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Bruxelles presse le Maroc de reprendre les clandestins
L'Union européenne a appelé mardi le Maroc à «redoubler d'efforts» pour conclure son accord de réadmission des immigrants illégaux avant la fin de l'année. «L'UE note que le projet d'accord sur la réadmission a déjà fait l'objet de huit cycles de négociations. Elle invite le Maroc à poursuivre les progrès en redoublant d'efforts en vue de conclure un accord de réadmission avant la fin de l'année», indique l'UE dans une déclaration publiée à l'occasion d'un conseil d'association UE-Maroc mardi à Bruxelles.
En octobre, la Commission européenne avait indiqué que les négociations entamées en avril 2003 ne progressaient que lentement. «Nous poursuivons les négociations pour que cet accord soit le plus équilibré possible, qu'il puisse donner des garanties aux deux parties et enfin qu'il puisse être mis en oeuvre de manière fluide, sans divergence d'interprétation», a déclaré mardi à Bruxelles le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères Taëb Fassi Firhi. L'UE a reconnu les «efforts importants» du Maroc en matière de lutte contre l'immigration clandestine, notamment le renforcement des contrôles aux frontières maritimes avec l'Europe.
Le Maroc "mène des efforts considérables qui lui coûtent sur le plan financier et sur le plan de la mobilisation de ses forces de sécurité", a répondu Taëb Fassi Firhi, soulignant qu'en 2005 les rapatriements et des reconduites à la frontière avaient coûté 80 millions d'euros.
Ce "phénomène complexe" n'est "ni un problème maroco-marocain, ni un problème maroco-espagnol", a-t-il continué, faisant référence à la crise de l'immigration clandestine qui s'est déclenchée fin août autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc.
"On ne peut ambitionner de résoudre ce problème que si on s'attaque à ses racines, et ses racines s'appellent conflits en Afrique, sous-développement, pauvreté et famine", a-t-il conclu.
Le Maroc "mène des efforts considérables qui lui coûtent sur le plan financier et sur le plan de la mobilisation de ses forces de sécurité", a répondu Taëeb Fassi Firhi, soulignant qu'en 2005 les rapatriements et des reconduites à la frontière avaient coûté 80 millions d'euros.
Ce "phénomène complexe" n'est "ni un problème maroco-marocain, ni un problème maroco-espagnol", a-t-il continué, faisant référence à la crise de l'immigration clandestine qui s'est déclenchée fin août autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc.
"On ne peut ambitionner de résoudre ce problème que si on s'attaque à ses racines, et ses racines s'appellent conflits en Afrique, sous-développement, pauvreté et famine", a-t-il conclu.
Le Matin
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