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Fonctionnaire
Date d'inscription: 04/2008
Localisation: Kenitra (Maroc)
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Saisons...
Ami, te souviens-tu de ce jour de printemps
Qui te vit m’enlacer, qui me vit si troublée, Lorsque dans le jardin, tout émus, cœur battant, Nous suivions le caprice odorant des allées ? Le soleil paressait sur l’or des mimosas. Te tremblais, et ta main frémissait dans la mienne. Doucement sur le puits un merle se posa. La mésange buvait à l’eau de la fontaine. L’air était vaporeux, enivrant de parfums. Les roses embaumaient, flamboyante cascade. L’arum hiératique au calice défunt Se mourait lentement dans sa prison de jade. Ami, te souviens-tu de nos jours de juillet, Quand nous étions bercés par la vague câline, Que le port au matin tout à coup s’éveillait, Que Phébus triomphant embrasait la colline ? Ami, te souviens-tu de la journée d’automne Qui te vit t’éloigner, parjure à tes serments ? L’attrait de l’inconnu, l’oubli de ma personne T’emportaient loin de moi, irrésistiblement. Pourtant nous sommes là, près de la cheminée. Si l’hiver peu à peu a blanchi nos cheveux, Qu’importent les chagrins, qu’importent les années. J'ai ta main dans ma main, nous sommes tous les deux ![]() © Renée-Jeanne Mignard (texte sous copyright) |
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Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit (K. Gebran)
![]() Tamazight et fière de l'être ![]() |
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