poids à une hypothèse sur le mode opératoire des attentats de vendredi. Celle d'une équipe venue de l'étranger, renforcée éventuellement de résidents français.
En janvier, la police belge avait déjà mené une opération contre un groupe de présumés terroristes à Verviers, une ville de Wallonie, dans l'est de la Belgique. Deux suspects avaient été tués au cours d'une fusillade avec les forces de l'ordre.



L'Express - Il y a 25 minutes

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-à-paris-cinq-personnes-arrêtées-en-belgique/ar-BBn07Uj#image=1
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attaques de Paris :
ce que l’on sait, ce que l’on ignore encore


© FRANCK FIFE / AFP Evacuation du Stade de France;
vendredi 13 novembre dans la soirée. AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a donné samedi 14 novembre à 19 heures une conférence de presse où il a dévoilé de nombreux éléments permettant d’en savoir davantage sur le déroulement des multiples attaques terroristes qui ont fait au moins 129 morts, vendredi, à Paris et à Saint-Denis.

1. Ce qui est confirmé
2. Ce qu’on ne sait pas encore
3. Ce qui est faux


1. Ce qui est confirmé

Au moins sept terroristes ont participé aux attaques et sont morts après avoir actionné leurs ceintures explosives:

Trois kamikazes ont actionné leur ceinture explosive aux abords du Stade de France, à 21h20, 21h30 et 21h53, faisant quatre morts.Un autre kamikaze s’est fait exploser à 21h40 au restaurant Comptoir Voltaire, au 253, boulevard Voltaire, sans faire de victimes.Trois terroristes arrivés au Bataclan dans une Polo noire y ont trouvé la mort après avoir fait plus de 80 victimes.

Au moins 129 personnes sont mortes dans les attaques. Le procureur de la République de Paris, François Molins, a indiqué qu’il y avait en outre 352 blessés, dont 99 en état d’urgence absolue.

Trois équipes coordonnées auraient agi quasi simultanément vendredi soir, selon François Molins, le procureur de la République de Paris. La similarité de leur équipement (fusils d’assaut Kalachnikov de calibre 7,62mm et gilets d’explosifs TATP) et la simultanéité des attaques plaident pour une stratégie coordonnée. Si les terroristes du Stade de France, du boulevard Voltaire et du Bataclan semblent tous être mort, les membres de la troisième équipe pourraient avoir pris la fuite dans une voiture.

Deux voitures ont été identifiées par les enquêteurs grâce à des témoignages et des vidéos: une Seat noire, et une Polo noire immatriculée en Belgique.

Un Français a été identifié parmi les terroristes du Bataclan. Né le 21novembre 1985 à Courcouronnes (Essonne), connu de la justice pour des délits de droit commun (huit condamnations entre 2004 et 2010), il n’avait jamais été incarcéré ni impliqué dans un dossier de filière ou d’association de malfaiteur terroriste. En revanche, il avait fait l’objet en2010 d’une fiche S pour radicalisation.

Un autre Français résidant en Belgique a été interpellé samedi matin lors d’un contrôle à la frontière belge avec deux autres individus. C’est lui qui avait loué la Polo noire immatriculée en Belgique qui a transporté trois terroristes au Bataclan – mais on ignore s’il a participé aux attaques.

La motivation.Les terroristes du Bataclan ont évoqué la Syrie et l’Irak lors de brefs pourparlers avec les forces de l’ordre. Ce qui va dans le sens de la revendication des attaques par le groupe État islamique, qui mentionnait la participation de la France aux bombardements en Syrie et des «insultes faites au prophète Mohammed.

Des perquisitions et interpellations ont eu lieu samedi après-midi en Belgique. Des tickets de parking retrouvés dans l’une des voitures des terroristes à Paris ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’au quartier de Molenbeek, à Bruxelles.


© JACQUES DEMARTHON / AFP Le Bataclan, au lendemain de l'attaque.
AFP PHOTO/JACQUES DEMARTHON


2. Ce qu’on ne sait pas encore

Un réfugié syrien parmi les terroristes ? Le passeport d’un individu né en1990 en Syrie a été retrouvé près de l’un des kamikazes du Stade de France. Selon les autorités grecques, les informations du passeport correspondent à un réfugié enregistré par la Grèce en octobre. Mais les enquêteurs n’ont pas encore confirmé que le kamikaze était bien l’individu décrit sur le passeport. Il n’est pas connu des services de renseignement français.

Qui a tiré dans le XXe arrondissement ? Au moins quinze personnes sont mortes à 21h25 dans le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge (à l’angle des rues Alibert et Bichat).
A 21h32, au moins cinq personnes ont été tuées au Café Bonne, rue de la Fontaine-au-Roi.
A 21h36, au moins dix-neuf personnes supplémentaires trouvent la mort au 92 rue de Charonne. A chaque fois, les témoins ont identifié des individus armés à bord d’une Seat Leon noire. Si on ne connaît pas leur nombre, il pourrait s’agir de la troisième équipe.

Combien de terroristes ou de complices dans la nature ? On ignore l’identité et le rôle des trois personnes interpellées samedi en voiture à la frontière belge. Il pourrait s’agir de la «troisième équipe» ou de complices. On ignore également si d’autres terroristes sont encore en liberté.

3. Ce qui est faux

Un commando dans les Yvelines. Plusieurs sources, dont Le Parisien, ont fait état d’un péage forcé par une voiture transportant quatre hommes lourdement armés à Ablis, dans les Yvelines. Une information démentie au Monde par des sources policières.

Quatre policiers tués dans l’assaut du Bataclan. Les autorités n’ont pas confirmé cette information, qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans la nuit de vendredi à samedi. Selon nos informations, un policier a été tué à Charonne et un commissaire blessé au Bataclan, mais aucun des deux n’était en service. Par ailleurs, plusieurs CRS ont été blessés lors d’un accident lié au dispositif policier, mais pas par les terroristes eux-mêmes.

Fusillades aux Halles, à Belleville, au Trocadéro, à Vincennes ou à République. Nous n’avons aucune confirmation sur des fusillades ou des victimes à ces endroits. A ce stade, nous pouvons dire à coup sûr que des attaques sont intervenues dans les six lieux suivants: les rues Bichat/Alibert, la rue de la Fontaine-au-Roi, le Bataclan, la rue de Charonne, le boulevard Voltaire et les abords du Stade de France

Le RAID à Strasbourg. Aucune information crédible ne vient corroborer le tweet très largement relayé qui faisait état d’une intervention de forces spéciales à Strasbourg (tweet qui datait d’ailleurs du 31octobre).

Des courses-poursuites à Boulogne et Bagnolet. Ces informations nous ont été infirmées par des sources policières.

Un incendie criminel à Calais. Un incendie a bien ravagé 2500m2 de tentes et de cabanes construites par les migrants dans la «jungle» de Calais dans la nuit du 13 au 14novembre, mais le sous-préfet de Calais a assuré qu’il s’agissait d’un incendie d’origine «clairement accidentelle».




Le Monde - Les Décodeurs - Il y a 1 heure

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attaques-de-paris-ce-que-l’on-sait-ce-que-l’on-ignore-encore/ar-BBn0nMj
 

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Attentats à Paris:
des ressortissants étrangers parmi les victimes


© Fournis par BFMNews

Alors que la difficile identification des victimes des attentats qui ont endeuillé Paris est en cours, de nombreux avis de recherche étaient postés sur Twitter par des internautes sans nouvelles de leurs proches, au lendemain des attentats qui ont fait au moins 128 morts à Paris. Très vite, l’émotion a traversé les frontières et de nombreux pays étrangers se sont exprimés pour apporter leur soutien à la France.

Deux Belges. Au moins deux ressortissants belges ont été tués dans les attaques, a précisé samedi le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders à la RTBF. Par ailleurs, le Premier ministre belge Charles Michel a demandé à ses concitoyens d'éviter de se rendre à Paris, "si ce n'est pas strictement nécessaire", au lendemain de la vague d'attaques qui a fait 128 morts et 250 blessés dans la capitale française.

Deux Tunisiennes. L’ambassade de Tunisie a signalé que deux sœurs de 34 et 35 ans, originaires de Menzel Bourguiba, près de Bizerte, avaient trouvé la mort. Elles avaient grandi dans la ville du Creusot, où vivent encore leurs parents, selon les informations du journal local Le Bien Public. Elles fêtaient l'anniversaire d'une amie à Paris au moment des attentats.

Deux Roumains tués. Deux ressortissants roumains ont été tués, a annoncé le ministère des Affaires étrangères de Bucarest.

Un Espagnol. Un Madrilène de 29 ans été tué à l’intérieur du Bataclan. "Il s'agit d’Alberto González Garrido", a fait savoir la vice-présidente du gouvernement espagnol, précisant que la famille de la victime, qui s’était manifestée à la télévision pour s’inquiéter de sa disparition, avait été informée.

Un Portugais. Un Portugais, âgé de 63 ans, a trouvé la mort alors qu’il se trouvait aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, selon les informations de l’agence portugaise Lusa.

Un Suédois ? Un porte-parole de diplomatie suédoise a déclaré à la télévision publique SVT qu’un Suédois serait mort et un autre blessé, information qui n’a pas encore été recoupée par l’ambassade de Suède à Paris.

Des blessés américains. L’ambassade des Etats-Unis a diffusé sur Twitter un numéro d’urgence à destination de ses ressortissants. "Le gouvernement américain travaille de près avec les autorités françaises pour identifier les victimes américaines", a précisé Mark Toner, porte-parole du département d’État. "Nous savons que des Américains figurent parmi les blessés et nous leur offrons toute l'aide consulaire possible".





BFMTV - C. P. avec AFP - Il y a 12 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/attentats-à-paris-des-ressortissants-étrangers-parmi-les-victimes/ar-BBn0foB
 

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Attentats de Paris :
la traque se concentre sur un réseau franco-belge


© KENZO TRIBOUILLARD/AFP La police scientifique inspecte samedi l'intérieur du café Bonne Bière,
l'un des lieux ciblés la veille lors des attaques terroristes contre Paris.

La banlieue de Bruxelles a servi de base arrière aux terroristes, dont au moins trois Français. Un membre présumé des commandos est toujours recherché.

Le Belgique comme base arrière

Menant une enquête éclair sur les attentats qui ont endeuillé le cœur de Paris et le Stade de France, avec un bilan provisoire de 129 morts et 350 blessés dont 42 toujours en réanimation, les policiers ont établi qu'au moins trois Français figuraient parmi les sept kamikazes. Et que la Belgique a servi de base arrière aux commandos, juste avant que ces derniers ne sèment la mort.

Nombre de liens y convergent. D'abord parce que deux Français résidant à Bruxelles ont été formellement identifiés au nombre des terroristes. L'un d'eux vivait même dans le très populaire quartier de Molenbeek, abritant depuis vingt ans les auteurs de plusieurs attentats djihadistes. Ensuite, parce que deux voitures immatriculées en Belgique ont été retrouvées à Paris.

L'une d'entre elles, la Polo Volkswagen noire, a amené le commando au Bataclan. Retrouvée abandonnée après le carnage non loin de la salle de spectacle, elle avait été louée au début de la semaine par un Français dans la région bruxelloise. Une source proche du dossier confie au Figaro que cet «objectif» qualifié de «prioritaire» est activement recherché par les enquêteurs.

Un appel à témoins lancé

En fin de journée, la police nationale a diffusé sur son compte Twitter un appel à témoins visant Salah Abdeslam, Français né le 15 septembre 1989 à Bruxelles. Il mesure 1,75 m et a les yeux marron. «Individu dangereux, n'intervenez pas vous-même», précise le message qui préconise de composer le «197 alerte attentat».

En effet, l'homme pourrait être le dernier des «huit frères» dont le groupe État islamique fait mention dans son texte de revendication. Selon un scénario que les enquêteurs tentent encore d'étayer, Salah Abdeslam est soupçonné d'avoir conduit la Seat Leon noire qui a servi lors de l'indicible équipée décimant les clientèles de trois établissements des Xe et XIe arrondissements.

Trois kalachnikovs retrouvées dans une Seat

Après ces tueries, ce complice ou coauteur présumé aurait laissé la voiture devant un immeuble à hauteur du 16, rue Édouard-Vaillant, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Par coïncidence, cette adresse est précisément celle d'une ancienne mosquée radicale dont l'imam a été expulsé en 2010 vers l'Égypte avant que le lieu de culte ne soit définitivement fermé.

Dans l'habitacle de la Seat retrouvée dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin, les policiers ont récupéré trois kalachnikovs. Il s'agit selon toute vraisemblance des armes avec lesquelles 300 coups de feu ont été tirés en rafales, faisant près de 40 morts et de nombreux blessés. La voiture est passée au crible par la police scientifique pour retrouver des empreintes et des échantillons susceptibles d'attribuer un nom à ses occupants.

En alerte maximale sur tous les axes routiers traversant le nord de la France, les forces de l'ordre ont multiplié les barrages volants. Samedi, à 9 h 10, les gendarmes d'un peloton autoroutier ont contrôlé à hauteur de Cambrai une Golf noire à l'intérieur de laquelle circulaient trois personnes. Un des passagers faisait l'objet d'une fiche de signalement conseillant aux gendarmes de prendre discrètement son identité et de le laisser repartir. Dont acte. Ce n'est que peu après que les policiers ont fait le lien avec Salah Abdeslam. La voiture contrôlée a été interceptée par leurs homologues belges en fin d'après-midi, à Molenbeek-Saint-Jean. Deux des passagers ont été interpellés, mais pas le suspect numéro un, qui demeurait toujours introuvable dimanche soir. Au total, sept personnes ont été arrêtées en Belgique.

Trois frères retiennent particulièrement l'attention des enquêteurs, dont l'un est mort dans les attentats. Un autre, placé en garde à vue en Belgique, a été libéré, selon une source policière française, une information toutefois démentie par le parquet belge. La Belgique, à son tour, a émis un mandat d'arrêt international contre Salah Abdeslam.

Analyses balistiques

En France, l'enquête progresse grâce à une série d'indices laissés par les kamikazes avant de se donner la mort. Outre les trois kalachnikovs récupérées dans la Seat, les artificiers tentent de faire «parler» les fusils d'assaut de calibre 7.62 retrouvés parmi les cadavres du Bataclan pour déterminer leur provenance. Sans pouvoir encore esquisser de liens, plusieurs sources observent que, lors des attentats de janvier, Amedy Coulibaly avait lui aussi une kalachnikov dans son arsenal acquis en Belgique. Le tueur de l'Hyper Cacher s'était rendu chez un petit trafiquant de Charleroi pour troquer sa panoplie guerrière en échange de la Mini break de sa compagne, Hayat Boumeddiene, partie en Syrie.

Trois terroristes identifiés

Soucieux de dessiner le contour des commandos kamikazes, les policiers de la Brigade criminelle et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ne disposent avec certitude que de trois identités.

La première, obtenue samedi, est celle d'Ismaël Omar Mostefaï, Français de 29 ans, dont un doigt a été sectionné lorsqu'il s'est fait sauter au Bataclan.

Né à Courcouronnes (Essonne) et fiché par les services de renseignement français en 2010, mais passé sous les radars depuis, Mostefaï a fréquenté assidûment la mosquée de Lucé, près de Chartres (Eure-et-Loir). Des vérifications sont en cours pour vérifier s'il s'est rendu dans l'un des camps d'entraînement de l'État Islamique en Syrie en 2014. Six membres de son entourage familial ont été placés en garde à vue, dont son père, un de ses frères et la femme de ce dernier. Leurs domiciles, situés à Romilly-sur-Seine (Aube) et à Bondoufle (Essonne), ont été perquisitionnés dès samedi après-midi.

De son côté, le parquet a confirmé dimanche soir que deux autres terroristes décédés dans la soirée du 13 novembre ont aujourd'hui été «formellement identifiés après relevé et comparaison de leurs empreintes papillaires». Il s'agit, d'une part, de l'auteur de l'un des attentats suicides perpétré à proximité du Stade de France, né le 22 janvier 1995 et, d'autre part, de l'auteur de l'attentat suicide commis au Comptoir Voltaire, 253, boulevard Voltaire, dans le XIe arrondissement, né le 30 juillet 1984. Tous deux sont de nationalité française et résident en Belgique.

Un passeport syrien et un passeport égyptien découverts

Lancés dans une course contre-la-montre, les policiers travaillent aussi sur un passeport syrien découvert, selon nos informations, à proximité d'une jambe arrachée d'un des trois kamikazes du Stade de France. Le document d'identité a été délivré au nom d'Ahmed Almohammad, né en 1990 à Edlib en Syrie. Très prudents, les policiers s'emploient à faire le «lien objectif» entre le cadavre et cette identité, sachant que cette dernière correspond à celle d'un migrant signalé en Grèce en provenance de Syrie.

L'homme aurait été contrôlé le 3 octobre 2015 à Léros, île de l'archipel du Dodécanèse, puis par les autorités serbes quatre jours plus tard. Un second passeport égyptien a été ramassé aux abords de l'enceinte sportive sans que les policiers ne puissent esquisser le moindre lien avec les commandos terroristes. Plus que jamais, ces derniers ont le profil type de fous d'Allah formés et entraînés en Syrie. De véritables bombes vivantes avec lesquelles la France va devoir s'habituer à vivre.






Le Figaro - Christophe Cornevin - Il y a 3 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-de-paris-la-traque-se-concentre-sur-un-réseau-franco-belge/ar-BBn1WAp?li=BBmts3H
 

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Attentats de Paris :
que sait-on des assaillants et de leurs complices ?


© Fournis par Francetv info

Sept assaillants ont été tués dans la nuit de vendredi à samedi, et un avis de recherche a été lancé, dimanche, contre un homme suspecté d'être impliqué dans les attaques qui ont fait au moins 129 morts à Paris et au Stade de France.

Vendredi 13 novembre, trois équipes de terroristes ont mené des attaques meurtrières à Saint-Denis et Paris, faisant au moins 129 morts, selon le bilan provisoire de dimanche soir. Des assaillants qui étaient "au moins sept", selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, citant le nombre connu de terroristes tués ; huit, selon la revendication diffusée par le groupe Etat islamique samedi dans la journée. Voici ce que l'on sait sur ces hommes.

Ceux qui ont été identifiés

•Salah Abdeslam, le possible cerveau activement recherché. La police française a lancé, dimanche, un appel à témoin pour retrouver Salah Abdeslam, un Français de 26 ans résidant à Bruxelles, en Belgique. "Faisant l'objet d'un mandat de recherche", l'individu est "dangereux", prévient la police judiciaire : "Surtout n'intervenez pas vous-même."



Selon les informations de France 2, les enquêteurs font l'hypothèse qu'il est le "cerveau" des attaques de vendredi. En début de semaine, dans la région de Bruxelles, c'est lui qui a loué les deux véhicules retrouvés, l'un à proximité du Bataclan, l'autre à Montreuil. Ce second véhicule, une Seat Leon noire à bord de laquelle ont été retrouvées trois kalachnikovs, a été utilisé pour mener les attaques de l'angle des rues Alibert et Bichat, de la rue de la Fontaine au Roi et de la rue de Charonne.

Selon l'AFP, les enquêteurs ignorent si Salah Abdeslam est en fuite ou s'il fait partie des kamikazes. Mais selon les informations de France 2, il se trouvait vendredi soir à bord de ce véhicule, en compagnie d'une ou deux autres personnes. Selon RTL, son seul passager était son frère, Brahim Abdeslam, qu'il a ensuite déposé, et qui s'est fait exploser à la terrasse d'un bar, sur le boulevard Voltaire. Salah aurait alors rejoint Montreuil où il a abandonné son véhicule pour monter dans une autre voiture avec deux complices. Il était présent, samedi à 9h10, quand ce véhicule a été contrôlé par les gendarmes sur l'autoroute A2 à Cambrai (Nord), en direction de la Belgique, avant d'être retrouvé samedi en fin d'après-midi à Molenbeek-Saint-Jean, un quartier de Bruxelles (Belgique). Mais on ignore où se trouve Salah Abdeslam.

• Brahim Abdeslam, le kamikaze du boulevard Voltaire. Selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP, Brahim Abdeslam, le frère de Salah, âgé de 31 ans, se trouvait dans le véhicule qui a tiré dans les rues de Paris. C'est ce qu'affirme également RTL. Selon la radio, Salah Abdeslam était aussi présent et a déposé Brahim dans le XIe arrondissement.

Il s'est ensuite installé à la terrasse du Comptoir Voltaire, bistrot situé sur le boulevard du même nom, avant d'actionner une ceinture d'explosifs, alors qu'il passait commande, racontent des témoins à l'Express. Il a été "formellement identifié", dimanche, "après relevé et comparaison de [ses] empreintes papillaires", a annoncé le parquet. Il était lui aussi domicilié en Belgique.

• Omar Ismaïl Mostefaï, un des kamikazes du Bataclan. Identifié par ses empreintes, grâce à un doigt sectionné, le Français de 29 ans faisait partie de la deuxième équipe de terroristes, qui a attaqué le Bataclan. Né à Courcouronnes (Essonne), il a passé une partie de sa jeunesse à Chartres. C'est là où se trouve son dernier domicile connu. Sept membres de son entourage familial ont été placés en garde à vue, mais ils ne semblaient plus guère avoir de liens avec lui. "Ça fait un moment que je n'ai plus de nouvelles", avait assuré son frère auprès de l'AFP, avant d'être interrogé.

Connu de la justice pour de petits délits, comme des outrages ou des conduites sans permis, Ismaël Omar Mostefaï n'a jamais été incarcéré. Les services de renseignement l'ont repéré en 2010, année au cours de laquelle il fait l'objet d'une fiche S, pour sa radicalisation. Les enquêteurs tentent de confirmer qu'il a bien séjourné en Syrie en 2014, selon des sources policières.

• Bilal Hadfi, un des kamikazes du Stade de France. L'un des trois kamikazes du Stade de France a été identifié, dimanche, "après relevé et comparaison de [ses) empreintes papillaires", a annoncé le parquet. Bilel Hadfi est français, réside en Belgique, et est âgé de 20 ans. Selon une source proche du dosseir, il s'est rendu en Syrie, où, selon le Washington Post (en anglais), il a combattu avec l'Etat islamique.

Ceux qui sont suspectés d'avoir aidé les assaillants

Mohamed Abdeslam, le frère interpellé. Le troisième frère Abdeslam a été arrêté samedi à Molenbeek, le quartier de Bruxelles où ils vivaient. Il était toujours en garde à vue, dimanche soir. Selon l'AFP, il rentrait de Paris. On ne sait pas s'il a eu un rôle dans les attentats.

D'autres arrestations à Molenbeek. Selon les informations de France 2, deux complices ont été rejoints par Salah Abdeslam à Montreuil et l'ont emmené en Belgique. Selon les informations de France Info et Associated Press, il y a avait trois personnes à bord du véhicule contrôlé samedi matin à Cambrai (Nord). Selon France 3, le propriétaire de cette voiture était un homme appellé Mohamed Amri, interpellé samedi à Molenbeek. Deux autres hommes ont été interpellés avec lui, dont Mohamed Abdeslam, le frère de Salah et Brahim, et un homme dont on ne connaît pas l'identité. On ne sait pas s'ils sont les complices de Salah Abdeslam.

Les assaillants dont on ignore l'identité

Au Stade de France. On ne connaît pas l'identité des deux autres kamikazes qui se sont fait exploser à proximité du Stade. Un passeport syrien a été découvert par les enquêteurs à proximité du corps de l'un d'eux. Selon France 2, un passeport égyptien a également été découvert. On ne sait pas s'ils appartenaient à Bilal Hadfi ou aux deux autres kamikazes. Le passeport syrien porte le nom d'Ahmad al-Mohammad, un migrant de 25 ans enregistré en Grèce et qui a demandé l'asile en Syrie. Mais il n'est pas établi que cet homme se trouvait parmi les kamikazes. Ce passeport pourraît aussi être un faux ou avoir été volé.

Au Bataclan. On ne connaît pour l'instant rien de l'identité des deux autres assaillants morts au Bataclan. Selon France 2, des doutes subsistent d'ailleurs sur la présence sur place d'un quatrième terroriste.

Dans le véhicule qui a tiré dans les rues. La présence de Salah et Brahim Abdeslam dans ce véhicule n'a pas été officiellement confirmée. Et, selon France 2, pas de certitude non plus sur la présence ou non d'un troisième passager.





francetv info - Il y a 5 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-de-paris-que-sait-on-des-assaillants-et-de-leurs-complices/ar-BBn2hzN?li=BBmts3H

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Plus d'informations :

Attentats à Paris: les indices qui indiquaient que Daech allait frapper
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-à-paris-les-indices-qui-indiquaient-que-daech-allait-frapper/ar-BBmZJzO

Ismaël Omar Mostefaï, l’un des kamikazes français du Bataclan
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/ismaël-omar-mostefaï-l’un-des-kamikazes-français-du-bataclan/ar-BBn0qI6

Attentats de Paris: les raisons de croire qu'il y a encore des terroristes en fuite
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attentats-de-paris-les-raisons-de-croire-quil-y-a-encore-des-terroristes-en-fuite/ar-BBn05Ss

Attaques à Paris : le point sur l’enquête en cours
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/attaques-à-paris-le-point-sur-l’enquête-en-cours/ar-BBn0JdR#image=1

Perquisitions en Belgique, l'Europe sonne le tocsin
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/perquisitions-en-belgique-leurope-sonne-le-tocsin/ar-BBn0mGr

Pourquoi la France est devenue une cible privilégiée des jihadistes
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/nouvelles-de-derniere-heure/pourquoi-la-france-est-devenue-une-cible-privilégiée-des-jihadistes/ar-BBn1pgE

Valls : «Nous allons vivre longtemps avec cette menace terroriste»
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/valls-«nous-allons-vivre-longtemps-avec-cette-menace-terroriste»/ar-BBn3v1A

Réfugiés : l'attentat attise les divisions
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/réfugiés-lattentat-attise-les-divisions/ar-BBn1XW8

Les 28 plus divisés que jamais sur l’immigration après les attentats de Paris
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/video/les-28-plus-divisés-que-jamais-sur-l’immigration-après-les-attentats-de-paris/vi-BBn2Zw3

Attentats de Paris : toutes les victimes ne sont pas encore identifiées
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/video/attentats-de-paris-toutes-les-victimes-ne-sont-pas-encore-identifiées/vp-BBn2cX4

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Attentats de Paris : une attaque décidée en Syrie
et organisée en Belgique

Alors que Salah Abdeslam, rescapé présumé des kamikazes, est recherché, les policiers auraient retrouvé l'appartement conspiratif des commandos, à Bobigny.

http://img-s-msn-com.akamaized.net/tenant/amp/entityid/BBn5c3G.img?h=402&w=624&m=6&q=60&o=f&l=f
© Militant Website/AP Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attaques de Paris.

Cinq des kamikazes identifiés

À mesure que progresse l'enquête éclair portant sur les attentats qui ont foudroyé vendredi dernier le cœur de Paris et le Stade de France, les limiers de la Direction générale de la sécurité intérieure et de la Brigade criminelle précise les contours des trois commandos coordonnés qui ont semé la mort et l'épouvante.

Avec méthode, ils sont parvenus à identifier cinq des kamikazes qui ont péri dans une équipée se soldant par un bilan encore provisoire de 129 morts et 352 blessés, dont plusieurs dizaines en «urgence absolue». Et le pire des scénarios, tant redouté, met en scène des profils «dormants» et sans relief, de petits voyous et d'illuminés en apparence parfaitement insérés. Jamais le spectre glaçant d'un terrorisme dilué dans tous les pores de la société n'a autant pris corps.

Ainsi, Samy Amimour, 28 ans, un des trois kamikazes qui a ensanglanté le Bataclan, était-il conducteur de bus à la RATP, dont il a claqué la porte pour partir en Syrie. Ismaël Omar Mostefaï, 29 ans, identifié par l'empreinte d'un doigt retrouvé sectionné dans la salle de spectacle, paradait quant à lui dans des vidéos amateurs de musique rap.

Bien que condamné à huit reprises entre 2004 et 2010, ce petit délinquant de Courcouronnes (Essonne), par ailleurs fiché «S», n'est jamais passé par la case prison. Salah Abdeslam, Français de 29 ans natif de Bruxelles, a été boulanger dans le quartier de la Madeleine à Chartres. Unique rescapé présumé de la bande de kamikazes toujours en cavale lundi soir, c'est lui qui aurait été au volant de la Seat noire utilisée pour les fusillades des Xe et XIe arrondissement. Détecté sur des images de vidéosurveillance, c'est aussi lui qui aurait déposé Brahim, son frère aîné qui a fait exploser son gilet rempli de TATP devant un restaurant du boulevard Voltaire.

Bilal Hadfi, malfrat français de modeste envergure confondu par ses empreintes papillaires prélevées près du McDo du Stade de France où il est mort en martyr, et un migrant syrien de 25 ans passé par la Grèce et la Serbie répondant au nom d'Ahmad Al Mohammad si son identité se confirme, complètent presque ce singulier tableau. Seul un des terroristes du Bataclan reste, pour l'heure, inconnu.

Camps d'entraînement de Daech

Si les profils des protagonistes varient, tous sont tombés assez jeunes, a priori sans grand bruit, dans la centrifugeuse de l'islam radical avant de se jouer des mailles pourtant resserrées des services antiterroristes. Au moins trois d'entre eux sont partis dans des camps d'entraînement de Daech qui a achevé de les métamorphoser en de redoutables machines à tuer. Analystes et experts du renseignement l'assurent: la cristallisation radicale se produit en un temps record.

«Entre les mains de structures combattantes, les volontaires subissent un véritable processus d'évaluation visant à éprouver la sincérité de leur engagement, leur potentiel physique et opérationnel, confiait au Figaro dès mai 2014 Loïc Garnier, coordinateur de la lutte antiterroriste. Ils suivent ensuite des cours religieux et de maniement des armes légères. En général, la durée de ces «stages» varie très largement de deux semaines jusqu'à un mois, voire un mois et demi avant qu'ils soient directement envoyés au combat». Le patron de l'Uclat considérait alors que «seule une minorité est appelée à devenir des «kamikazes», à l'image de ceux qui se sont illustrés en Syrie mais aussi en Irak.»

De retour en Europe, les auteurs du carnage du vendredi noir revendiqué par l'État Islamique étaient inscrits au cœur d'une nébuleuse terroriste qui a planifié et supervisé les raids en région parisienne.

Abdelhamid Abaaoud, le «cerveau» présumé

Par des moyens cryptés non encore déterminés, les kamikazes auraient été en lien direct et inspirés par Abdelhamid Abaaoud, 28 ans, bourreau de Daech. Originaire de la commune bruxelloise de Molenbeek, base arrière du djihad en Europe, ce djihadiste belge y aurait côtoyé Brahim et Salah Abdeslam.

Une source policière a par ailleurs confié au Figaro que ce «donneur» d'ordre est sans nul doute celui qui a téléguidé le Marocain Ayoub El Khazzani lors de l'attaque avortée du Thalys, le 21 août dernier, mais aussi Sid Amed Ghlam, quand il a voulu décimer une église de Villejuif en avril dernier.

Traque tous azimuts entre la France et la Belgique

Éclatés entre la région parisienne, Molenbeek et, donc, les zones de combats en Syrie, les policiers poursuivaient lundi leur traque tous azimuts menée depuis plus de 72 heures pour neutraliser le reste de l'équipe et d'éventuels complices ayant fourni un soutien logistique. Outre ceux qui ont fourni les kalachnikovs, les policiers tentent de retrouver l'artificier qui a confectionné les ceintures d'explosifs. A moins que ce dernier figure au nombre des morts de vendredi.

Toute la journée, des opérations ont été menées en cascade en Belgique pour intercepter notamment Salah Abdeslam, plus que jamais considéré comme la «cible prioritaire» de tous les services. Alors que Mohammed, troisième de la fratrie, a été libéré, jurant ne pas savoir où se trouve Salah, deux suspects appréhendés samedi ont été quant à eux placés sous mandat d'arrêt pour «participation à un attentat terroriste et aux activités d'un groupe terroriste». Parmi eux, figure Mohamed Amri, propriétaire de la Golf 3 qui a «exfiltré» Salah Abdeslam vers la Belgique au lendemain des attentats de Paris. Du nitrate, pouvant entrer dans la composition du TATP, a par ailleurs été saisi en perquisition.

Preuve, s'il en était besoin, que la traque est européenne, les policiers allemands entendent depuis samedi un Algérien de 39 ans interpellé dans un foyer de réfugiés de l'Ouest du pays: devant d'autres migrants, il aurait assuré dimanche ou lundi dernier que «quatre jours plus tard une bombe ou des bombes allaient exploser à Paris». Des vérifications étaient toujours en cours pour établir une éventuelle «non-dénonciation de crime».

Perquisitions à Drancy et Bobigny

En France, la police met la pression sur les familles des kamikazes identifiés. Ainsi, trois membres de l'entourage de Samy Amimour ont été placés en garde à vue lundi alors que des perquisitions ont eu lieu à Drancy (Seine-Saint-Denis), d'où le terroriste est originaire. Par ailleurs, sept membres de l'entourage de Ismaël Omar Mostefaï, originaire de Courcouronnes (Essonne) ont dû répondre aux questions des enquêteurs.

Selon nos informations, après avoir exploité le GPS de la Seat, ils ont passé au crible un appartement de Bobigny loué selon sa propriétaire à Brahim Abdeslam pendant une semaine au moment des attentats. Abritant des téléphones portables et des puces, il pourrait bien être le local conspiratif où les kamikazes ont pu se retrouver avant de semer la mort.




Le Figaro - Christophe Cornevin - Il y a 10 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/attentats-de-paris-une-attaque-décidée-en-syrie-et-organisée-en-belgique/ar-BBn5hct
 

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Les actes islamophobes se multiplient
depuis les attentats de Paris

Un homme d'origine turque cible de tirs en raison de sa couleur de peau, des croix gammées peintes sur une mosquée, des tags visant une boucherie halal... Les actes islamophobes se multiplient depuis vendredi soir et certains musulmans craignent de voir repartir le cycle des amalgames, sinon des représailles, après les attentats, comme après les attaques de janvier.

Dès la nuit de vendredi à samedi, des croix dégoulinantes d'une peinture rouge sang ont été dessinées sur des murs de la mosquée Sahaba à Créteil (Val-de-Marne), selon l'Observatoire contre l'islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Des inscriptions "La France réveille-toi" ont été peintes peu après 5 heures samedi par deux personnes cagoulées sur les portes d'un lieu de culte musulman et d'une boucherie halal d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) par deux personnes cagoulées.

"La France réveille-toi", "Vive la France libre" et "LVF 39-15 Now" ont été inscrits sur les façades du lieu de culte et de la boucherie halal. La dernière inscription fait référence à la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, créée en 1941 par des partis collaborationnistes. Les tagueurs se seraient trompés dans les dates, mentionnant "LVF 39-15" au lieu de "LVF 39-45".

Dans la nuit de vendredi à samedi, des tags racistes ont été inscrits sur la façade de la mairie d’Evreux (Eure), mais également "en différents endroits" de la ville, selon "Paris-Normandie" citant la municipalité, qui évoque des inscriptions comme "mort aux musulmans" et "la valise ou le cercueil".

Des pierres ont été jetées sur la voiture de livraison et la vitrine d'un kebab dans la nuit de vendredi à samedi à Barentin (Seine-Maritime), selon Normandie-actu.

Pour le gérant, ces actes de vandalisme seraient liés aux attentats de Paris. "Je ne comprends pas et n’admets pas que l’on puisse s’en prendre lâchement à mon restaurant a cause de cet événement. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis née a Fécamp en Seine-Maritime" (sic), écrit-il sur la page Facebook du restaurant. Il y a également posté des vidéos de ses caméras de surveillance.

L'observatoire du CFCM évoque le "passage à tabac" d'un homme d'origine maghrébine, samedi à Pontivy dans le Morbihan, lors d'une manifestation contre les migrants organisée par un groupuscule d'extrême-droite. Quelque 200 personnes s'étaient rassemblées pour défiler contre les migrants et l'"immigration massive" à l'appel de l'Adsav, un groupuscule identitaire et nationaliste breton. Des heurts ont éclaté, au début de la manifestation, avec une trentaine d'opposants à ce cortège. Trois plaintes ont été déposées dimanche pour violences, mais aucune pour "violence raciste" a précisé la préfecture du Morbihan.

Parmi les témoins, une commerçante a toutefois fait part à France Bleu du tabassage par six personnes d'un homme "d'origine maghrébine" :

Un homme d'origine turque a été blessé par balle à Cambrai (Nord) dans la nuit de samedi à dimanche en raison "de sa couleur de peau". Cet homme d'une trentaine d'année et résident en France a été blessé par balle de petit calibre alors qu'il se trouvait sur un trottoir à proximité d'un établissement "de type kebab", a indiqué le procureur de Cambrai. Il a été touché dans le dos et ses jours ne sont pas en danger.

Le coup de feu a été tiré à partir d'une voiture arborant un drapeau tricolore bleu-blanc-rouge sur le capot avec trois personnes à bord, dont le tireur qui s'est donné la mort la même nuit. "La victime semble avoir été choisie au hasard, parce qu'elle avait une couleur de peau qui ne convenait pas au tireur", selon le procureur. "Apparemment, ils étaient susceptibles de chercher d'autres victimes", a-t-il ajouté.

Une croix gammée a été taguée dans la nuit de samedi à dimanche sur une mosquée de Pontarlier (Franche-Comté), et de la charcuterie a été déposée devant sa porte. Une croix gammée et les inscriptions "La France aux Français" et "Libéré la Gaule" (sic) ont été taguées sur la façade de la mosquée Philippe-Grenier de Pontarlier, selon le président de l'Association musulmane et cultuelle de la mosquée, Naceur Benyahia, confirmant une information de "L'Est Républicain".

Il précise que "des tranches de porc" avaient aussi été déposées devant l'entrée du bâtiment. Il a indiqué avoir l'intention de porter plainte.

A Reims (Marne), dimanche, alors qu’une centaine de personnes se recueillaient devant l’hôtel de ville, une dizaine de militants d’extrême droite se sont postés devant la cathédrale avec une banderole où on lisait "On est chez nous, islamisation hors de notre nation". Une vidéo de la manifestation prise par un passant et publiée par "L'Union" montre des participants faire des saluts nazis.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des coups de feu ont été tirés à proximité de la mosquée de Pontanezen, selon la police citée par France Bleu Breizh Izel. Une enquête est en cours.


A.-S.H.


L' Obs - Il y a 6 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/les-actes-islamophobes-se-multiplient-depuis-les-attentats-de-paris/ar-BBn6c9r
 

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Et voilà ! Il fallait s'y attendre !
Bonjour les actes xénophobes et les dérapages !
 

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Attentats de Paris:
deux planques identifiées par les enquêteurs


A Paris, et dans plusieurs villes françaises, les enquêteurs multiplient les perquisitions. Manuel Valls indique ne pas avoir encore une vision totale des événements, notamment le nombre exact de terroristes impliqués et leurs éventuels complices. Une question doit encore être résolue : y avait-il deux ou trois équipes de tueurs ? Une maison louée par l'un d'eux à Bobigny en banlieue parisienne a été fouillée... sans résultat.

Il s'agissait d'une location d'une semaine, réservée via un site internet, au nom de l'un des kamikazes identifiés, Brahim Abdelslam. Ce sont les propriétaires de ce pavillon qui ont appelé les policiers lorsque son nom a été cité dans le cadre de l'enquête sur les attentats. Selon eux, plusieurs hommes se sont présentés prétendant être des hommes d'affaires belges en voyage. «Très corrects», aux dires de la femme qui leur a remis les clés. La maison était louée à partir de mardi dernier.

Le pavillon a été fouillé dimanche soir. Les enquêteurs n'y auraient pas trouvé d'armes mais seraient repartis avec du matériel téléphonique.


© Fournis par RFI FR AFP PHOTO / FREDERICK FLORIN

De même, une voiture suspecte a été retrouvée ce mardi matin dans un quartier du nord de Paris, dans le XVIIIème arrondissement : une Renault Clio noire immatriculée en Belgique et garée au même endroit depuis samedi. Elle a été emmenée par la police. Elle pourrait avoir été utilisée par l'un des commandos.

Un membre du commando arrêté... puis relâché

A ce jour, cinq des sept kamikazes ont déjà été identifiés. Parmi eux, quatre Français : Samy Amimour, Omar Ismaïl Mostefaï, Bilal Hadfi et Brahim Abdelslam. Le cinquième homme était muni d'un passeport syrien au nom d'Ahmad al-Mohammad, une identité qui reste à confirmer avec authentification ou non du document. Un huitième, vivant, serait en fuite. Il s'agit de Salah Abdeslam, suspecté d'avoir été l'artificier des terroristes. Les enquêteurs ont pu établir comment il a quitté Paris dans la nuit de vendredi à samedi : deux de ses proches sont venus de Bruxelles quelques heures après les attentats pour le récupérer.

Ils roulaient à bord d'une Volkswagen modèle Golf. La voiture a été contrôlée dans le sens Paris-Bruxelles vers 9h du matin samedi, au péage de Cambrai, dans le nord de la France. A ce moment-là, Salah Abdelslam se trouvait dedans, mais il n'avait pas encore été identifié comme membre du commando. Il n'a donc pas été arrêté. Ses deux chauffeurs, eux, ont été interpellés à Bruxelles samedi.

Par ailleurs, la carte bancaire de Salah Abdelslam a servi à louer, la veille des attentats, deux chambres d'hôtel, à Alfortville en banlieue parisienne. Selon une source citée par l'AFP, elles auraient été perquisitionnés dimanche.


L'«inspirateur» en Syrie


Les enquêteurs ont également dans leur viseur Abdelhamid Abaaoud, un jihadiste belge. L'homme, qui vivrait en Syrie, et présenté comme «l'inspirateur» des attaques. Son nom apparaît dans plusieurs projets d'attentats en Europe. Il est le cerveau présumé de la cellule de Verviers, en Belgique, une cellule démantelée en janvier dernier et qui, selon le procureur fédéral, prévoyait de tuer des policiers sur la voie publique et dans des commissariats.

En France, son nom est cité dans un projet d'attentat visant - déjà - une salle de concert. C'est lui qui aurait déterminé cette cible. L'homme qui devait mener l'attaque, lui, a été arrêté en août.

La faiblesse belge

Le volet belge de l'enquête se concentre autour du quartier de Molenbeek en banlieue ouest de Bruxelles. La vaste opération policière lancée dans ce quartier populaire n'a pas permis de retrouver Salah Abdelslam. Les forces de sécurité belges sont aujourd’hui pointées du doigt dans leur travail pour assurer le renseignement et la sécurité.

Il y a d’abord, effectivement, des accusations qui ont été émises par des personnels hauts placés dans le renseignement en France et dans les agences de sécurité de coopération internationale, disant que la Belgique ne fournissait pas assez de signalements, ne fournissait pas assez d’informations.


Prédicateurs salafistes


Il faut dire que la Belgique semble avoir mis du temps à prendre la mesure de la menace. Il aura fallu attendre 2014 et les premières initiatives franco-belges pour lutter contre la radicalisation et le départ de volontaires jihadistes vers la Syrie et vers le Proche-Orient, pour que les forces belges de sécurité et de renseignement se mobilisent plus. Il aura surtout fallu attendre le démantèlement de la cellule de Verviers pour que soit créé un Conseil national de sécurité en Belgique, pour qu’un centre de crise prenne véritablement la mesure du problème et que la Belgique fasse beaucoup plus.

Il faut dire que pendant très longtemps il y a eu une sorte de faille dans l’Etat belge, avec une multiplication des gouvernements et des prérogatives de chacun. Et puis pendant très longtemps aussi la Belgique a laissé arriver sur son territoire des prédicateurs salafistes ou en confiant par exemple à l’Arabie saoudite la responsabilité de la grande Mosquée de Bruxelles.




Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

RFI - Il y a 2 heures
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/attentats-de-paris-deux-planques-identifiées-par-les-enquêteurs/ar-BBn6FQT?li=AAaCKnE
 

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Plus d'information


Attentats de Paris: 128 perquisitions menées cette nuit
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/attentats-de-paris-128-perquisitions-menées-cette-nuit/ar-BBn63ML


Le jihadiste français Fabien Clain a revendiqué les attentats au nom de l'EI
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-jihadiste-français-fabien-clain-a-revendiqué-les-attentats-au-nom-de-lei/ar-BBn6UcG


Fabien Clain, un proche de Mohamed Merah,
a enregistré la revendication audio des attentats de Paris

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/fabien-clain-un-proche-de-mohamed-merah-a-enregistré-la-revendication-audio-des-attentats-de-paris/ar-BBn6X3G?li=AAaCKnE


Les bombardements peuvent-ils détruire l’État islamique ?
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/les-bombardements-peuvent-ils-détruire-letat-islamique/ar-BBn5Vdk


Cazeneuve: pas de faille du Renseignement, 115.000 forces de l'ordre mobilisées
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/cazeneuve-pas-de-faille-du-renseignement-115000-forces-de-lordre-mobilisées/ar-BBn6jmj

Direct : l'enquête après les attentats à Paris
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-paris/direct-lenquête-après-les-attentats-à-paris/ar-BBjccom
 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Paris se tourne vers la Russie
et appelle à une "grande coalition"


Le président russe Vladimir Poutine discute avec Francois Hollande le 24 avril 2015 à Erevan
lors d'une cérémonie d'hommage aux Arméniens victimes du génocide | afp


Dans son combat contre l’État islamique, qui a revendiqué les attentats sanglants de Paris, la France cherche désormais à s'adjoindre le concours de la Russie dans une "grande coalition"

Mais "la diplomatie française n'a pas une très grande marge de manœuvre" dans sa volonté d'une riposte immédiate et forte aux attentats de l'organisation jihadiste qui ont sidéré le pays - au moins 129 morts, vendredi -, estime Bertrand Badie, expert en relations internationales (Sciences Po, Paris).

"Les choses se jouent entre Russes et Américains, et on essaye de se mettre là-dedans", juge-t-il.

Lundi, le président François Hollande a réclamé "un rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre cette armée terroriste", et annoncé qu'il rencontrerait ses homologues américain et russe Barack Obama et Vladimir Poutine. Ces rencontres, à Washington et Moscou, auront lieu "la semaine prochaine", selon le Premier ministre Manuel Valls.

Il s'agit, a ajouté M. Hollande, d'"unir nos forces" et de parvenir à "une grande et unique coalition" contre le groupe État islamique.

Un ton nouveau à l'égard de la Russie, à laquelle Paris reprochait continûment de soutenir Bachar al-Assad et de concentrer ses frappes aériennes sur les groupes rebelles en épargnant les positions de l’État islamique (EI).

Autre inflexion notable de la position française: Paris n'est plus dans un "ni, ni" formel (Ni Assad, ni État islamique), défendu longtemps par la diplomatie française. Bachar Al-Assad "ne peut constituer l'issue du conflit syrien", mais "notre ennemi, c'est Daech", a dit M. Hollande.

Une main tendue française à la Russie, qui a beau jeu de rappeler que les attentats de Paris valident ses analyses.

"Il est indispensable" de former une coalition internationale antiterroriste, a ainsi répété lundi M. Poutine. "Nous avons entendu tout le temps de nos amis français que le règlement de la question sur le départ du président Assad devait être une condition préalable pour des changements politiques (...) Mais est-ce que cela a protégé Paris contre l'attentat terroriste ? Non", a asséné M. Poutine.

Et d'annoncer, mardi, qu'il "intensifie" lui aussi ses frappes en Syrie, alors que la Russie vient de reconnaître officiellement que le crash d'un avion russe dans le Sinaï (224 morts le 31 octobre) a été provoqué par un attentat. L'EI en avait revendiqué la responsabilité dès le lendemain du drame.

Tandem américano-russe

"Aujourd'hui, quelle est la priorité ? Se débarrasser de Bachar ou écraser Daech ? La réponse est tout à fait claire: écraser Daech", estime l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui reconnait que la France s'est trompée, y compris quand il dirigeait la diplomatie française.

"Donc le président de la République a raison d'essayer de constituer une coalition unique: Américains, Russes, Français, Iraniens. (...) C'est vrai que c'est un changement dans la ligne que nous suivons depuis 2011 pratiquement, mais le monde a changé", a-t-il ajouté sur BFMTV.

La position française "est, d’une certaine manière, une main tendue aux Russes, dès lors que les Russes s’en prendraient à Daech et non plus aux ennemis d’Assad", estime François Heisbourg, président de l'International institute for strategic studies (IISS, Londres).

On est "à la recherche d'une option militaro-diplomatique", résume toutefois M. Badie pour qui les frappes ne sont pas la solution à long terme.

Après un premier bombardement dimanche, l'aviation française a de nouveau attaqué le fief de l'EI à Raqa, en Syrie, dans la nuit de lundi à mardi, à partir de ses positions aux Émirats et en Jordanie.

Lundi, M. Hollande a aussi annoncé que le porte-avions Charles de Gaulle et ses 26 chasseurs-bombardiers, qui tripleront les capacités d'action de la France, allait être déployé en Méditerranée orientale, et non plus dans le Golfe. Il s'agit, explique-t-on de source militaire, d'être plus rapidement sur zone pour frapper en Syrie.

Mais ce positionnement pourrait nécessiter une coordination avec les forces russes basées à Lattaquié et Tartous, sur la côte syrienne. Pour prévenir tout incident en vol, Russes et Américains se coordonnent déjà.





Menara.ma / afp / 17.11.2015 : 13h32
http://www.menara.ma/fr/actualités/monde/2015/11/17/1749269-paris-se-tourne-vers-la-russie-et-appelle-à-une-grande-coalition.html

 

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سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ
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Non, le passeport syrien ne prouve pas
que Daech s'infiltre parmi les migrants

La présence du passeport syrien retrouvé à proximité du corps d'un kamikaze, qui s'est suicidé vendredi lors des attentats de Paris, ne prouve pas que Daech utilise la crise migratoire pour envoyer des terroristes en Europe. Du moins pas encore.


© Stephane Mahe Christian
Syrian refugee Ghassan Aleid displays his Syrian passport at a terminal at the Charles-de-Gaulle Airport in Roissy, France, October 2, 2015. After the efforts of the mayor of Le Mans and a family member, a doctor residing in Le Mans, France accorded travel visas, requested a year ago, for the family who fled the conflict in Syria. REUTERS/Stephane Mahe - RTS2S8H

C'est la petite musique qui monte: le passeport syrien trouvé près d'un corps d'un kamikaze est la preuve que Daech se sert de la crise migratoire pour infiltrer ses membres en Europe et y organiser des attentats. Depuis plusieurs mois, des responsables politiques, à droite et à l'extrême droite l'assurent, sans preuve, comme Marine Le Pen (FN), Nadine Morano (LR) ou encore Christian Estrosi (LR), qui déclarait, en août dernier: "Nous avons parmi ces migrants des terroristes de Daech qui s'infiltrent".

Samedi matin, l'information sur la découverte d'un passeport syrien près du lieu des attentats-suicides à Saint-Denis sort. Le document appartiendrait à un migrant enregistré en Grèce. Certains responsables politiques y voient une confirmation de leur théorie et l'évoquent, à mots couverts. Pourtant, la plus grande prudence reste de mise avant de faire un lien entre migrants et attentat, et ce pour plusieurs raisons.


Ce que l'on sait


Samedi, en fin de journée, Nikos Toskas, ministre grec de la Protection publique, a affirmé que le fameux passeport appartenait à un migrant enregistré lors de son arrivée sur une île grecque, celle de Leros, en octobre dernier. Lors de son point presse, François Molins, le procureur de Paris, a expliqué qu'il s'agissait du document d'identité d'un homme né le 10 septembre 1990 et "inconnu des services français".

Dimanche, le site d'informations Blic publie une photo du document où figure un nom, celui d'un certain Ahmad Almohammad. De son côté, Francetvinfo explique que le 7 octobre, le document a été utilisé pour une demande d'asile en Serbie. Voilà pour les faits.

Ce que l'on ignore

Tout le reste. Faire preuve de prudence avant de lier les attentats de Paris et la crise migratoire est donc de rigueur pour au moins quatre raisons :

L'État islamique opposé au départ de Syrie

Daech a plusieurs fois fustigé et condamné le choix des migrants, majoritairement venus de Syrie et qui fuient le chaos de leur pays. En septembre dernier, le groupe terroriste de l'État islamique a ainsi utilisé l'image du petit Aylan, ce jeune syrien qui a péri dans la traversée entre la Turquie et la Grèce, pour mettre en garde les migrants. Dans une édition de son magazine de propagande Dabiq, l'EI a dénoncé leur fuite, la qualifiant de "grave péché".

Le passeport a pu être volé

A ce stade de l'enquête, les enquêteurs doivent vérifier si le passeport était détenu par un kamikaze ou une victime. D'autre part, rien n'atteste le fait qui le porteur du passeport était son vrai propriétaire. La crise migratoire a en effet entraîné un vaste marché noir de documents d'identités syriens car supposés faciliter le dépôt de demande d'asile en Europe. Comme le pointe The Guardian, plusieurs migrants syriens ont assuré s'être fait voler leur passeport après avoir quitté la Grèce. Des documents ensuite revendus plusieurs centaines d'euros.

Le passeport peut être faux

Outre le vol de passeport, les faux documents syriens sont légion et l'Union européenne le sait. Une journaliste a ainsi réussi à s'en faire faire un en utilisant la photo... du Premier ministre hollandais.







L'Express
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/non-le-passeport-syrien-ne-prouve-pas-que-daech-sinfiltre-parmi-les-migrants/ar-BBn2poz

 

titegazelle

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Assaut à Saint-Denis:
une femme kamikaze se fait exploser


© Fournis par BFMNews

L'information émane directement du Parquet de Paris. Lors de l'assaut qui se déroule depuis ce matin à Saint-Denis, une femme dont l'identité est encore inconnue, a déclenché la charge explosive qu'elle portait sur elle, heureusement sans faire de victimes parmi les policiers.

C'est la première fois en France qu'une femme meurt en kamikaze. Par ailleurs, trois hommes ont été arrêtés pendant l'opération qui n'est actuellement pas terminée.

BFMTV - Il y a 1 heure
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/assaut-à-saint-denis-une-femme-kamikaze-se-fait-exploser/ar-BBn9idh?li=AAaCKnE

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En images : Saint-Denis en état de siège


© Christian Hartmann / Reuters

Un assaut était en cours mercredi matin à Saint-Denis. Vers 4 heures 30, la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et le Raid ont lancé une opération dans le centre de Seine-Saint-Denis, a appris l’AFP de sources proches de l'enquête et du parquet de Paris. Au moins deux personnes seraient mortes dans l'appartement, selon une source proche de l'enquête, mais l'intervention était toujours en cours. Une femme se serait fait exploser dans l’appartement. Sa présence pourrait corroborer les témoignages de rescapés des attentats de vendredi, qui faisaient état d’une femme parmi les terroristes.

Un habitant du quartier a interpellé les policiers, comme l'a constaté Paris Match, expliquant que deux frères ont loué son studio rue du Corbillon. «J'ai prêté à deux gars, ils venaient de Belgique. Ils m'ont demandé de quel côté faire la prière, j'ai dit: "vous ne voulez rien?", ils ont répondu qu'ils voulaient seulement de l'eau et faire la prière», a indiqué Jawal D., qui dit avoir été réveillé par sa petite-amie chez qui il passait la nuit et qui lui a dit «Réveille-toi, ça tire dans ta rue». Les deux hommes étaient arrivés il y a deux jours. Jawal D. assure avoir voulu rendre service à un ami et à ces deux hommes «en galère».

L'organisateur présumé des attentats de Paris, le jihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, serait la cible de l'assaut.




ParisMatch - Il y a 45 minutes
http://www.msn.com/fr-fr/actualite/attentats-a-paris/en-images-saint-denis-en-état-de-siège/ss-BBn9llX


 
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