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Le projet de TGV Casa-Agadir se précise
· Ghellab fait appel aux Français pour accompagner ce grand projet
· Démarrage des travaux avant 2010
Les responsables français se sont entretenus tôt dans la matinée du mardi 27 septembre avec leurs homologues marocains avant de s’envoler en direction d’Oujda pour l’audience royale. Les discussions entre ministres français et marocains ont été tenues sous la présidence des deux Premiers ministres, Driss Jettou et Dominique de Villepin. Avant, des échanges techniques entre les deux parties ont été sanctionnés par la signature de plusieurs conventions.
Portant sur un prêt de 50 millions d’euros, une importante convention a été signée entre l’Agence française de développement (AFD) et la Caisse pour le financement routier (CFR). Elle concerne la construction et l’aménagement de 520 kilomètres de routes rurales choisies parmi celle du PNRR2 (le deuxième programme national de routes rurales).
En début de matinée du mardi, une séance de travail a été tenue entre Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport, Adil Douiri, ministre du Tourisme et leur homologue français Dominique Perben. Le sujet-phare de la rencontre a été celui de la construction d’une ligne de TGV entre Casablanca, Marrakech et Agadir. Selon Ghellab, le schéma directeur pour le TGV est prêt. Il a proposé à la délégation française un partenariat franco-marocain, qui mporterait les étapes d’étude et même d’exploitation de la ligne.
Surtout que dans quelques semaines, l’ONCF deviendra la Société marocaine des chemins de fer (SMCF) et aura la possibilité de nouer des partenariats sous forme d’une société mixte avec d’autres acteurs. Le ministre a précisé que les études d’avant-projet sommaire coûteront 2 millions d’euros pour le tronçon Casa-Marrakech et 3 millions d’euros pour Marrakech-Agadir. Il a ajouté que les travaux devront commencer avant 2010.
Dans le domaine de la formation, Ghellab a exposé le problème d’accès aux écoles françaises. Depuis 2001, le système se base sur la double sélection, à savoir celle de l’école de destination et de l’ambassade de France. Ce qui a limité le nombre des bourses pour les grandes écoles françaises. Toujours dans le domaine de la formation, Ghellab a défendu la création d’un institut au profit de la Fédération nationale du bâtiment et travaux publics (FNBTP). Un terrain de 80 hectares est déjà acquis par la Fédération ainsi qu’un financement de l’AFD qui peut aller jusqu’à 9 millions d’euros.
De leur côté, Mustapha Sahel et le ministre français délégué aux Collectivités territoriales, Brice Hortefeux, ont discuté des moyens susceptibles de développer la coopération en matière de gestion des affaires locales. Hortefeux a affirmé que le partenariat maroco-français portera sur la formation continue au profit des cadres marocains.
Durant la même journée de mardi, Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, s’est entretenu avec son homologue français Christine Lagarde. Cette dernière a insisté sur la nécessité d’un partenariat accru pour contrecarrer la concurrence des industries asiatiques, notamment dans le domaine du textile.
Mostafa BENTAK
L'Economiste
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